The French Family
 
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Go to Poland

Début Juillet

Le Forum CALC est fini et nous voici en pleine préparation de notre sortie estivale : cette année ce sera une boucle au départ de Liberec dans le Nord de la république Tchèque vers l'Allemagne, la Pologne et retour par les Krkonoše (Monts des Géants).

C'est un peu l’effervescence puisque le départ est fixé pour mercredi 16 au matin : embarquement des Gros dans le van, du matos, des humains et yahouuuu  

La Jeep (après un passage nécessaire chez le mécano... ) est prête

Le matos est en voie d'optimisation, Patrice est attaché devant son bureau-atelier de couture et coud H24 

En effet cette année nous seront loin si loin de l'esprit MUL mais tellement en symbiose avec celui de la rando' pacha, il y a donc des modifs à faire mais là de suite pas le temps, je vous en dirais plus à notre retour... Si nous revenons !

Go to Poland
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Chargement de la jeep et go !

 
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19 Juillet

Levé 6h30 après une nuit fort reposante dans notre somptueux logement 4 étoiles... Que nous ne cesserons de louer toute la rando !  Nous sommes tombés en "amour" comme disent nos cousins Québécois.

Les ponies ont aussi pu se reposer et somnolent encore, profitant de la quiétude du petit matin

Pendant que nous déjeunons paisiblement sur les rives calmes du lac, une coccinelle "hipster" jaune à pois orange (qu'est-ce que cela pourrait être d'autre hein ?) vient caracoler sur mes mains et ne se décide pas à partir. De guerre lasse, je la dépose sur une fleur afin d'aller plier le camp.

Nous partons finalement, sous des températures plus sahariennes que polonaise, harcelés par les insectes qui nous mangent vif au sens littéral. Nous sommes tous, humains et équins, couverts d'une multitude de piqûres à des stades divers de grattages... Mon pauvre Pégous avec sa peau sensible de p'tit grassouillet, malgré son collier, est dévoré aux coudes, poitrail, entre les cuisses.  

En dehors de ces désagréments, le tracé est vraiment joli nous faisant peu à peu entrer en terres polonaises, mais purée qu'il fait chaud !

Nous faisons quelques courses dans une épicerie, les villages sont soignés, les Polonais ouverts et sympas nous proposant à boire pour les ponies ou nous disant spontanément bonjour. Plutôt chouette  Les chemins sont agréables et roulants, bien qu'étouffants. Si même en randonnant dans les pays de l'Est on ne peut pas compter sur la pluie, mais où va-t-on !

Nous longeons la frontière Tchèque. Après une p'tite vingtaine de km nous commençons à chercher où poser nos pénates journalières. Nous demandons sans succès dans un village Polonais et finissons par repartir côté Tchèque, à Srbska (je vous laisse libre au niveau prononciation...) où nous trouvons un coin bien herbeux et ombragé pour les Gros. Et puis au milieu, coule une rivière qui sert de frontière naturelle entre les deux pays.

Un bref mais impétueux orage nous permettra de tester non seulement notre réactivité et nos réflexes, ce qui est toujours bon à prendre, mais aussi notre tipi. Déjà la pluie s'éloigne n'ayant même pas réussi à rafraîchir l'atmosphère ni à chasser les taons. Dommage. Les chevaux se roulent à qui mieux mieux et nous nous partons barboter dans la rivière.

 

Coccinelle hipster
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Géographie de la Pologne
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Le paysage polonais consiste presque entièrement en terres formant la Plaine européenne du Nord.

Le sud est cependant marqué par le massif des Carpates et des Sudètes qui forme une frontière naturelle avec la République tchèque et la Slovaquie.

Le pays dispose d'une large ouverture sur la Baltique facilitant les exportations de produits agricoles ou manufacturés et de matières premières (charbon), et permettant la création de chantiers navals.

La frontière avec l'Allemagne a été fixée sur la ligne Oder-Neisse, du nom du fleuve et de son affluent situés à l'ouest du pays. 

La côte baltique polonaise est longue d'approximativement 528 kilomètres. La Pologne est parcourue par deux fleuves majeurs qui se jettent dans la mer Baltique. La Vistule, longue de 1 047 km, traverse plusieurs grandes villes polonaises dont Varsovie, la capitale. L'Oder, longue de 854 km, délimite quant à elle une partie de la frontière entre l'Allemagne et la Pologne.

Avec près de dix mille lacs de plus d'un hectare, la Pologne est l'un des pays au monde qui en compte le plus (en Europe, seule la Finlande possède une plus grande densité de lacs). Les plus grands d'entre eux, couvrant plus de 100 km2, sont le lac Śniardwy et lac Mamry en Mazurie, ainsi que le lac Łebsko et le lac Drawsko en Poméranie ; le lac le plus profond (plus de 100 mètres) est le lac Hańcza, situé dans la région des lacs de Wigry, au nord-est du pays, en Podlachie.

La Pologne comporte 70 sommets de plus de 1 000 mètres d'altitude, tous situés dans les Tatras.

Les Tatras polonaises, qui comprennent les Hautes Tatras et les Tatras occidentales, forment le massif le plus élevé de Pologne et de toutes les Carpates. Dans les Hautes Tatras se situe le point culminant de la Pologne, le mont Rysy (2 499,6 mètres). À ses pieds se trouve un lac de montagne, le Morskie Oko (Œil de la mer).

Les Beskides, dont la crête la plus élevée est la Babia Góra (1 725 mètres) sont le deuxième massif le plus élevé de Pologne.

Le massif suivant est le massif de Karkonosze monts des Géants, dont le point le plus élevé est le Śnieżka (1 602 mètres).

23 Juillet

23 Juillet

Finalement nous nous laissons convaincre par Barbara & Tadeusz de rester un jour de plus, d'énormes orages sont annoncés et comme nous voulons partir à l'assaut des montagnes cela ne semble pas très prudent. Mouaie disons que ce sera l'occasion de nous reposer surtout ! Les chevaux sont eux aussi comme des coqs en pâte (Tadeusz les douchant même plusieurs fois par jour !) alors bon repos... Si on nous force hein. 

24 Juillet
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Pique-nique
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Gestes du matin
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Pologne : histoire
 
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27 Juillet

27 Juillet

Après une excellente nuit nous attendons paisiblement le MF qui survient vers 9h, accompagné de sa fille qui parle un allemand épatant. Finalement il s'avère que papi n'a pas tout le matos sous la main, il nous invite donc à amener le poney chez lui en fin de matinée ce qui lui permettra d'aller acheter des fers à la bonne pointure.

Pas de problème pour nous.

A 11h nous emmenons Astor & Bibi (vu l'état des fers de ce dernier mieux vaut le referrer aussi tant qu'à y être) dans le petit village à côté où nous attend papi MF.

En fait papi n'est absolument pas un pro', il a des chevaux et comme Tadeusz précédemment, il les ferre lui-même. Il est très minutieux mais il mettra 5h pour faire les deux Gros...  A sa décharge ils seront bien faits. Il leur ajustera des crampons en mode CCE ce qui décontenancera plutôt le gros jaune qui ne sait pas fonctionner avec des trucs pareils.  On félicite papi (qui s'est bien fait suer au propre comme au figuré) puis on ramène les ponies en se disant qu'au pire si les crampons les gênent on les enlèvera.

Dooonc nous partirons demain.

Nous sommes affamés et filons déguster un délicieux poisson grillé au bar de la ville, en assistant pour la Xième fois à l'attaque de la banque.Mais on ne s'en lasse pas. 

Avec nos chapeaux et nos drôles de dégaines, les touristes nous regardent d'un d'œil interrogateur : faisons-nous partis des attractions ou pas ?

 
 
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28 Juillet
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Velká Úpa
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29 Juillet
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30 Juillet

30 Juillet

Nous avons (encore...) royalement dormi dans notre tipi duquel nous émergeons mollement vers 7h pour un départ sans aucuneeee précipitation vers 10... Ah oui cette année on y va cool.

Le temps passe du chaud au froid dans la même minute c'est hum, déconcertant. Nous passons notre temps à enlever ou remettre polaires et vestes. Hormis ça le tracé est joli tout plein (vive le "Vincente tour») avec de jolis paysages vallonnés.

Nous enchaînons de petites routes paisibles en suivant un tracé vélo des plus pépères. Il faut néanmoins négocier quelques barrières pédestres avec un détour par le bush... Dur ! Mais on reste sous le signe de la journée fastoche. C'est pas plus mal tiens !

Jolis paysages, gentils chemins, rivières pour les Gros... Tout va quoi. Bref nous avançons tranquillou dans une campagne toute aussi paisible. Nous trouvons aisément à bivouaquer juste à côté d'un village (dont le nom m'échappe là de suite. zut !) bref, herbe et tout ce qu'il faut pour toute la troupe : Encore des vacances en mode hardcore !

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Un avaloir pour Pégous... Style non ?!

 
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2 Août

2 Août

Levé 6h30 une fois n'est pas coutume. La lessive a fini par sécher dans le tipi, tout va bien (Dans suuuuuper tipi...)

Les Gros ont bien dormi eux aussi, pas d'insomnies dûes aux villageois fêtards, non tout va nickel.

9h nous voici partis. Nous descendons vers la petite ville de Železný Brod, que nous allons traverser sans nous en faire. C'est un joli bourg, avec tiens, un bien chouette commissariat dis donc ! Une non moins belle mairie, quant à la KB elle est juste splendide. Mais c'est une ville aussi en travaux, avec un contournement en sens alterné que nous franchirons comme tous les autres usagers de la route. Bin tiens ! Nous parvenons finalement dans des quartiers plus calmes. Nous grimpons tout au-dessus de la petite ville : tout à l'heure nous étions pile sur le versant d'en face !

La suite du tracé est très sympa, montant et descendant au gré de courtes montagnes, du haut desquelles la vue est superbe.  Nous trouvons finalement à bivouaquer avec une facilité déconcertante, juste à l'entrée du village de Polechy. Il y a de l'herbe à foison et surtout de l'ombre plus que souhaités avec la chaleur qui revient en force : En moins de 3/4 d'heure le camp est dressé, à côté d'un potok et de tout mignons crapauds comme voisins. Nos hôtes nous apportent alors un plateau surchargé de bonnes choses et nous invitent à prendre une douche chez eux. Cooool

Dur la rando'...

 
2 Août
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3 Août
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4 Août
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2015

16 Juillet
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Les préparatifs sont chaotiques en raison du Forum CALC qui avait lieu peu avant, ce qui me donne la vague impression d'avoir à préparer la première sortie en pony games d'un poney club. Enfin malgré tout nous parvenons à tout faire : ranger et organiser la maison pour notre absence et nous occuper du matos pour la rando'.

Comme nous partons cette fois en van et non depuis la maison, il ne faut rien oublier ce qui semble un vrai challenge . Le matos s'empile dans le hall petit à petit...

Il est temps de charger la Jeep (sortie pimpante de sa visite chez le mécano...) Puis c'est au tour des Gros.

Nous allons dans un centre équestre/auberge/hôtel situé un peu après Liberec.

Nous faisons deux A/R avec le van & la voiture afin de ramener tout notre cheptel équin. Il fait chaud, période de canicule oblige. Il y a des embouteillages à la sortie de Prague mais à 20h toute la fine équipe est sur place. Nous passerons la nuit, qui en boxe qui en chambre afin d'être tout en forme le lendemain. Les Gros sont tout excités par l'aventure qui les attend... Ils ont peut-être tort !

Nous, nous prenons des forces au resto avant de partir... Il faut bien ça !

Cette année nous sommes en mode test afin d'optimiser le voyage que nous voulons réaliser l'année prochaine (rallier Tallinn depuis Prague) nous testerons donc le tipi Varanger

Il pèse 11kg ce qui vu son volume et son habitabilité n'est pas énorme. Bibi (le pony de bât) était donc un peu plus chargé que les autres années mais comme j'avais déchargé le grain en le mettant sur un autre il n'était pas non plus "à la retourne" (11kg de bât & harnais + 11kg de tipi + 21kg/caisses )

Hors le tipi nous sommes partis avec une machine à laver, car je vous l'avais dit : cette année c'était une rando en mode pacha.  

J'ai donc testé  The Scrubba wash Bag machine. Pour 180gr c'était une bonne idée, hélas qui n'a pas tenu ses promesses à ma grande, immense, intense déception.

Scrubba ne lave pas bien et s'est rapidement percée. Quel dommage...

Heureusement le test du tipi a été plus probant !

17 Juillet
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7 h : Petit dej' pour toute la family, poilue & humaine avant la préparation de toute l'équipe. Pansage, sellage le tout sous une nuée de taons hystérique que nous espérons liée au lieu. L'avenir nous dira ce qu'il en est des espoirs humains... !

Patrice met les deux colliers anti horreurs volantes à nos deux testeurs que sont Bibi & Pégous. Ça semble fonctionner : ils sont moins harcelés que les autres velus et répandent autour d'eux un ineffable arôme de citronnelle.

Nous prenons notre temps pour seller. A 9h30 nous voici partis par ces chemins verdoyants et blabla mais qui pour l'heure sont déjà écrasés de soleil. Il fait une chaleur de plomb. Même en nous éloignant à toutes jambes du centre équestre les taons sont toujours là. Arggg nous poursuivent-ils ?

Nous suivons des chemins sympas. Ce sera une journée d'initiation au tout éolien pour les Gros, peu au fait des technologies des énergies renouvelables. Après avoir regardé ces géants d'un œil interloqué puis méditatif, ils passeront au pied avec philosophie. Là-bas au loin, derrière la ligne des éoliennes la Pologne se profile.

Les maisons par ici sont particulières, et déjà nous nous sentons loin de la Bohême

Pas beaucoup de kilomètre pour cette journée de mise en jambe, une petite quinzaine qui nous amène dans un village où nous rencontrons un personnage haut en couleur, qui nous offre immédiatement un bivouac de rêve. Herbe grasse et douche fraîche pour les Gros, eau glacée et slivovitz pour nous.

Nous montons le tipi avec des gestes peu assurés...  Qui ne s'arrangeront pas après la soirée que nous passerons avec Martin et sa femme à boire de la slivovitz  
C'est la première fois qu'un tel accueil (au demeurant fort sympathique) nous est fait : est-ce du fait de l’âge des garçons ?
Nous regagnons le tipi en rampant puis nous nous écroulons du sommeil de l'alcoolique moyen 

18 Juillet

Après cette soirée mémorable et copieusement arrosée, nous dormons avec une "étrange" béatitude. Nous sommes cependant levés dès 6h30 ce qui semble plus bizarre. Nous nous ravigotons avec un formidable café puisque la family étant passée en mode pacha nous avons remisé nos minuscules tasses pour des digne de satisfaire Gargantua lui-même.

A cela nous avons ajouté 2 thermos que nous remplissons d'eau chaude le soir ce qui nous permet d'avoir vite fait bien fait un café chaud le matin et ainsi de gagner du temps.

La journée promet d'être chaude, voir caniculaire. En effet les températures dépasseront les 35°c.  Cela serait supportable mais avec les taons, omniprésent, c'est plutôt pénible. Heureusement le tracé est fort sympa empruntant chemins et petites routes tranquilles. Les chevaux sont en mode rando ce qui est parfait, sauf Blueberry qui surfe sur l'idiote. Ah ces filles !

Ici les maisons sont à colombage, elles ont un charme fou

Et nous voici en Pologne !  Après une quinzaine de km nous trouvons à bivouaquer à côté d'un lac privé, réservé à la pêche, toutefois le gardien nous accueille fort volontiers : "parce qu'on est Français". Ah bah tiens pour une fois que ça nous sert d'être frenchies autant en profiter ! Premier contact avec des Polonais, nous nous débrouillons entre Allemand et Tchèque pour nous faire comprendre.

Les Gros ont de l'herbe, de l'ombre sauf que m'amzelle Pétasse s'obstine à faire suer ses p'tits camarades. Elle finira attachée la tête dans un arbre ce qui calmera ses ardeurs pesteuses pour toute la rando ! Non mais !

Nous pouvons enfin tous nous reposer malgré les taons, les guêpes et toute une armada volante, agressive et irréductible.

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Le złoty est une unité monétaire polonaise traditionnelle qui remonte au Moyen Âge.

 

 

 

Dans les années 1990, la chute du régime communiste et le passage à l'économie de marché entraîne une inflation galopante. Le nouveau gouvernement décide donc la création d'un « nouveau złoty » dont le cours est fixé à 10 000 « anciens złotys ». Ce złoty réévalué entre en circulation le  et s'échange alors contre environ 0,62 Deutsche Mark.

Depuis 1999 (année d'introduction de l'euro), la parité moyenne du złoty face à l'euro est d'environ 4 złotys pour 1 euro.  Depuis le second semestre 2009, le złoty s’échange contre 0,22 à 0,26 euro.

20 Juillet

20 Juillet

Après une nuit fort agréable malgré (ou à cause !) des orages et averses intermittentes nous plions le camp sous des températures idylliques : 23/24°c. Nous devons même passer une p'tite veste afin de réprimer un léger frisson, ô sublime sensation. Nous décidons in petto que nous aimons, que nous ADORONS le froid !

Les Gros sont en pleine forme grâce à la fraîcheur et à l'absence relative de bestioles volantes, ce qui rend tout bien plus agréable pour tout l'monde ! Le tracé s'avère très sympa avec une désensibilisation poussée aux éoliennes géantes, mais les poneys se contre fichent de ces bazars-là, vu que ça ne se mange pas ce n'est pas intéressant.

Forêts & collines s'alternent gentiment, tandis que les températures remontent et que les insectes reviennent. Nous passons encore une fois la frontière Polonaise, constatant que la libre circulation en Europe c'est quand même fort pratique.

Nous suivons un tracé vélo plus ou moins bien indiqué, car le marquage nous le constaterons au fur et à mesure, c'est pas trop l'truc des polonais. Nous croisons une potraviny (épicerie) où nous faisons quelques courses puis repartons tranquillement. Finalement après une p'tite vingtaine de km nous cherchons un endroit où bivouaquer. Il fait chaud à nouveau, les chevaux comme nous ont besoin de se poser. Ce sera un brin laborieux, car malgré la ruralité de la région, nul ne semble avoir un carré d'herbe dispo'. Hum…  Finalement nous dérivons vers une dame, adorable qui nous propose une vaste prairie de pissenlits qui fera idéalement l'affaire. Elle nous abreuvera en sus de fruits et légumes de son jardin... Et des jardins des voisins !

Nous nous installons tout en nous faisant copieusement gloutonner par des myriades de taons, les Gros se roulent, se grattent sous les branches d'un bosquet et nous vaporisons tous les produits chimiques que nous pouvons sans que cela change grand-chose. Il est 16h l'heure d'un tea time : nous glanons une redoutable salade de pissenlits (tant qu'à faire) puisque chacun le sait le pissenlit y a pas d'heure pour en manger !

On pourrait croire que la journée s'achève là et... Pas du tout !

Des gens passent nous saluer, nous demandant qui ont est et blabla ce qui est fort courant, sauf que là ces gens nous emmènent voir les préparatifs d'un Festival ! Ni une ni deux nous les suivons, conscient que nous serons en décalage avec l'événement mais néanmoins curieux.

Nous parvenons à une ancienne gare qui est en partie rénovée et sert de lieu annuel pour un Festival qui attire tous les alternatifs du quartier et d'ailleurs.

Il y a là même quelques étrangers avec qui nous pouvons discuter en anglais. On nous présente, on nous explique les activités qui seront proposées (je bloque un brin sur l'agri bio qui fait de la lavande made in Poland mais booon ) c'est rigolo, sympa on nous demande de rester, de venir passer quelques jours-là avec les chevaux mais non ils sont bien gentils mais j'ai du mal à imaginer les poneys au milieu de tout ce cirque !

En rando chaque pas, chaque minute apporte une surprise et ce soir c'est plus que vrai !

Bref nous repartons retrouver nos Gros et dormir paisiblement dans notre tipi, nous demandant quand même comment se fait-il que cette rando-ci nous soyons "de sortie" aussi souvent. Surtout qu'à force de boire plus que de raison et nous coucher à des heures indues nous risquons d'avoir du mal à boucler notre périple !

 
21 Juillet
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Levés 6h mais le temps étant fort menaçant nous préférons attendre que l'ondée qui se prépare passe sans qu'on s'y précipite dessous. Nous en profitons pour faire quelques réparations (y en a toujours) modifier et optimiser le rangement du matos. Nous changeons ainsi le poste cuisine qui passe des sacoches de Gros Lu' à une caisse de bât. En effet avec l'arrivée du tipi toute notre p'tite organisation bien huilée est à revoir : nous voici tout chamboulés !

 Finalement la pluie passe et nous pouvons reprendre notre route. La pluie n'a pas suffi à faire baisser les températures. La journée est torride, plus de 35°c, lourd, chaud, pénible.

Nous traversons une p'tite agglomération, où nous en profitons pour acheter de quoi nous rafraîchir sous l’œil un peu interloqué des passants. Nous repartons traverser une vaste plaine d'herbes brûlées de soleil et de bush rabougri, à croire que nous arpentons quelques terres australes... Nous suons tous des hectolitres (pas moins) tout en continuant à nous faire abondamment bouffer par tous les taons de Pologne. C'est PENIBLE ! Voilà je l’ai dit. 

Nous faisons une pause casse-croûte vers midi, que nous écourtons cependant à cause des taons qui nous harcèlent tous.

Nous repartons sous un soleil de plomb, les Gros avançant en buvant de flaques en flaques les pauvres choux. Finalement vers 14h nous jetons l'éponge et trouvons une prairie où bivouaquer. Ce n'est pas l'idéal mais au moins les poneys ont de l'ombre et pourrons souffler. Nous nous faisons un thé, accompagné d'une salade dite "recette spécialeeeee de Solenne" : un délice rafraichissant et bienvenu. Comme nous continuons à servir de buffet gratuit aux taons nous nous replions bien à l'abri de notre moustiquaire. Espérant passer une bonne et longue nuit...

22 Juillet

Nous espérions donc pouvoir tous nous reposer, hélas ce sera difficile car en sus des taons qui ne lâchent pas prise, même une fois la nuit venue, ce sont des guêpes de terre délogées par les pieds des Gros qui s'en mêlent ! Elles poursuivent le pauvre Gros Lu' qui part comme un taré (on peut comprendre peuchère ) en veillant cependant à bien respecter la clôture. Brave pépère.

Nous passerons donc une nuit hachurée à déplacer la clôture au gré des découvertes des nids dont la prairie semble truffée...

Finalement à 4h30 nous décidons de lever le camp, ce qui nous permet d'assister à une aube magnifique. Bibi tente la station couchée dans les hautes herbes : une bonne idée pour avoir moins de bestioles ? Toto ointe les Gros à coups d'anti moustiques et d'HE. Dommage qu'il y ait les taons pour tout gâcher car c'est bin bô par ici.

Avec toutes ces péripéties nocturnes, Astor a déferré. Supeeeeer...  

Nous récupérons le fer et prenons la direction empruntée la veille, nous avions remarqué la pub pour une pension chevaux : Pension Bata et nous pensons à juste raison, pouvoir trouver une aide quelconque pour notre déferré.

C'est seulement à 3 km d'une petite route paisible que nous parvenons à une jolie pension installée dans une vieille ferme toute splendidement entretenue.

Là nous sommes accueillis par un bougon personnage, qui s'avérera adorable... Si tant est qu'on passe le cap de sa rugueuse sociabilité ! Les chevaux sont lâchés dans une prairie immense dont on ne voit même pas le bout. Il fait déjà une chaleur mortelle et nous sommes fort heureux de pouvoir nous jeter sous une douche délicieuse après avoir succombé à un tardif mais non moins plantureux brunch. Nous profitons de la machine à laver mise à notre disposition afin d'y jeter nos jeans, ce qui nous permettra de repartir tout propre. La classe.    

Ce soir nous dormirons donc dans un lit et cela nous sera reposant après ces journées caniculaires à être bouffés de bestioles. Pégous, comme Toto et moi, fait de drôles de réactions à ces piqûres, notamment au passage de sangle là où la peau est fine. On badigeonne d'onctose mais le frottement inévitable avec la sangle l'a déjà dépoilé.  

A 17h le dîner est servi. Nous y faisons honneur, bien évidemment. Nous sortons de là le ventre distendu tel des bb éthiopiens subitement suralimentés par des ONG ! Ce soir-là à la "fraîche" relative notre bougon mais délicieux Tadeusz remettra son fer à Astor qui pourra repartir en gambadant tout heureux d'avoir récupéré sa godasse. 

 
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24 Juillet

 

24 Juillet

Aujourd'hui c'est dit nous partons. Levé 6h le temps est au beau, frais, nuageux, top. Après un ultime p'tit dej' au-delà du roboratif nous disons au revoir à Barbara & Tadeusz : nous voici en route vers les montagnes.

Nous laisserons bientôt derrière nous villages et maisons fleuries. Il y a bien encore quelques affreuses bestioles qui volètent autour de nous, mais rien en comparaison de ces derniers jours.

Le tracé est superbe, les chemins bordés de digitales et de myrtillés couverts de fruits.

Les chevaux sont ravis de crapahuter bien que le passage de sangle de Pégous me tarabuste. Après une seule journée de repos il a presque doublé sa circonférence ventrale ce qui n'aide en rien sa sangle à rester bien à sa place et à ne pas filer frotter sur ses piqûres. Pas cool d'être un dodu on ne se rend pas compte.    

Finalement je lui mets la croupière d'Astor (enlevée parce qu'à force de fouailler il s'est occasionné un frottement sous le couard ! ) Ça semble vouloir fonctionner. Ouf.

A présent c’est Vincent qui est aux cartes puisque l'an prochain ce sera son taf, autant se mettre dans le bain de suite. Donc dans le "Vincente Tour" il faut comprendre que lorsqu'on dit que ça va grimper ce n'est pas une approximation mais un fait.

Bref le "Vincente Tour" c'est donc ça : un crapahutage à travers montagnes et éboulis. Les photos ne sont pas top, puisque nous étions plus concentrés à grimper dans les rochers et contourner les troncs qu'autre chose. En effet on  ne se rend pas compte mais le chemin (bel et bien marqué en chemin de rando...) part droit à l'assaut de la montagne sans s'encombrer du moindre virage, au milieu d'éboulis de roches et d'arbres qui doivent se transformer en torrent à l'occasion. Heureusement les Gros sont vaillants et aguerris. Sans se décourager ils grimpent telles des mules dans le Montana, jusqu'au sommet où nous tombons sur un joli sentier.

De là la vue vaut le déplacement. Epoustouflante. Le sentier serpente benoîtement dans la forêt, c'est reposant après l'éprouvante montée. En réalité c’est un endroit très fréquenté par les randonneurs puisque la petite ville de Szklarska Poręba, très populaire station de ski polonaise se trouve juste en bas. Il est 13h et nous nous arrêtons pour une pause pique-nique bien méritée. Les Gros soufflent à l'ombre. Vincent en profite pour étudier sa carte, car dans le "Vincente Tour" rien n'est laissé au hasard et surtout pas les heures des repas !

La vue sur la vallée de la Kamienna est somptueuse. Après avoir grimpé bé la logique veut qu'on descende et bin c'est ce qu'on fait ! Une loooongue descente nous emmène jusqu'à la ville

Avec une facilité déconcertante nous trouvons à bivouaquer au beau milieu des pistes de ski.

Les Gros broutent tandis que Vincent prépare son tour opérator du lendemain et que Toto nous fait un thé.

Elle est pas belle la vie ?

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25 Juillet
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25 Juillet

Après une nuit idéale sur les pentes, nous emballons mollement le camp et à 8h30 nous voici "on the road", pour gagner un tracé pédestre qui longe une rivière. Nous traversons la ville touristique. C'est joli, du moins au début. Ensuite le sentier devient de plus en plus étroit, bardé de plaques rocheuses glissantes, surplombant un à pic de plus en plus vertigineux. Gloups. Qu'à cela ne tienne dans le "Vincente Tour" on ne se laisse pas abattre pour si peu, et hop après un court conciliabule nous prenons une option moins craignos et trouvons un chemin sur un tracé vélo, qui sera certes plus long et moins charming (quoique ?) mais plus sécur'.

La pluie survient nous confortant dans notre décision de détour.

Les chemins sont de longues pistes faciles et rectilignes, traversant une forêt moussue et parcourue de mille ruisseaux, bien qu'au bout de ces chemins des barrières les ferment à toute circulation, barrière extrêmement compliquées à négocier. En effet le passage ménagé pour les piétons sur l'un des côtés est toujours très étroit et vraiment ne s'adresse qu'à des piétons strictement... Hier nous avions eu la chance de tomber sur un papi armé d'une clef qui nous avait royalement ouvert le passage car même en voulant couper par la forêt cela aurait été fort compliqué (fossés profonds, rochers mis en place à dessein...etc) aujourd'hui ce sont de solides coureurs de fond aux épaules de catcheurs qui nous ouvrent en soulevant en force la barrière. Ah bah c'est une méthode aussi !  La 3ième barrière nous la négocierons nous-même (vu que les costauds ne sont pas restés à demeure avec nous) en débâtant Bibi bien évidemment et grâce à la souplesse tranquille des Gros qui parviennent en rentrant le bide à tournicoter dans le passage d'homme.

Grâce aux nombreux ruisseaux les Gros peuvent donc facilement s'abreuver même si avec la "drache" que nous avons eue la déshydratation ne les guette pas.

Nous sortons de la forêt aux abords de Przesieka. Finalement tout en haut de la montagne un restaurant entouré d'herbe nous tend les bras, nous décidons de rester là même s'il est encore tôt. Plus loin la forêt s'étend sur des mille et des mille et nous risquons de ne pas trouver un carré d'herbe plantureux pour nos affamés. Une fois le camp monté et les Gros le nez dans l'herbe nous nous glissons vers l'auberge. Quelle ne sera pas notre déception : tout est infâme ! Mais que fait Gordon Ramsay !  Bref il a encore du boulot dans bien des contrées !

L'auberge collectionne tout un tas de choses bizarres et hétéroclites dont cette "œuvre" qui s'anime avec le vent : un monsieur qui fourre le canon d'une dame  No comment... Les chevaux ont encore des bestioles mais ils peuvent se protéger dans des touffes d'arbres. La pluie revient mais j'ai eu le temps de faire la lessive et même de la faire sécher, alors que demander de plus ?

26 Juillet

26 Juillet

Après une nuit frisquette et pluvieuse qui nous change agréablement du combo canicule & taons, nous nous levons placidement pour un p'tit dej' luxueux avant de préparer les Gros qui eux aussi, ont bien dormi selon leurs dires. A 9h (oui oui on prend notre temps j'sais bin) nous voici partis. Le temps est royalement frisquet aussi nous devons même enfiler nos softshell, voui voui.  Et bien j'ignorais que je pourrai dire ça un jour mais quel plaisir de marcher dans un air bien frais, sans ruisseler ni cramer et surtout sans bêtes. Le pied ! Et bien j'en viens à comprendre Joe qui voyage en hiver !

Le tracé est chouette enchaînant sans lassitude petits sentiers, larges chemins et traversées de villages. Nous croisons de bien belles maisons dans lesquelles qu'elles soient vieilles ou récentes le bois est omniprésent. Vincent vérifie son tracé, des fois qu'il nous perdrait en Europe… Mais non tout va bien : nous sommes toujours dans les montagnes polonaises ! Il fait toujours frais, la montre baromètre de Patrice nous indiquant 12°c, youpi !

Une vraie différence avec la République tchèque : l'importance de la religion. Si en Tchéquie les gens sont principalement athées, en Pologne la religion catholique est omniprésente. Au fin fond des bois nous croisons une petite chapelle débordante de monde pour la messe du dimanche. Nous ne sommes plus guère habitués à autant de foi et de ferveur. Nous prenons discrétos une p'tite photo.

A mi-parcours, aux abords de Miłków, Astor perd un fer, Damned ! Au rythme où toute sa ferrure brinquebale il va falloir trouver sérieusement un MF. Nous prenons donc au plus court sur la nationale afin de filer vers Karpacz. Karpacz étant le bourg le plus important du secteur, là où vraisemblablement nous aurons le plus de chance de trouver comment résoudre notre souci technique. Arrivé à Karpacz, choc : Karpacz c'est une marée de touristes allemands. Nous trouvons par chance de serviables policiers qui nous indiquent un endroit susceptible de nous aider : Western City

Nous ressortons avec soulagement de la ville en émoi, pour retrouver la quiétude de la nature. Nous sommes vraiment plus que dubitatifs quant à nos chances d'accueil dans ce panthéon touristique et bien nous n'aurions pas dû : en deux secondes nous sommes acceptés (gratos en plus !) nous nous retrouvons dans une vaste pâture, les gens se chargeant de contacter un MF. Fastoche. Finalement le MF devrait venir le lendemain dans la matinée. Nous voici en repos forcé, mais est-ce grave ?

Les Gros s'en accommodent... Nous nous allons visiter la ville western en bons touristes que nous sommes, assistants même à l'attaque de la banque. Comme quoi la rando' c'est chaque jour un renouvellement, de surprenantes expériences et découvertes. Qui aurait cru que nous bivouaquerions dans une ville western hein !?

 

 
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28 Juillet
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28 Juillet

Levé 6h après une excellente nuit sous notre tipi en parfaite adéquation avec le thème local. Mouarf mouarf….  A 9h nous voici partis sous une chaleur revenue. Un jour de repos et mon Pégous ressemble à un zeppelin. C'est dramatique d'autant profiter du moindre nutriment, franchement !

Nous avançons en suivant un tracé vélo sympa mais nous plaignons néanmoins bien les pauvres cyclistes qui s'y engagent, car purée ça monte. Puis subitement il fait froid, genre ça tombe à 10/12°c pourtant nous ne nous plaignons pas puisqu'à présent nous sommes devenus des adeptes inconditionnels du froid. Le tracé est vraiment joli. La pluie menace sur la route menant à la frontière Tchèque. Et nous voici à la frontière, où nous apprécions une fois encore l'extrême facilité que c'est de vivre sans réelles frontières : vive Schengen !

Nous abordons dès le côté Tchèque le coin huppé des Krkonoše, et cela se voit immédiatement : chalets et pensions tout tirés à 4 épingles. Nous avançons sous l'orage qui se décide à éclater pile en haut du col, histoire qu'on puisse espérer se faire foudroyer ! Quelle "bonne idée" pile poil lorsqu'on est au sommet bien exposé. On se ramasse une vraie bonne pluie, une drache comme dirait si bien Joe… Mais finalement l'orage s'éloigne lorsqu'on descend vers la vallée, et miracle ou chance la foudre nous a même ratés, ouf.

Il pleuviote à peine lorsque nous parvenons à Velká úpa. Il est 14h lorsque nous décidons de trouver un endroit où nous poser. Nous avons bien crapahuté depuis le matin, fait beaucoup de dénivelés on peut donc s'arrêter pour aujourd'hui.

Nous cherchons sereinement un coin où bivouaquer et vu l'herbe alentour cela devrait se faire aisément. Patrice part en quête porteur des espoirs des Gros. Les Gros sont déjà en mode fin de journée, mais nous allons bien les décevoir les pauvres, et nous aussi par la même occase, car pas moyen de trouver 1 cm2 dispo' pour nous dans tout le village ! Bah non les gens sont habitués aux touristes, notre aventure ne les intéresse en rien même pas lorsqu'on leur dit qu'on tient à payer... Les gens sont de surcroît, terriblement agressifs et sur la minuscule route qui nous permet de sortir du village, un vieux au volant d'une grosse cylindrée écrase quasiment Astor afin de forcer le passage ! Patrice le calme recta' en lui foutant des coups de pieds dans sa bagnole et moi en l’engueulant en français. Ah la tête du gars ahahah

Bref on rigole bien mais on est néanmoins bien dégouté. Nous voici contraints de repartir dans la montagne sachant parfaitement qu'il sera difficile de trouver d'autres endroits herbeux, puisque là où il y a la montagne elle n'est couverte que de forêts sans fin, surtout qu'en étant en plein dans le Krkonošský národní park nous risquons même de ne pas avoir le droit de bivouaquer... Nous grimpons, grimpons et finalement 10 km plus tard nous parvenons au sommet du Lučinách à plus de 1000m. Le vent est glacial. A la première auberge nous nous faisons clairement refouler : ici c'est LE parc il est interdit de camper. Okkkkk 

Sans nous en faire nous tentons notre chance plus loin et là MIRACLE ! Nous tombons sur une famille qui tient une auberge sans prétention et qui nous accueille les bras ouverts. Woua ça fait plaisir un zest de chaleur humaine, tiens ! Nous plantons le tipi juste à côté de l'auberge Krakonoš. Les Gros eux, bénéficieront d'une herbe bien haute sous le remonte pente. Après cette grosse et rude journée nous récompensons largement le courage des poilus avec une bonne dose de grains. Quant à nous nous aurons droit à la meilleure douche de notre vie, suivie par un repas pantagruélique et délicieux, avec en dessert les incontournables palačinka aux myrtilles. Il fait froid, on est cuit, aussi nous nous glissons avec satisfaction dans nos duvets, heureux d'un repos fort bien mérité. Pfuff quelle journée !

 
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29 Juillet
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29 Juillet

Après une nuit frisquette (4 ou 5 °c fais pas très chaud en haut de ces montagnes... Même l'été !) mais délicieusement agréable et reposante (avec nos duvets d4 merdique associés aux sacs à viande en polaire nous n'avons pas froid) nous émergeons vers 7h et partons faire un excellent p'tit dej' à l'auberge (bé tant qu'à faire !)

Le temps est couvert, froid mais tout va bien (n'oubliez pas qu'on a décidé qu'on aimait le froid) nous plions sans avoir de pluie tout est donc idéal. Les Gros se sont bien reposés eux aussi et malgré la grosse journée d'hier les dépoilages de sangle de Pégous n'ont pas augmenté. Tout va nickel Cool

Les gens de l'auberge, toujours adorables et enthousiastes, nous font cadeau d'un énorme gâteau aux prunes, traditionnel de la région. Je le gère dans le sac glacière en espérant qu'il ne sera pas trop aplati ce soir.

Nous partons flegmatiquement à 10h30 après une p'tite photo souvenir avec la dame trop sympa. Nous entamons une loooongue descente de plusieurs kilomètres qui nous emmènera en contre bas des montagnes vers des contrées plus campagnardes et moins touristiques. Nous la faisons à pieds, tranquilles. Croisant quelques maisons en fuste traditionnelle. L'objectif aujourd'hui est juste de descendre des montagnes, les Gros ont eu une grosse journée hier on ne va pas les accabler les pauvres. On avance paisiblement sur un tracé fastoche de petites routes de campagnes

En contre bas du parc national et des montagnes, au petit village de Lánov nous demandons à tout hasard s'il n'y aurait pas un carré d'herbe disponible, on préfère demander tôt, échaudés que nous sommes de notre expérience de la veille !

Là justement nous tombons pile sur des gens adorables qui nous emmènent immédiatement (en moto qui devait être neuve pendant la guerre froide) dans un champ à l'écart, où nous serons idéalement installés.

Les Gros sont ravis de s’arrêter si vite et n'en croient pas leur chance ! Tandis que les Gros broutent J'en profite pour mettre à jour le journal de bord

 Puis les gens amènent de l'eau avec un tracteur pour nous et les chevaux. C'est y pas cool ?!

Tout ça, ça creuse c'est l'heure de la p'tite salade, ainsi que de savourer notre gâteau aux prunes, qui miracle n'a pas souffert du voyage. Miam.

La pluie survient ensuite ce qui nous permet de siester paisiblement dans notre tipi, jusqu'au soir où nous irons faire un tour à la hospoda du village pour dîner. Bin quoi vous croyez qu'une salade ça va nous caler !? Nous nous régalons de délicieux schnitzel & frites maison tout en regardant BBC news (why not !) Nous rentrons tranquillement dans la nuit retrouver notre campement. Dans l’obscurité le tipi prend des allures diaphanes, presque magiques.

 
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31 Juillet

 

31 Juillet

Nuit super (dans notre super tipi comment cela pourrait-il être autrement ) bien que frisquette : dans le tipi il fait 9°c et si on considère qu'il fait 5°c de plus qu'à l'extérieur (moyenne de température intérieur d'une tente par rapport à l'extérieur) bin dehors il fait frais... Coooool !

Les Gros apprécient ces températures, nettement plus que la canicule ! Ils sont en pleine forme et profitent enfin de leurs vacances. Nous décollons sans nous presser car le "Vincente Tour" c'est une organisation qui ne te bouscule pas. Nous voici finalement partis, notre Tour Opérator nous faisant traverser la jolie bourgade de Jilemnice (le nom du village qui m'échappait) La petite ville est ravissante, avec ses rues pavées et ses maisons soigneusement voir amoureusement rénovées. Après avoir fait sensation dans tout le centre historique et mis du fun à un mariage qui se déroulait en grandes pompes sur la place centrale, nous finissons par sortir de la sympathique bourgade (note : les Gros ont été d'une discipline exemplaire et n'ont lâché aucun popo disgracieux, au pire quelques flatulences... ) Nous laissons Jilemnice derrière nous. Tandis que le tracé se poursuit dans un temps aimablement frais juste ce qu'il faut, ensoleillé pile poil, et ce sur des chemins agréables, au milieu de paysages magnifiques. Quoi ?! Serait-ce encore une journée fastoche !

Pour pallier à toute lassitude nous sillonnons en alternance, prairies et bois, toujours soutenus par l'excellence des tracés. Pégous que le régime "herbes des alpages" ne fait pas maigrir, voire tout le contraire, a bénéficié d'une amélioration technologique de pointe : un avaloir made in Patrice aux doigts de fée, merveilleusement réalisé dans une sangle orange du plus bel effet. Premier jour d'utilisation, quelques réglages seront à effectuer pour une optimisation parfaite. Mais bon même à la NASA ils font des essais hein!

Finalement sans même vraiment le chercher nous tombons sur un gars épatant, qui nous propose un coin où bivouaquer. Il parle un anglais impeccable ce qui paraît étonnant aussi perdu dans la cambrousse. Il est à la fois éberlué et enthousiasmé par notre façon de passer nos vacances. Lui-même est agri' passionné par le bio' et débarde ses bois avec son cheval. Il nous invite alors à nous poser dans ses prairies. Les Gros ont encore tout ce qu'il faut... Voire un peu trop ! Quant à nous, nous aurons le top 1 des wc de cette rando !

Les paysages à la hauteur de la somptuosité des wc, ce qui n’est pas peu dire.

Le soir, Jan et toute sa p'tite famille sa femme enceinte jusqu'aux yeux et ses deux fillettes adorables et primesautières, déboulent avec des paniers débordant de victuailles pour une soirée saucisses au feu de bois. Nous passons une soirée de rires et d'échanges tandis qu'une lune pleine et ronde vient prendre possession du ciel. Nous discutons tard dans la nuit, accompagnés par les crépitements du feu. Soutenu par nombre de pivo... J'avoue… Décidément cette rando est sous le signe de l'alcoolémie !

Pas grave, nous roulons jusqu'au tipi où nous nous endormons...

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1er Août
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1er Août

Après cette soirée copieusement arrosée, nous dormons jusqu'à 8h. Nous nous préparons doucement. Vaille que vaille nous décollons vers 10h. Nous faisons une halte ravitaillement au Tesco. Avant de traverser la bourgade et de passer devant une grosse KB. Nous retrouvons la campagne, bien verdoyante malgré la chaleur. Petite halte pique-nique dans la fraicheur bienvenue d'un bois, bien que des hordes de guêpes s'invitent au repas, les agaçantes. Nous repartons plus hâtivement que voulu, sous une chaleur de plomb.

Aujourd'hui nous avons un brin de mal pour trouver un endroit susceptible d'accueillir notre équipée mais nous finissons pas y parvenir, au beau milieu d'un village. Ce n'est pas le plus sublime des bivouacs mais il ira parfaitement.  Les Gros ont de quoi grignoter : ce n'est pas encore ce soir qu'ils vont dépérir...

 

 
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3 Août
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3 Août

Toujours une bonne nuit sous notre supeeeeer tipi (blablabla) nous décollons par une chaleur déjà bien présente... Hélas ! Que les fraîcheurs passées semblent lointaines.

Nous voici donc partis en suant déjà à grosses gouttes (beurk )

Objectif du jour : entamer le contournement de Liberec. Fait chaud et ça grimpe... Engagez-vous qu'y disait, engagez-vous ! Les paysages, splendides, compensent néanmoins les efforts et les suées fournies par toute la troupaille. Nous traversons des villages aux maisons coquettes, voire méticuleusement entretenues (j'ai un faible pour les vieilles maisons vous l'aurez compris) Nous passons sous l'autoroute Prague/Liberec véritable frontière entre la campagne et les quartiers de la banlieue de Liberec.

Avec le Vincente Tour il ne faut pas avoir peur de crapahuter, aussi nous nous payons une montée diabolique, toute droite à travers forêt et montagne. Pfufff arrivée tout en haut, comme notre Tour Opérator est à la pointe, il y a là un restaurant, certes au design "particulier" mais qui a l'avantage de servir du coca frais. Pour le reste comme on n'est pas architecte on s'en fiche. Nous installons confortablement les Gros à l'ombre après les avoir rafraîchis, sous l'œil ébahi des touristes venus là admirer la vue. Les Gros peuvent siester peinards tandis que nous déjeunons en terrasse

Je terrorise quelques gamins venus tourner autour des chevaux, en leurs montrant qu'ils s'approchent à leur risques et périls : il suffit pour ça d'ouvrir grand la bouche d'un Gros et de montrer les dents du monstre. Les affreux gosses partent sans demander leur reste et les Gros peuvent reprendre leur sieste. Nous repartons gaillardement, admirant au passage la vue sur la ville de Liberec, ainsi que le telé siège qui permet aux touristes de grimper là sans fatigue excessive (comme certain) Notre objectif de demain s'aperçoit déjà, là-bas tout au fond à droite : Le Ještěd

Nous finissons par trouver un coin où nous poser, ce sera le bivouac le moins accueillant de toute la rando ! Tant pis les Gros ont de l'eau et de l'herbe c'est tout ce qui compte. Nous nous endormons tôt : demain la journée sera hard car pour cet ultime jour Vincent nous a gâtés...

 
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4 Août
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4 Août

Tatatataaaaannn levé 5h du mat' nous plions rapidos sans même prendre le temps d'un café : il fait déjà chaud et la journée (comme annoncée précédemment) sera rude. A 6h 1/2 nous voici en route. Nous commençons par une "mise en jambes" avec une belle grimpette à travers bois que les Gros gravissent avec courage et bonne volonté. Nous parvenons aux pistes de ski avec des vues époustouflantes sur tout le massif des Krkonoše. Les chemins sont rudes mais bons, la Pétasse notre meilleure grimpeuse s'élance en tête. En même temps avec un maillot à pois c'est normal. Les Gros mouillent la chemise. Mais ce n'est pas pour rien : car que voit-on se profiler la devant ?

Eh eh c'est ça ! Le restaurant panoramique (accessoirement piste d’atterrissage pour OVNI si si ) bâti tout au sommet du Ještěd

Nous surplombons la ville. Puis nous nous laissons redescendre mollement par la route. Nous empruntons quelques chemins de traverses afin de parfaire le contournement de Liberec par les montagnes.

Quelques belles descentes, dont une très technique, presque droite (une piste pour vtt) ravinée et mêlant marches, rochers, plaques et racines entremêlées. Très dur (je n'ai pas de photo on a alors préféré se concentrer que de sortir l'apn. Dommage.)

Pour ce faire nous avons lâché Pégous (le moins à son aise en montagne) qui suit en calculant soigneusement ses passages. Bibi lui attend que je lui dise où mettre ses gros panards. Ils sont top nos Gros.  

Finalement les crampons de papi polac auront été bien utiles. Et nous voilà dans la plaine, après toutes ces montagnes c'est presque un choc. Nous ne sommes pas mécontents d'être partis de bonne heure, la chaleur est étouffante.

Un panneau : la ferme est déjà indiquée !

 

Nous voici arrivé : 19 jours et grosso modo 350 km fait tranquillou.

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