The French Family
 

2014

La Bohême à petits pas
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Blueberry

 
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Pégous

 
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Astor

 
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Gros Lulu

 
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Bibi

Départ sous la pluie
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1er bivouac
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2ième bivouac
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Préparation du café
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Passage de la Berounka
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Le camping
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L'heure du café !
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22 Juillet 2014
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Dernier bivouac
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Surprise !

 
2013
 
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1ier bivouac
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Pique-nique
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Chatas
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2ième bivouac
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Kladruber
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Soooo cuteeee
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Au camping !
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Arrivée au Ranč Málkov
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2012
Week end à Železná
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Pont à Trebotov
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Grande 1ière pour Bibi
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Velká Amerika
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Fin de journée
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Arrivée au gite
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Dimanche 18 Mars
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Les octopattes !
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Week end du 14/15 Avril
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Astor fait le crétin
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Fanny et Astor
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Forêt printanière
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Mémère, ravie
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Départ dimanche matin
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Week end du 29 Decembre
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2011
Eté 2011
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Jour J : le départ
La Vltava
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Passerelle à Cernosice
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Les Gros
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La rivière
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Jour 1
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1ier pont !
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Jour 2
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Gros Lulu
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Sentiers "muletiers"
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Bibi et Toto
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Bivouac
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Préparation de l'itinéraire
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Jour 3
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Jour 4
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Toto fait le dîner
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Il pleut... Brrr
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Le E10
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Avant dernier jour
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Dernier jour !
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Plan de la région
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2014

Crinières de Bohême

23 Août 2014, promenade cool avec Stéphane Bigo & nos Gros patassons.

La Bohême à petits pas
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Nous voici revenu d'une petite rando' de 16 jours autour de chez nous, et plus précisément dans la région de Plzeň.

Jeudi 10 Juillet 

Le temps n'est pas terrible, froid, pluie mais nous décidons de partir malgré tout, nous avons déjà différé de 2 jours notre départ, alors pas un de plus !
En effet lundi nous avons eu une livraison de rounds de paille qu'il a fallu bâcher à cause de la pluie, en attendant que le gars avec son tracto' puisse venir nous les ranger dans les granges. Bref Patrice s'est hâté de faire ça, et merdasse s'est méchamment ouvert l'index gauche avec un cutter.
Petite visite au service des urgences du Motol, 3 points et un doigt tout bandé plus tard nous nous retrouvons un peu dubitatifs : pouvons-nous partir ou pas ?
Mercredi Patrice va effectuer une visite de contrôle chez notre toubib favori, qui s'empresse de nous rassurer : il va nous donner tout ce qui est nécessaire afin de refaire des pansements quotidiens puis pour enlever les points, ce que je ferai sans problème.
Cool.
Nous voici donc, ce jeudi matin maussade et froid, tous prêts néanmoins à arpenter les chemins. Cela fait trop longtemps que nous avons été privés de sorties pour renoncer à présent ! Nous avons trouvé depuis quelques semaines, un formidable garde bestioles, alors profitons de cette opportunité. 

Les Gros sont prêts, nous avons dû les préparer en boxe vu le temps si peu de saison, et à 10 heures, nous voici enfin partis. Nous avons revu à la baisse tout le tracé, et nous ne ferons que de tout petits trajets afin de ménager le doigt de Patrice : ce sera donc des vacances que nous espérons tout ce qu'il y a de plus peinard.

1er bivouac après 14 petits km. Les chevaux ont un beau paddock et nous, nous finissons tout juste de planter la tente que la pluie redouble, qu'importe nous voici tous bien installés. 

 
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Vendredi 11 Juillet

Après une excellente nuit sur nos VetBed, nous émergeons à 6h, tout frais, prêts à aller arpenter les chemins après néanmoins un café accompagné de muffins maison au chocolat.
Les Gros ont eux aussi passé une bonne nuit et semblent tout contents de ces nouvelles aventures estivales. Enfin pour eux le mot aventure se limite plutôt à découverte culinaire !
Bref, nous sellons sur le chemin envahi de limaces, qu'il est bien difficile de ne pas écrabouiller.

Nous retrouvons les gestes si souvent effectués, que nous n'avions plus faits hélas, depuis l'été dernier, faute d'un garde bestiole fiable à qui confier notre mini zoo. Nous partons par une sympathique petite route, bordée par une rivière et des falaises. Le temps est moyen, bof, version pluie et nous passons finalement sous l'autoroute et la voie de chemin de fer, en mode guérilleros Colombiens tout couverts que nous sommes par nos ponchos.

Nous suivons un tracé pour vélo qui veut nous emmener au travers d'une forêt montagneuse, mais l’accès se fait par un étroit sentier bordé par une balustrade : mon Bibi bâté ne passe pas. Il faudrait débâter et peut être s'engager sur un chemin en piteux état voire impraticable au vu des pluies de ces derniers jours. Nous renonçons donc, ce qui nous oblige à prendre une nationale... Enfin nous quittons la nationale et ces camions (heureusement que nos gros ratapoils sont blindés à tout ce qui roule ou presque) pour une petite route qui part en serpentant. La pluie semble vouloir s'éloigner. Ouf.
Vers midi nous arrivons au village de Chyňava où un obligeant pompier nous indique une belle pâture pour notre bivouac. Les chevaux ont un grand paddock bourré d'herbe à kráva ( vache) et se font de nouvelles copines... Ou pas : Gros Lulu en mordant une trop curieuse !

Le temps n'est pas au mieux mais nous laisse néanmoins un répit afin de déjeuner. Nous mangeons nos sacro saintes pâtes, que Toto Maitre du Feu nous fait cuire avant de nous faire un bon café. Vincent, lui, prépare le bois idéalement adapté : The secret pour un fonctionnement optimal d'un réchaud bois. Pendant que je regarde les Gros se gratter avec application : à chacun ses fonctions !

Finalement un orage tonitruant finit par éclater. Nous nous faisons tout petits au fond de notre tente, repensant en boucle aux conseils prodigués sur PMPV tout en comptant à combien "d’éléphant" est l'orage. Nous n'en menons par large assis à croupetons sur nos tapis...
Enfin la fureur du ciel s'apaise, et ô miracle personne n'a été foudroyé ! 
Les Gros sont trempés comme des soupes mais en pleine forme. Ouf !

 Nous partons donc visiter le village, admirant au passage les sublimes nénuphars de l'étang communal. Le soir nous trouvons une petite hostinec (auberge) conservée dans le plus pur style communiste, où nous nous délectons de merveilleux schnitzel.

Samedi 12 Juillet

Levés 6h aux meuglements énamourés des vaches devant nos ponies. Le temps semble vouloir virer au beau, ce qui ne serait pas si mal venu. 
Les Gros se sont gavés d'herbe grasse et subissent quelques embarras intestinaux qui vont de pair avec ce genre de régime alimentaire. Mais ce n'est pas bien grave, ils évitent même de nous faire la méga honte en lâchant leurs popo digne d'être ceux d'hippopotames en traversant le village, parvenant à se retenir jusque sur les chemins. Braves bêtes !

Les brumes se lèvent peu à peu livrant un espoir de ciel bleu. Les chemins sont agréablement roulants et n'ont pas trop souffert des pluies, ce qui permet aux Gros d'y gambader facilement et avec plaisir. L'objectif du jour est de rejoindre le petit lac de baignade qui nous avait déjà accueillis l'an dernier et dont nous conservons un souvenir magique. Nous avançons bien, tranquillement et efficacement. A tel point qu'à midi passé nous avons parcouru nos 22 km et sommes parvenus au petit lac, encore plus beau que dans notre souvenir.

Cette fois-ci il n'y a que quelques rares baigneurs ce qui nous permet de nous installer dans une place encore plus agréable pour les ponies : de l'ombre et plein d'herbes. Le camp est monté, et la vue est somptueusement sereine. Le soir nous nous préparons des pâtes aux orties & oignons, un vrai délice, puis nous nous faisons une belle flambée tout en regardant paisiblement le soleil glisser sur le lac, en faisant cuir doucement des pains banik fourrés de framboises que nous avons ramassées cet après-midi.

Franchement la rando' c'est rude… !

 

Dimanche 13 Juillet

La nuit a été excellente bien que frisquette, nous faisant apprécier d'avoir complété notre matériel avec des sacs à viandes en polaire. En début de soir, la veille, une famille est arrivée avec ses enfants et a monté une tente face au lac, afin de passer le week end. Quelques jeunes ont suivi. J'aime cette ambiance et cette idée de liberté où les gens en fin de compte se prennent bien en charge, sans abîmer ni salir comme on serait vite tenter de le penser.
Nous ne nous pressons pas et prenons un petit déjeuné confortable en contemplant le lac, paisible dans le petit matin. 
Pourtant à pas 9h, tout est plié, rangé et nous partons sans hâte vers le petit village de Lany afin d'y faire quelques courses : eau, farine, barres de céréales, oignons... etc

Le soleil est bien là à présent, et les chemins agréables bien qu'envahis par des taons mangeurs de ponies. Nous sortons des forêts, au vif soulagement des Gros qui espèrent y laisser les horreurs volantes. Tout un troupeau de vaches brunes de je ne sais quelle marque, nous suit en gambadant comme des folles, ravies et stupéfaites de voir passer sous leurs mufles autre chose que des cyclistes ! Nous marchons aisément et à proximité de la petite ville de Lužná, nous trouvons une place sublime pour notre campement, juste là face au lac.

Il est 14h, le temps est nettement menaçant. Nous nous hâtons mais il commence déjà à pleuvoir. Vite vite les bâches sur le matos, vite vite deux équipes : une qui monte la tente et l'autre le paddock.
Les chevaux sont vite installés, ils vont pouvoir s'initier aux délices des jeunes roseaux qui poussent en abondance ici. Nous nous installons un tarp avec nos ponchos afin d'agrandir notre espace vital.

Il pleut mais bah nous sommes confortablement à l’abri sous notre tarp, dégustant nos pâtes au thon tandis que la pluie ruisselle tout autour. Après une bonne rincée, le soleil revient. L'eau est fraîche mais ne décourage pas quelques papis & mamies de la ville toute proche, de venir faire quelques brasses. Un peu jaloux, j'avoue, nous nous enhardissons à patauger mais ne sommes pas aussi courageux ou endurcis que les Tchèques.

Voilà je vais pouvoir faire la p'tite lessive du jour, puis nous irons cueillir des framboises dont les buissons alentour regorgent. 
Tout est simple en fin de compte.

Lundi 14 Juillet

Aujourd'hui c'est fête Nat' mais cela ne nous touche pas, nous sommes loin. Ailleurs. 
Nous partons à 9h sous un temps mitigé dont nous avons l'habitude.
Nous empruntons un tracé pour vélo qui nous fait passer sous la nationale par une passerelle que Pégous juge peu fiable... Il n'a pas tort ! Nous la passerons en main afin de mieux répartir le poids, priant qu'elle tienne sous la masse de Gros Lu'. Elle craque sinistrement sous ses pas mais tient bon. Ouf. Avoir un cheval de 700 kg ce n'est pas toujours sans suées froides ! Nous entrons ainsi dans la petite et sympathique ville de Rakovník.

Nous en profitons afin de passer faire quelques courses dans une potraviny (épicerie) un peu à l’écart, où nous pouvons "garer" nos Gros sans problème et sans trop créer l’événement. Une fois nos emplettes rangées dans les sacoches d'Astor, nous traversons la ville d'un pas nonchalant. Nos patassons adorent marcher en ville, en particulier Gros Lu' qui est un vrai citadin !

Nous sortons de la ville en suivant toujours paisiblement le tracé vélo, longeant en serrant les fesses une voie ferrée fort heureusement peu fréquentée. Nous croisons un frais potok (ruisseau) où nous pouvons abreuver nos assoiffés.

Les chemins sont bien agréables et à 13h, nous arrivons dans le petit village de Šanov. Nous sommes aussitôt pris en main par un personnage incroyable, l'une de nos deux retentissantes et magnifiques rencontres de cette courte rando'. L'autre surviendra plus tard. Patience vous ne serez pas déçus...
Nous voici donc entraînés chez Vladimir qui outre posséder une boulangerie industrielle, deux chevaux avec qui il fait des spectacles western, vit dans un terrain avec toute une foule d'animaux hétéroclites : poules de toutes races, lapins de tous formats, cochon, colombes, pigeon, furet... etc
Nous sommes émerveillés... Bien évidemment !
Depuis chez Vladimir, la vue sur le village est superbe. Reposante.

Les Gros seront dans un vaste paddock avec foin à volonté, aucun espoir qu'ils maigrissent ceux-là ! Quant à nous, nous dresserons notre tente au milieu des multiples petites maisonnettes des animaux et de celle de Vladimir. Nous passons un moment formidable à regarder des vidéos de Vladimir & ses chevaux, il nous offre une bonne douche bien chaude, et nous remercions notre bonne étoile de nous avoir conduits chez ce personnage étonnant, détonnant et hors norme. 
En rando' tout me plait : marcher et vivre avec mes chevaux, monter le bivouac, dormir sous la tente et toutes ces rencontres qui n'auraient jamais eu lieu sans ça.

 
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Mardi 15 Juillet

Nous sommes tirés du duvet à 5h30 par le plus gros et stupide coq que cette planète ait vu, et nous partons à 9h non sans avoir fait une p'tite photo souvenir avec notre super Vladimir. Il nous offre quantité de pains divers et de bretzels délicieux que nous bourrons dans nos sacoches.
Quelle rencontre...
Nous empruntons comme souvent, un tracé vélo qui nous apporte chemins roulants et paysages magnifiques. Il fait relativement chaud, mais nous nous réjouissons : avec un vrai été nous aurions cuit sur ces immenses plateaux.

L'idée c'est de nous rendre à Jesenice afin de prendre un jour de repos sur les bords de son lac. Nous descendons vers la petite ville en empruntant un chemin tout bordé d'impérieux marronniers, qui hélas souffrent des traitements phytosanitaires infligés aux champs alentours. Nous foulons un tapis de feuilles mortes, étrange remake d'un faux automne... Enfin nous voici au lac, qui s'étire, paisible, dans le fond de la vallée.

L'herbe n'est pas terrible, mais nous trouvons finalement le coin idéal, avec ombre et nourriture pour nos dodus. Nous avons aimablement demandé la permission de nous poser là, à quelques mamies venues prendre le soleil. Mais c'est de pure forme, c'est un lac de baignade ouvert à tous... Même à nous !
Une fois installés un gars s'approche et commence à nous seriner qu'il nous faut partir car sa femme ne supporte pas les chevaux car ça pue... !?
Mon sang ne fait qu'un tour et le pauvre type continue à débiter ses stupidités sans se rendre compte qu'il va finir haché menu à coup d'opinel et donné à manger aux poissons chats. 
Heureusement Patrice s'avance immédiatement et avec son tact et doigté tout professionnel, il lui démontre par a+b que nous ne bougerons pas et que nos chevaux ne sentent rien !
Je ravale mon envie de meurtre et pars faire une p'tite lessive : rien de mieux pour se calmer ! 
Le gars repart, dépité, chez sa grosse bobonne, et nous n'entendrons plus parler de lui, bien que hasard sans doute… une patrouille de policiers (4 pas moins !) passe par là jeter un œil. Nous poursuivons nos activités, après tout nous n'avons rien à nous reprocher. Ils repartent comme ils sont venus non sans avoir looooonguement admirer les Gros.

Le cadre est superbe, d'une beauté paisible, apaisante.

Nous ne resterons cependant pas comme prévu, l'herbe n'est pas extra et le lac, s'il est incroyable à voir, est complètement envasé ce qui n'est pas pratique du tout, ni très agréable.
Nous faisons vite un p'tit topo afin de voir où nous pourrions aller, ce qui n'est pas un problème : des chemins il n'y a que ça dans le monde !

Puis après avoir fait honneur aux pains délicieux de Vladimir, nous abreuvons les chevaux et... dodo !

Mercredi 16 Juillet

Levés vers 5h30 (encore !) après une nuit pas trop mauvaise, bien que "bercée" par le passage du train régional qui, sans doute heureux de passer dès 4h du matin le clame haut et fort à coup de klaxons tonitruants...
Bref... après un petit déjeuner délicieusement copieux grâce encore aux pains de Vladimir, nous partons sans nous presser vers 8h.
Une "énorme " étape de 10 km s'ouvre devant nous. Ehhh oui cette année on l'a dit et redit : on est en vacances !

Nous trouvons une place au camping de Zdeslav où nous parvenons vers 10h... Nous nous installons à l'orée de la forêt, bien à l'écart des autres campeurs, souvent par trop curieux à notre goût. Après avoir installé notre campement et sacrifié aux mille gestes usuels, planter la tente, ranger le matos, installer le paddock, doucher les ponies, fait la lessive...etc Nous allons barboter dans le petit lac qui jouxte le camping. L'eau est frisquette mais c'est agréable.
Ensuite nous nous mettons dans la tête de réaliser de petites huttes pour les Elfes, comme il est de coutume ici de le faire. En effet vivent dans les forêts Tchèque tout un petit peuple, que les Tchèques chouchoutent en leur fabriquant de petites maisons...

Après ça, nous songeons à nous laver et le camping qui n'a que l'eau potable et pas de sanitaire (ne cherchez pas à comprendre  ) nous envoie nous doucher à la "penzion" un peu plus loin, ce qui nous permet de voir que là ils proposent de remarquables repas !
Ce sera une douche froide pour Toto et moi, qui nous permettra de gagner en compétence : celle de pouvoir laver nos cheveux à l'eau glacée. Eh la classe hein !  
Plus tard et propre, nous allons enfin goûter aux spécialités culinaire locale :  Schnitzel et palacinka .

La rando' c'est vraiment pas facile… !

 

Jeudi 17 Juillet

Il a plu toute la nuit à se demander si nous pourrions décoller ou pas, ou plutôt si nous aurions l'envie de quitter la tente sous une telle pluie ou si nous resterions couchés toute la journée. Et puis non, vers 7h la pluie cesse et nous pouvons envisager de nous extirper des duvets. Après une séance d’équilibrage des caisses, usante et compliquée à cause de la tente qui est trempée et du linge sale, nous partons finalement vers 10h non sans avoir sacrifié au roboratif petit dej': pains made in Vladimir et confitures.
Aujourd'hui le tracé est sans plus, y a des jours comme ça.

Il sera toutefois marqué par la rencontre improbable, avec un élevage d'IC incroyablement beaux, bien que ce soit quand même notre Bibi le plus bôôô . 

Il fait lourd, chaud, les chevaux n'avancent pas. Pégous se traîne, aussi nous n'arrivons que vers 14h à Kralovice où nous tentons de faire quelques courses dans une Potraviny où il n'y a cependant rien hormis des bonbons et autres confiseries. Bizarre.

Nous trouvons quand même sans encombre une place au camping où nous espérons (moi surtout !) une douche chaude ! Les chevaux sont au confort dans une grande prairie et après avoir lavé et étendu la lessive qui nous encombrait, nous pouvons aller "en ville" savourer quelques schnitzels.
Ensuite nous irons profiter de la piscine avec toboggan géant, installée tout à côté.
Je vous le dis et le répète : la rando' c'est pas facile !

Vendredi 18 Juillet

Nous nous levons vers 7h après une nuit épatante sur un sol admirablement confortable et plat.
Nous préparons et partons vers 9h, il fait déjà chaud mais par chance mes octopattes ont décidé d'avancer, comme quoi les jours se suivent mais ne se ressemblent pas.
Aujourd'hui nous ferons pas mal de route mais cela ne sera pas pesant, étonnement !
Nous traversons Kralovice dans la circulation matinale d'une petite ville, avec ses livreurs et ses tracteurs.

Nous laissons la ville derrière nous et gagnons la tranquillité de petites routes. Nous passons le pont sur la Berounka grand trot, puis apercevons au loin le camping où nous jetons notre dévolu. Nous montons le camp avec de l'herbe délicieusement haute et grasse pour les dodus, avant d'aller nous jeter dans la rivière... Puis petite sieste au soleil car la rando' c'est rude tout d'même...

 

Samedi 19 Juillet

Nous sommes levés à 5h et partis à 7h, dans la brume du petit matin. Mais pourquoi tant de hâte ?
Il se trouve qu'hier en arrivant à ce camping niché sur les rives de l'un des bras de la Berounka, il était à moitié vide comme tous les campings d'ailleurs ! Puis petit à petit au fur et à mesure que le temps passe il s'est rempli : familles venues passer là un week end idéal, canyonistes s'arrêtant pour une étape, les raisons sont nombreuses et les gens tout aussi nombreux ! Argggg adieu tranquillité, les tentes sont presque au touche touche, les gens effarés comme s'ils n'avaient jamais vu de chevaux nous envahissent et nous n'avons pas assez d'œil pour surveiller qu'ils ne donnent pas n'importe quoi à manger, qu'ils n'entrent pas dans le paddock, qu'ils ne leur prennent pas l'envie de faire faire du "dada" à leurs gamins...  
Plus la nuit s'avance plus ils sont avinés, ou plutôt "embiérés" et je crains qu'un maladroit ne s’affale sur notre clôture et nous flanque les Gros dehors... Puis les voilà qui refond Woodstock et transforme les berges paisibles en une méga fête qui se calmera vers 5h.  
C'est inédit ce genre d'ambiance, car d'ordinaire les campings nature comme celui-ci sont à demi désertique et carrément pépère voire complètement mort, on pourrait presque apercevoir des tumbleweed rouler... Mais pas aujourd'hui !
Bref, dans le calme revenu les paupières lourdes du manque de sommeil, nous emballons et partons. En route pour de nouvelles aventures, que nous espérons moins bruyantes ! La nature elle, est toute tranquille dans le matin. Les chevaux avancent bien malgré leur nuit agitée (quoique c'est encore eux que tout ça a le moins perturbés)

Et les paysages sont toujours fidèles à eux même: magnifiques. Nous traversons un village tout en travaux divers et variés, et nous en profitons pour faire quelques courses fort bienvenues. Nous avançons encore un peu puis trouvons à poser notre convoi dans les prés communaux d'un petit hameau. Ouf nous allons pouvoir faire la sieste. 
Il y a là de l'herbe, de l'eau et une ombre généreuse : que rêver de plus ?

Dans le petit potok (ruisseau) qui coule tout à côté, nous construisons une nouvelle maison pour les lutins/elfes avec un petit ponton, des fois qu'ils veuillent pêcher !

Après avoir englouti une énorme salade de pissenlits agrémentée de thon et d'oignons, nous nous couchons tôt, espérant dormir du sommeil du juste et pouvoir partir de bonne heure, car demain il est prévu des températures bien de saison...

Dimanche 20 juillet

La nuit n'a pas été mauvaise bien qu'elle ne fut pas aussi sereine qu'espérée : en effet vers 1h du matin deux coups de feu tirés à proximité, nous ont brutalement fait jaillir de la tente... Mais que ce passe-t-il ?! Avons-nous marché sans nous en rendre compte jusqu'à Kiev ? Ou bien n'est-ce qu'un Tchèque qui vient d'abattre son voisin...? 
Nous l'ignorons et ne tenons peut être pas à savoir, en tout cas nous avons du mal à revenir de cette frayeur et nous rendormir. Les Gros eux n'ont pas bronché.
Finalement levés à 5h et départ vers 7h dans un petit matin déjà chaud, nous empruntons par chance, de longs et paisibles chemins de forêts, agréablement ombragés sous lesquels nous déambulons tranquillement. Les paysages ne sont pas dégueu' non plus, lorsque nous émergeons parfois des sous-bois. Des champs de blé, tout en bleu et or du fait des bleuets qui les parsèment, nous laissent émerveillés. Nous traversons quelques villages toujours ornés d'églises incroyables, puis nous traversons par une passerelle au-dessus de l'autoroute pour Prague, afin de nous rendre vers d'autres lacs de baignade. Les gardes corps sont étonnements bas : une bonne adresse pour les suicidaires.

 Comme il y a 3 lacs sur notre tracé, nous avons plus ou moins l'embarras du choix. Le premier ne convient pas, berges inaccessibles, herbe de piètre qualité... Allons voir plus loin ce que le Destin nous réserve.
Nous trouvons notre bonheur au prochain : coin idéalement ombragé et herbeux pour les dodus face à un lac paisible, dont la surface est à peine troublée par les clapotis d’énormes poissons chats.
A midi le camp est installé et nous pouvons nous régaler de nos pâtes au thon, tandis que les Gros broutent ou sommeillent. La lessive quotidienne sèche, nous allons donc pouvoir passer à des activités plus vacancières : Comme baigner les patassons, et avec cette douce chaleur bien estivale, même Gros Lu' apprécie la baignade. Puis nous nous lançons dans la construction d'une maison pour lutin mexicain…

Le soir tombe sereinement sur le lac, les poissons, hors normes, font une vraie sarabande tandis que la météo annonce de lourds orages pour le lendemain. Et si nous restions ? Après tout nous sommes bien à l’abri des rigueurs climatiques ici, alors aurons-nous droit finalement à notre journée de repos... Ou pas ?

 

Lundi 21 Juillet

Hier soir nous nous sommes couchés gaiement, ayant décidé de rester là, à profiter du calme des lieux, lorsque soudain à 22h passé des phares illuminent la tente et nous tirent brutalement de notre sommeil. Une portière claque. Patrice sort hirsute de la tente, et miracle retrouve en 1 seconde tout son aplomb, parvenant même à discuter en Tchèque avec le mystérieux intrus. En réalité notre journée de repos vient de sombrer, car c'est bel et bien un policier qui est là, nous sommant de partir car ce lac est un lac protégé... !? Première nouvelle ! Aucun panneau n'indique quoi que ce soit, et sur notre carte il est noté comme les autres lacs, comme un lieu de baignade... Mais il n’empêche ici c’est «zákazan » (interdit) ! Devant notre bonne fois il nous laisse jusqu'au lendemain 6h pour déguerpir. Cool … 
Après une nuit confortable mais stressée par notre visite nocturne, nous sommes debout à 5h, craignant déjà les orages annoncés. Heureusement le ciel reste seulement menaçant et dès 6h15 nous sommes sur la route, assurant notre record de lever de camp !

Nous nous rendons donc au prochain lac, où nous espérons pouvoir nous poser avant la venue des pluies.
En route nous croisons des maisons tout en bois, ravissantes, où même la niche est assortie au reste ! Nous arrivons au lac, passant devant une colonie de vacances avant de trouver un coin sympa où nous établir. Les chevaux ne sont pas trop mal, bien qu'il y ait moins d'herbe qu'à l'autre lac. Au moins ils seront quand même à l’abri en cas d'orage et ils ont néanmoins de quoi grignoter.

Finalement nous décidons de rester là, et tant mieux les orages tant annoncés surviennent, de plus en plus violents, terrifiants. Nous comptons les éléphants qui s'avancent ou s'éloignent en troupeaux, nous sommes épuisés et finissons par nous endormir bercés par les trombes d'eau qui s'abattent sur la tente.

Mardi 22 Juillet

Au matin il s’arrête enfin de pleuvoir, les chevaux sont fatigués de leur nuit sans sommeil et somnolent à tour de rôle.
Nous leur installons un paddock un peu plus loin afin qu'ils puissent grappiller un peu d'herbe, puis la journée devient de plus en plus ensoleillée. Nous pouvons même nous baigner et... Faire une lessive !
In fine tout le monde se repose de toutes ces dernières nuits un peu trop agitées à notre goût.

Mercredi 23 Juillet

Nous voici debout comme chaque jour dès 5h, et le soleil se levant sur le lac est un spectacle à lui seul. Les chevaux réclament un petit dej' qu'avec Vincent nous allons trouver en récoltant des repousses de maïs dans un champ un peu plus loin.
Nous plions et partons dès 6h30, décidément nous nous optimisons contre notre gré ! Pégous que son jour de farniente a admirablement reposé, avance d'un pas gaillard, entraînant tout le groupe. Peut-être a-t-il hâte aussi d'arriver à la prochaine étape afin d'y trouver une vraie et succulente prairie, avec lui ce serait plutôt ça ! 
Aujourd'hui le tracé est charmant et les paysages somptueux, nous faisant étrangement penser à la Slovénie avec ces montagnes verdoyantes et ses petits villages tout nichés dans les vallons. Nous arrivons à Podluhy où nous nous ravitaillons à la coop', puis nous allons à la mairie afin de voir s'il est possible d'obtenir un carré d'herbe. C'est chose faite en 5mn. Nous nous retrouvons dans une immense prairie bordée par un vif potok : le rêve de Pégous est exaucé !

Il fait terriblement chaud et il n'y a pas d'arbres, aussi devons-nous monter un tarp afin de nous abriter. Comme quoi des ponchos ça sert à tout !

Un court orage nous interrompt et hormis la venue de deux cavalières qui passent le long de notre clôture, nous snobant dédaigneusement, ce sera les seuls événements du jour. Ouf ! 
Nous pouvons nous régaler de pains banik tout en barbotant dans le potok aux eaux glacées.

 

Jeudi 24 Juillet

Nous dormons tous, les dodus compris, du sommeil du juste jusqu'à 8h ! Quel bonheur cette nuit sans surprise. 
Certains prolongent même un peu plus leur nuit ! Nous ne sommes pas pressés et prenons le temps d'un petit déjeuner à 2 cafés, eh oui !
Nous plions le camp et partons sans hâte. Aujourd'hui nous arriverons au Ranč Málkov qui n'est qu'à 16 petits km de là.
Quelques jolis paysages rattraperont le fait que le tracé pédestre s'avère impraticable pour nous à cause d'une passerelle bien trop fragile et étroite pour nos Gros. Nous devons changer nos plans et emprunter une nationale, étroite et très passante. Pénible. Heureusement que les patassons sont indifférents à tout !

Nous pique niquons rapidement dans un square, au milieu d'un village, inquiets par l'avancée de sinistres nuages noirs, annonciateur d'orages.
Puis vers 15h nous arrivons au Ranč, en avance sur nos prévisions horaires et sans avoir essuyé une goutte de pluie. Cool.

Les Gros reconnaissent avec plaisir les lieux, et retrouvent un paddock avec herbe et foin à volonté.
Nous, nous tombons en extase devant des bb tout rose. Soooo cuteeee !

Le soir nous fêterons cette prochaine adoption devant de délicieuses bramboráky.

Vendredi 25 Juillet

Et voilà il est temps de clore cette virée et rentrer chez nous. Après un copieux petit déjeuner nous laissons là tous nos bagages superflus, nous viendrons les chercher plus tard d'un coup de voiture, et partons sur nos dodus tous joyeux de prendre le chemin du retour. Bibi, tout nu, baguenaude comme un poulain. Nous ferons les 30 km qui nous séparent de chez nous dans la matinée, tant les chevaux sont frais de leur vacances !

Et nous voilà chez nous… 
Mickaël notre nouveau garde bestiole s'est admirablement bien occupé du zoo en notre absence... Nous pourrons donc repartir ! 

Arrivée au Ranč Málkov
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2013

Flânerie en Bohême
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25 Juillet 2013

Nous voici donc revenus de notre petite virée-vacances autour de chez nous, puisque suite à la défection un peu à la dernière minute de notre garde bestioles, notre projet de 3 semaines dansles monts du Krkonoše était hélas tombé à l'eau. Heureusement notre amie Susanne se proposa de venir au pied levé garder notre zoo, certes elle n'avait que 10 jours à nous offrir mais qu'importe ! 

Avec enthousiasme nous avons mis les bouchées doubles dans les préparatifs de départ, inventé un nouveau tracé adapté à ce nouveau et court laps de temps : nous irions là pas loin de chez nous à la découverte de la vallée de la Berounka. 

Alors vite vite nettoyer le matos, vite faire les ultimes réparations dedernière minute, vite préparer tout ce qu'il faut pour le zoo, vite tout
organiser pour le séjour de nos amies Allemandes... Et enfin charger les Gros et partir.  Voici donc la fine équipe (toujours les mêmes !) en vacances

10 heure du mat', départ dans le stress (comme toujours) car il y a à chaque fois le petit réglage à effectuer au dernier moment, la petite lanière qui d'un coup ne va plus, le latigo qui a disparu on ne sait où... Enfin tout un chacun est prêt et nous voici enfin partis.  

Dans la nuit il a plu des trombes d'eau, le ciel est couvert, incertain, à telpoint que nos Allemandes nous demandent si vraiment nous souhaitons partir maintenant ! Mais bah comme d’ordinaire aussi, ce temps menaçant n'est qu'un test de notre opiniâtreté.  
Il ne pleuvra donc pas de toute la journée... Bien sûr !

Le parcours est facile, court (à peine 16 km) comme voulu. En effet cette année à défaut d'un but à atteindre nous optons pour une sortie, vacances tranquilles, car à quoi bon se fatiguer à faire dukilométrage lorsqu'on ne souhaite que flâner dans la campagne ?
Passage sous l'autoroute : A nous l'Aventure vagabonde sans heurt ni pression.

L'heure du pique-nique arrive et un endroit idéalement ombragé nous tend les bras

Vers 16h nous parvenons à notre étape journalière et si nous avons un brin de difficulté  pour trouver un lieu où nous poser (nous rameutons tout un bistro pour ce faire) nous trouvons enfin un verger de pommiers pour nous accueillir. Nos hôtes du soir collectionnent les animaux et nous dormirons face à un immense parc rempli de chèvres naines, bouquetins, daims blanc, cygnes noir, poules naines et autres lamas, autant dire que nous sommes dans notre élément  !

Pour ne rien gâcher la vue est somptueuse, et nous nous endormirons bercés par les "leons" des paons tandis que les Gros font un sort à toutes les pommes du terrain...

 

 
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26 Juillet

La nuit a été chaude mais si bien animée par nos voisins à plume que nous avons merveilleusement dormi, et nous nous réveillons comme des fleurs dès 6h30. C'est l'heure du café accompagné des muffins maison traditionnels.

Puis nous voici "on the road again", vers 8h20 sans nous presser le moins du monde. Bibi a même eu tout son temps afin de contempler un brin abasourdi, les déambulations des dindons dans le parc en face !

Nous suivrons toute la journée, dans un confort absolu, le tracé rouge de cyclotourisme qui nous fera passer par de petits chemins serpentant autour d'un cours d’eau, affluent de la Berounka.
Le tracé est idyllique passant de petits chemins étroits en surplomb de la rivière à de larges passages menant à de nombreux "chatas" ces petites résidences secondaires plus « charming » les unes que les autres.

Le chemin enjambe romantiquement  le cours d'eau par d’étroites passerelles que les Gros franchissent avec flegme et professionnalisme

A midi nous nous arrêtons pour un pique-nique "pieds dans l'eau", ce qui avec la chaleur est plus que bienvenu. Et pour les
garçons l'expression "pieds dans l'eau" se comprend au sens premier !

Tandis que les Gros siestent peinards et que les garçons pataugent, je fais une p'tite lessive (quel excellent prétexte afin de me tremper moi aussi !)
Le tracé de l'après-midi est effectué sous un soleil brûlant et vers 15 h nous trouvons facilement où nous installer dans un élevage très chic de pur-sang. Les Gros bénéficient d'une splendide pâture, et nous pouvons poser notre tente à l'ombre des grands arbres, qui la bordent. Nous pouvons nous laver et nous rafraichir dans le"potok" (ruisseau, petite rivière) qui coule juste là. Que demander de plus ?

Nous mangeons tandis que les Gros discutent avec leur voisin de prairie, un grand et bêta Kladruber noir.
Puis nous allons visiter les lieus, étonnants : ici est réuni tout ce qui se fait de pluspour les chevaux, bien que pas toujours fort adapté aux besoins... ! Les deux Kladruber ont donc tout de "plus" y compris une machine dedistribution de bouffe automatique  !?
Nous allons ensuite dans la partie élevage du domaine afin d'acheter du granulé pour nos ventres à pattes. Nous en profitons pour admirer les habitants du lieu, poulinasses et leurs mères, Et surtout deux adorables cochons que nous aurions bien emmenés  sans compter la vache la plus photogénique du monde (sic Toto !)

Quelle chouette journée de vacances !

 
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27 Juillet

Hier soir j'ai eu un coup de fil d'Aline qui est actuellement en route vers Prague avec ses juments, elle était à une centaine de kms de Besançon et tout semble aller nickel pour elle.  Quelle bizarrerie lorsqu'on y songe, de pouvoir ainsi se parler chacune assise dans une pâture, se croyant un instant coupée de la vie usuelle et ses commodités modernes, c'est étrange mais quel bonheur de l'entendre et d'avoir d'aussi bonnes news de sa petite et vaillante troupaille.
 
Bref après une nuit extra malgré les cris et hurlements des deux Kladruber, pour des raisons encore non élucidées, nous nous préparons tranquillement et partons à 9 heures non sans avoir un brin papoté avec notre richissime hôte du jour, qui à son propre étonnement, se laisse toucher par le merveilleux du voyage... Aurions-nous fait un adepte ?

Comme annoncé il fait déjà bien chaud, et la journée promet d’être torride mais bah nous avons de l'eau, les Gros ont fait le plein comme des chameaux, nous devrions survivre !  
Nous nous arrêtons à la première Potraviny (épicerie) afin de faire 3 emplettes et un adorable monsieur nous apporte même de l'eau pour nos velus, ce qui est un fait à noter, car d'ordinaire les Tchèques ne sont aucunement prévenants. J'en profite pour mouiller les encolures, et nous repartons à petits pas.

Par chance notre tracé suit le couvert frais et ombragé de belles forêts, Les chemins sont chouettes et ô miracle fort peu envahis par les taons et autres horreurs volantes. Quel plaisir !

En fin de matinée nous tombons sur un bel étang qui semble aussi un lieu de baignade digne de figurer dans le film "Chat noir chat blanc". In petto nous décidons de nous arrêter et de monter le camp. En effet trouverions-nous un endroit plus idyllique ? Sûrement pas !
Sans nous en faire, en mode Free-style, nous montons notre bivouac sous l'œil tout à fait désintéressé des baigneurs, venus profiter de la fraicheur de l'eau. Les Tchèques ont ça de formidables qu'ils s'occupent essentiellement de leurs affaires et ne se mêlent pas de celles des autres. C'est fort confortable et pratique.  

Le programme de l'après-midi sera vite établi : sieste, baignade et... Lessive bien évidemment !

Le soir nous goûtons la recette de pains banik (additionné de framboises délicieuses), et est-ce besoin de préciser que tout va bien ...?

 
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28 Juillet

Après une nuit extra, nous partons vers 8h30, les Gros sont en pleine forme, bien reposés (ils peuvent) nous faisons un détour par la petite ville d'à côté afin de refaire notre stock de thon en boite et de pâtes, sans parler d'eau puisque la journée sera torride à nouveau.

Aujourd'hui notre tracé sera contrarié à cause de la résidence d'été du Président Tchèque et pas de chance, notre carte ne précise rien là dessus ! Sur des kms nous suivons la haute barrière qui entoure l'immense domaine, ce qui nous laisse le loisir de calculer grosso modo la zone circonscrite : 3500 km2 à vue de nez ... Joli jardin non ?

 Mais pour nous, en mode vacances peu nous chaut, enfin si on a chaud et même trèèès chaud puisque les températures grimpent, grimpent…Par contre pour ce qui est des chemins où nos pas nous portent, peu importe. Hélas cette résidence ne nous arrange tout de même pas vraiment, bloquant tous les chemins et nous obligeant à la contourner. Heureusement les chemins sont bien ombragés et roulants.

Vers midi 1/2 nous nous arrêtons pour une pause pique-nique plus que méritée. Les Gros peuvent siester à l'ombre de grands pins. Bibi ruisselle, le pauvre chou. Ces températures ne sont pas pour un IC ...

Les vallées, étroites,  ne proposent pas d'espaces suffisants pour nous établir, aussi malgré la chaleur nous devons avancer cet après-midi-là, sous un soleil brûlant. Par chance en traversant le village de Mestecko des gens sortent de leur piscine, proposent à boire aux
chevaux, tirent  alors un tuyau d'arrosage et cela nous permet de doucher les poilus qui ne demandaient pas tant de prévenance.  
Leurs voisins nous emmènent alors en dehors du village dans un endroit exceptionnel où une herbe haute et une rivière bien fraîche nous attendent.

Nous montons rapidement notre camp puis hop à l’eau pour une bonne baignade ! Comme le village est loin, Patrice tire l'eau de la rivière et en Mc Gyver patenté, il nous prépare de l'eau potable : un filtre pour les grosses impuretés fait avec notre fleur de douche, puis un comprimé de micropur par gourde et voilà nous ne nous déshydraterons pas aujourd'hui !

Puis tandis que nous savourons nos pâtes au thon, nous regardons le tracé pour le lendemain.
Un bon thé fait avec la menthe trouvée le long du chemin, et au lit.

 
 
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29 Juillet

Levés à 6h30 aux sons cristallins de la rivière et à ceux, un peu moins mélodieux des trains qui passent tous les 1/4 d'heure, quoique avec notre sommeil d'ours ils ne nous ont pas gênés le moins du monde.
Nous partons tranquillement vers 9h, sans nous bousculer, en empruntant le cycloroute qui passe sous notre nez et nous promet de nous emmener admirer des paysages charmants.
L'avantage indéniable de ces tracés cyclistes c'est bel et bien le calme et cette promesse de traverser sans heurt des endroits exceptionnels.

Bien évidemment cela reste des tracés pour vélo et nous tombons de loin en loin sur des obstacles,  telle cette passerelle. Celle-ci n'a l'air de rien mais elle surplombe la rivière d'une petite dizaine de mètres et se balance au moindre pas.  
Devant ma mine dubitative un papi en vélo nous affirme que le pont est "novy" (neuf)  je m'y engage alors du bout des pieds, suivie par mon Bibi absolument pas stressé, bien au contraire ! Pour me donner du courage je pense à Emile et à ses passages vertigineux dans les Andes, à Tintin (si si) et le trouillométre proche de zéro (j'ai le vertige, hélas) je termine ma traversée sans plus de difficulté. Le reste de la family suit sans encombre, y compris Gros Lu', à croire que je suis la seule à ne pas supporter qu'un pont se balance comme un
yoyo sous mes pieds !
Enfin nous reprenons notre route et je croise les doigts afin que les prochaines traversées de la rivière soient moins intenses en émotions... Par chance ce sera le cas ouf !

Nous arpentons sous un soleil torride (encoooore !) des forêts agréablement fraîches, et l'avantage de longer des rivières c'est de pouvoir s'abreuver aisément.  
Nous grimpons quelques monts avant de dégringoler vers la vallée de la Berounka.
La vue est superbe et Bibi, toujours curieux de tout, ne se lasse pas de contempler le paysage.
Là tout en bas, nous trouvons quelques campings admirablement situés dans un coude de la rivière. Nous repérons un coin d'herbe et allons demander s'il est possible de nous y installer. L'affaire est réglée en 2 secondes, et bientôt les Gros sont confortablement installés avec herbe à volonté et vue superbe.

Une fois le camp monté nous allons nager dans la Berounka délicieusement tiède. Quel plaisir !
Puis la petite lessive quotidienne effectuée (à noter les épingles àlinge nature faites par Vincent) nous allons
prendre une douche (froide...) car l'eau chaude n'est disponible qu'à certaines heures trèèès précises comme l'explique le panonceau... Bah qu'importe !  
Ne perdons pas de vue non plus que si le lieu était "chic" nu ln'accueillerait nos machines à crottins !

Une fois récurés, nous allons manger à une hospoda (auberge) située un peu plus loin. A peine le temps de finir notre dessert que le ciel, juste menaçant quelques minutes auparavant, libère de grosses gouttes de pluie.
Nous nous hâtons de rentrer, Patrice allant directement dans la tente, tandis qu'avec les garçons nous préférons assurer nos précautions en passant par la case des toilettes.
Tout à coup le ciel semble crever et des trombes d'eau et de vent s'abattent sur nous. C'est plus qu'impressionnant...

Nous restons plus d'une heure coincés dans les toilettes  avec une fuite qui s'écoule de manière fort peu rassurante par le spot du plafond.  

Profitant enfin d'une éclaircie, nous nous précipitons vers notre tente , elle a tenu tête aux éléments sans broncher, ce qui n'a pas été le cas d'une bonne part des autres tentes du camp, qui gisent éventrées ou aplaties un peu partout...
 Comme quoi avoir du bon matos ça compte... !
Enfin le ciel s'éclaircit : Après la pluie, le beau temps, n'est-ce pas ?

La vallée reprend alors sa quiétude et nous pouvons nous endormir paisiblement.

 
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30 Juillet

Après une nuit finalement parfaite, nous nous levons tard (7h) et nous nous offrons même le luxe d'un p'tit dej' à la buvette du camping   puis nous décollons sans hâte vers 9h30. Les vacances c'est BIEN ! 

Grâce à l'orage les températures ont fraichi ce qui est fort agréable.  Nous traversons la p'tite ville de Roztoky où nous faisons 3 pauvres courses. Aujourd’hui nous suivons à nouveau un tracé de cyclotourisme qui nous amène à mollement traverser la Berounka. Au niveau du tracé nous avions le choix, soit de partir sur une petite route en suivant le cyclotourisme, soit grimper dans des chemins avec une certitude de fort dénivelé. Ma fois au vu de l'orage nous pouvions être certains que ces chemins seraient dans un état pitoyable ce matin (voire impraticable) et vacances obligent nous ne tenions pas du tout à nous lancer dans un tel tracas. Bin non, ces vacances-ci étant placées sous le mot : cooool . Oui ! 

Nous avons donc opté pour la petite route soooo charming qui serpentait au fond d'une vallée touffue, où se nichaient maints incroyables chatas. Et puis la route était si tranquille que c'était un plaisir.
Tout au long de cette vallée encaissée nous avons croisé tout un tas de chatas, tous plus fun les uns que les autres : Certains en véritables  nid d'aigle pour Robinsons  sont impressionnants.
Nous quittons finalement la petite route pour des chemins bien ombragés et pas trop abimés par les trombes d'eau de la veille.
A midi, rapide petite halte sandwichs, durant laquelle nous pouvons admirer un bien étrange petit crapaud qui a élu domicile dans un énorme os !

Nous reprenons notre route, le temps se couvre... Vite vite les bâches & les ponchos ! Ouf voici la pluie et nous sommes tous en mode protection plus.
 Et puis heureusement qu'il pleut un peu, sans quoi nous aurions véhiculé nos vêtements de pluie pour RIEN ! Ah non alors !

Dans le p'tit bled de Kublov nous demandons à droite et à gauche s'il y aurait un carré d'herbe où poser notre équipage, mais que nenni : ici y a pas d'herbe (sauf les centaines d'hectares tout autour bien sûr) Nous cherchons lamairie, la trouvons et Patrice armé de son plus beau Tchèque va voir à négocier quelque chose... Ma foi les près communaux bin c'est pas possible non plus puisque c'est une zone protégée ici...  ...

Bien... On nous envoie donc à la maison Forestière et vue les explications idéalement parfaites nous tournons, virons, nous nous perdons, nous nous  agaçons, nous nous fatiguons pour enfin vers 17 h et à bout nous tombions sur la personne sensée nous attendre (nous étions passés 3 fois devant cette maison mais comme elle était fermée...)
La jeune femme, au demeurant adorable, nous installe dans un grand champ en jachère avec plein d'herbe pour les Gros. Avec un vif soulagement nous montons le camp tandis que les velus s'attaquent aux diverses graminées. De notre côté la
jeune fille nous a amené des légumes de son jardin ainsi que des œufs et nous faisons bombance.  Même Gros Lu' veut être de la partie et réclame sa part de pain Banik à laconfiture de myrtille !

C'est ensuite l'heure des menues réparations du soir et bien sûr c’est Patrice qui s’y colle.

Nous nous couchons avec satisfaction, la journée avec tous ces hauts et ces basa été fatigante... Mais nous ignorons qu'elle n'est pas finie... Tatatannnn....

 
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31 Juillet

Ehhh oui nous ignorons en nous couchant tout moelleusement dans nos duvets que cette nuit-là, nous serions réveillé brusquement par Fils Ainé qui, d'un coup d'un seul se précipite hors de la tente (en nous piétinant tous au passage) afin d'aller rendre tout son pantagruélique repas… 

Toto sort aussi pour voir ce qu'il en est et hop lui aussi vomit ! Puis Patrice… Et seule, fidèle au poste, je reste cramponnée à une difficile digestion tout en m'accrochant : digérer ou mourir … !
Le reste de la nuit sera donc ponctuée ainsi, on se rendort et l'un ou l'autre se jette hors de la tente afin de poursuivre la vidange de son estomac... Charmant n'est-il pas ?! 
Au matin Patrice et Toto vont plutôt pas trop mal, Vincent lui est HS... 
Par déduction nous pensons que les trop bons œufs si gentiment offert ont dû en réalité nous empoisonner... Beurck !

Ce matin-là le temps est couci-couça aussi nous plions le camp aussi vite qu'il est possible. Notez que je suis à peu près la seule vaillante du groupe de bras cassés. Bref Vincent est propulsé sur son Gros Lu' et nous retournons sur Kuglov où nous avions vu une Coop. Nous y achetons toute leur réserve de coca cola (6 bouteilles on n'ira pas loin !) et filons à petits pas trouver un endroit sympa où poser notre convoie de nauséeux. Vincent vomit allégrement à cheval, mais tient le coup. Bah comme dit Toto depuis le temps qu'on randonne on n'a jamais été malade, et bin ça c'est fait !

Finalement au bout de 10 bornes à peine, nous tombons sur THE coin idyllique. Sans plus hésiter nous installons le bivouac.
Il y a de l'herbe pour les Gros, de l'eau, de l'ombre, tout ce qu'il faut, le confort absolu. 

A coups du St Médicament Coca, Vincent se remet.

Tandis que les Gros profitent de leur presque jour de repos pour faire une bonne sieste, j’effectue une p'tite lessive (encore une !) grâce à l'eau "courante".

Nous bivouaquons face à deux jolis chatas, pour l'heure fermés. Patrice nous refait de l'eau potable, bref tout le monde se rétablit de l'attaque sournoise des œufs Tchèques : l'équipe survivra !

 
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1ier Août 

Après cette presque journée de repos nous nous payons le luxe d'une grasse mat' jusqu'à 7h, et à présent tous en pleine forme, nous nous préparons sans hâte. Il est 9h lorsque nous quittons ce petit paradis tranquille, afin de suivre une route peu fréquentée qui nous conduira à Hredle, où nous espérons trouver un commerce, afin de refaire le plein en denrées indispensables, du genre... Coca !
A Hredle nous tombons sur une petite Coop où nous pouvons refaire notre ravitaillement d’urgence.

Nous suivons toujours le tracé du cycloroute, et ma fois cela nous amène directement à Zdice qui est un passage obligé puisque nous devons traverser l'autoroute et il n'existe pas 10 endroits pour ce faire.

A Zedice des travaux obligent à une circulation en alternance, et peu importe pour les Gros nous passons sans nous en faire au petit trot, avec les autres véhicules, sous l'œil un brin rond des ouvriers Ukrainiens ! Mes octopattes velus sont extras, légers et attentifs, ils ont encore gagnés en facilité quel plaisir.   
Les Gros ont bien aimé cette phase "sportive" et continueraient volontiers, mais mieux vaut reprendre un rythme plus tranquille afin d'achever notre traversée de ville.

Enfin nous passons l'autoroute facilement avec le passage pour piétons protégé, puis le pont sous la voie ferrée, et enfin nous retrouvons la pleine nature et des chemins tranquilles. Ouf.

Enfin tranquilles c'est vite dit, en effet nous avons quitté le cycloroute qui continuait sur l'asphalte, au profit d'un tracé pédestre. Au début tout se déroule à merveille, chemin large et bien balisé, puis tout soudain alors que nous attaquons la pente qui grimpe à l'assaut de la colline, plus de voie…  Les marques se perdent dans un bush impénétrable... Bieeen... Nous prenons un chemin forestier, et nous nous enfilons droit dans la montagne. Nous finissons à la boussole dans une pente à 25% que les Gros avalent en mode commandos.
Arrivés au sommet nous nous arrêtons pour une pause bien méritée. Nous sommes tous en nage et exténués tant par l'effort que l'émotion. Allez, assez d'adrénaline pour aujourd'hui, c'est l'heure du pique-nique !

Une fois bien reposés nous voici repartis, là-bas dans la vallée, le Ranč Málkov  nous attend.

Les chemins sont à nouveau parfaitement roulants, et c'est une promenade qui nous amène à notre étape. Et puis le Ranch est là. Déjà...

Après une bonne douche les Gros se retrouvent dans une grande prairie, tandis que nous retrouvons les joies étonnantes de la civilisation : une douche chaude !

Et voici la vue depuis notre gîte, puisque ce soir nous nous offrons la vie de château : chambre tout confort et repas à l'auberge  

Ah ça, ce sont des vacances tranquillou…

Ce soir-là notre amie Susanne et sa fille Marie viennent nous rejoindre et manger avec nous. C'est un plaisir de les revoir tout heureuses de leur séjour en Cz, de plus elles ramèneront tout notre matos à présent inutile, puisque demain ça y est nous seront rentrés.

 
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2 Août 

Nous avons passé une super soirée en compagnie de Susanne et Marie qui nous ont donné des nouvelles fraiches et allègres de toute notre maisonnée.  Avec Marie nous nous sommes faites une nouvelle copine, une adoooorable cochonne naine !  Puis elles sont reparties à la maison tandis que nous allions apprécier le gîte du ranch.

Le lendemain allégés de tout notre matos et Bibi totalement "nu", nous partons pour une promenade de 35 km afin de rentrer chez nous. Nous connaissons le parcours par cœur et le retrouvons avec plaisir.
Il fait très chaud mais cavaliers et chevaux sont allants, tout en gaité de ne pas porter de bagages, ce qui nous permettra d'avancer plus que correctement, et à 10 heures du matin nous traversons déjà la Berounka.
Vers 11h nous nous arrêtons pour une courte halte sandwiches/boissons et permettre aux Gros de souffler un brin après leur matinée un peu plus sportive que d'ordinaire.

Nous passons au pied du château de Karlštejn, nous remontons la rue piétonne sur les 100 m fatidiques et comme d'habitude nous nous faisons engueuler par les flics, mais bah tant pis nous tournons à la prochaine alors qu'on ne nous fasse pas suer !
Nous sommes presque forcés de passer par là, sans quoi nous sommes contraint de remonter la nationale ce qui rallonge aussi le tracé. Donc en subissant les remontrances des policiers nous passons devant les boutiques débordantes de souvenirs made in china, et repoussant les masses de touristes ébahis mais ravis, nous parvenons à une petite rue qui nous amène directement dans la forêt : 15 km et nous serons chez nous...

Et voilà vers 14 h nous sommes à la maison et retrouvons avec bonheur tout notre petit monde avec néanmoins un pincement au cœur, notre escapade est finie...

 

 
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2012

Week end à Železná

Mars 2012

L’hiver semblant vouloir nous lâcher un brin les boots, nous décidons de partir pour une courte sortie sur le week end : nous irons au village de Železná où un gite nous accepte, nous et nos chevaux, ce qui est loin bien loin d’être évident ici !

En effet pour cette première sortie de début de saison nous assurons un confort inusité, pas de bivouac sous la tente, non non, mais le luxe inconsidéré de vrais lits.
Et pour une grande première c'en est une : Bibi est de la partie en cheval de bât.
Afin de ne pas le brusquer et que la sortie soit un plaisir pour lui, nous avons adapté de grandes sacoches trouvées il y a quelque temps déjà, dans un surplus militaire, ce qui permet d'avoir un peu de volume, peu de poids et qu'on reste dans l'éducatif rigolo. Les sacoches sont simplement remplies avec nos 4 duvets d’hiver, la clôture électrique et la trousse de toilette, soit exactement 6kg5 par sacoche. Ca va, il ne va pas s’écrouler sous le poids de sa charge, le poilu !

Immense chance, le temps est juste inouïe, les températures tournant autour de 25° et sera ainsi TOUT le week end ... On a même réussi à bronzer !
Pour ses 17 ans, un peu en avance, Vincent a eu un caméscope qu'il va étrenner, filmant à tout va, aidé par le pas bien linéaire et pas trop vif de Gros Lulu… !

Après le passage du petit pont en bois de Trebotov, nous abordons le test du Bibi-à-sacoche sur route, puis dans une vertigineuse descente après Roblin, le test à pied du Bibi-à-sacoche en descente, sans parler du test de la maniabilité et passage étroit et de la marche en main le long d’un ravin d’un côté et d’un fossé de l’autre. Tout se déroule on ne peut rêver mieux : Bibi et Pégous s’organisant à merveille, l’un derrière l’autre sans se gêner. Ces chevaux sont juste pâââârfait.

Après toutes ces "émotions" nous retrouvons la "civilisation" et traversons le village de Mořina, puis nous avançons tranquillement vers Velká Amerika (la grande Amérique ) où il est prévu de pique-niquer. C'est en fait un étonnant affaissement de terrain, plutôt impressionnant... Tout au fond là-bas en bas, se trouve un lac, pour l'heure encore complétement gelé.

Après un pique-nique plus que copieux et roboratif, car mémère a fait Bocuse tout le vendredi (faut arrêter de regarder top chef franchement !) qu'on se soit fait prendre en photo sous toutes les coutures par tous les Tchèques sortis se promener (nous ferons la une de « Fesse De Bouc de Cz » ce soir ! ) un petit café rapidement concocté sur notre fire profi, bien évidemment de l'aventure lui aussi, nous voici enfin repartis.

Les chevaux sont tout gaillards et seront juste parfait pour sortir de Velká Amerika par un sentier pédestre très étroit, parcouru par des familles entières de Tchèques venues à la campagne respirer "le bon air". L'ennui avec les Tchèques, que ce soit en voiture, en vélo ou à pied, leur seul mode opératoire c'est à la dégonfle Sur un sentier où ne passe de front qu'une seule personne ils s'en fichent, ils foncent ! Tant pis si en face se trouvent 5 chevaux. Heureusement nous avons l'habitude de nous adapter aux coutumes locales... n’est-ce pas ! Et puis fonctionner à la dégonfle ça ne me dérange pas plus que ça !

Bref...

Passé notre Grande Amérique local, les chemins sont à nouveaux tranquilles et très agréables, le ciel d’un bleu qui pourrait faire concurrence à la Provence, mais si !
Au creux d’une jolie vallée nous traversons une zone de ruisselets-marécages dans lequel Pégous voit ses tongs se faire aspirer, heureusement qu'elles sont rouges, en fait... On les retrouve parfaitement dans la bouillasse !
Emportée par l'habitude je passe la difficulté montée avec le gros poilu en longe derrière. Pégous se fiche de ce genre de choses, Bibi pareil, les voilà donc qui sautent allégrement sauf que... Les sacoches sautent elles aussi. Euuuuh ce n’était pas prévu ça ! Enfin rien de grave, l'une des sacoches tombe comme un rat mort entre les pieds du Hobbit, qui se fige aussitôt. Braaave bête, c'est bien de compenser la bêtise de sa mémère.

On remet le tout et nous repartons sans plus de soucis, mais au prochain ruisseau tout bête, on passera en main... Ca vaudra mieux !
Bref le métier rentre et pour Bibi ... Et pour mémère…

Nous traversons les gros bleds que sont Loděnice et Chrustenice avant d'aborder pour les derniers kilomètres, un looong plateau comme il y en a beaucoup en Bohême centrale. C'est lassant, surtout que circuler sur route en Cz ce n'est jamais bien agréable (rapport, entre autres, à leur conception dite de la dégonfle...) Ce jour-là d'ailleurs, alors que nous n'avions qu'à faire quelques centaines de mètres sur une petite route avant de retrouver des sentiers, nous avons failli nous faire aplatir par un bus, tous autant qu'on est.

Nous étions à pied afin de soulager les chevaux, et la route était sinueuse. Nous sommes passés à côté d'une zone de travaux, avec pelleteuse et tout le bataclan, lorsqu'au moment exact où le conducteur de la pelle verse son chargement de gravillons, un bus, genre énorme pullman pour touristes, se met en tête de nous doubler, le tout sans visibilité aucune. Quelle superbe idée n’est-ce pas... Il déboite juste derrière le cul de Blueberry la terrorisant du même coup, et semant la panique dans la queue de notre convoi équin. Finalement le bus n'a eu que le temps de piler avant de faire la une des journaux : un bus Tchèque ratatine tout une famille française !

Bref en voici un de chauffeur qui ne doublera plus de sitôt des chevaux, ça c'est fait.
Enfin une p'tite frayeur mais rien de plus.

Et puis ouf ça y est, nous parvenons au gite.
Alors pour une fois que nous allons en gîte, nous imaginions monts et merveilles, toutefois c'était sans compter sur le sens du mot "gîte" pour les Tchèques…

Nous avons grelotté toute la nuit dans une infâme chambrette, sans matelas pour ma part, directos sur le sommier (bah, dormir sur trop mou c'est mauvais pour le dos !) et heureusement que je n'avais écouté que mon instinct et emporté nos gros duvets d'hiver, malgré les affirmations du gars comme quoi les lits seraient faits... mais oui bien sûr !

Les chevaux seront stockés dans un bout de quoi ... ? Parking terre battue ?... d'une centaine de mètres carrés, avec ô joie du foin jaunasse (payé 8€) comme repas. Gros Lu' ne pouvant penser que c'est son dîner, croit que ce sont les toilettes et s'en sert de pissotière… Mouahahahhh

Le tout étant situé à côté de la route plutôt passante par laquelle nous sommes arrivés, j'ai plus que moyennement confiance, surtout que le gars à la nuit tombante s'organise un immense feu de joie juste en contre bas, et ma fois j'sais pas bien ce qu'il brûle mais ça pète bien, dans d'énormes gerbes d'escarbilles, ce qui maintient assez joyeusement le troupeau d'équidés.

Bref afin de sécuriser tout ce petit monde, je pose les entraves à Astor (le plus créatif de la bande des gais lurons) et tant pis il les gardera toute la nuit... Ce n'est certes pas le plus confortable pour lui (encore que il sait parfaitement se déplacer avec, voire même galoper ) mais au moins je suis certaine de retrouver toute la troupe au matin !

Enfin après une nuit où nous avons regretté notre tente, mais compensé par un p'tit dej' digne de Lucullus (muffins chocolat-noisette, barres de céréales maison) nous préparons les Gros qui ont finalement passé une pas trop mauvaise nuit, et quittons les lieux sans regret.

Le temps est toujours juste magnifique et les chemins s'annoncent extras.

Après un bref intermède comment dire ... Hum d'engueulade made in mémère à un Patrice, qui n'a pas équilibré les sacoches de bât comme il faut, malgré des consignes explicitées et articulées. On le voit sur les photos, ça tangue c'tte affaire… Nous remettons tout en bon ordre et repartons d'un meilleur pas. Booon Patrice ne fait pas non plus QUE des c****, il a entièrement refait l'hackamor d'Astor. Le vieux était merdique, il n'a donc gardé que les parties métalliques, et voilà avec quelques centimètres de cuir et de moumoutte , un hack' tout neuf. Chouette d’être un peu adroit de ses mains.

Nous parcourons de looongs chemins bien rectilignes sur lesquels mémère et son convoi d'octopattes s'endort. Mais qui étrangement, stimulent le Gros Lu' qui se retrouve en tête à trainer la petite troupe. C’est d’ailleurs sur ce chemin sans fin que nous croisons un collègue de Patrice, venu faire son footing ! le monde est petit.

Nous traversons Loděnice déjà parcouru la veille, bien que cette fois nous passons l'autoroute par un petit tunnel, ce qui est sans histoire pour les Gros qui ont vuet revu des hightway en Slovénie.

Enfin c'est la pause de midi, les Gros font une sieste bien méritée tandis que leurs humains se goinfrent. Qu’il fait bon de pique-niquer au soleil.
Après une bonne heure de pause et un bon café, nous voici repartis à nouveau en pleine forme, tant les uns que les autres.

Les chemins sont toujours et superbes et efficacement signalés, c’est que du bonheur.

Un nouveau ruisseau nous tend un piège, mais cette fois mémère assure et les Gros passeront tout sagement en main. Nous en profitons pour boire un coup, car purée, comme il fait chaud !

Et voilà encore quelques pas, quelques bois et champs à traverser, et nous serons à la maison…

Quel week end !









Samedi 17 Mars
Dimanche 18 Mars
Virée au Ranč Málkov
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14 et 15 Avril 2012


Après Aline en Octobre, voici Fanny son alter égo (n'oublions pas qu'elles ont toutes les deux fait un voyage Clermont Ferrant/Slovénie en compagnie de leurs 3 chevaux , voir leur blog :  http://lachevaucheevenitienne.skyrock.com/1.html ) qui débarque en Česká republika pour quelques jours de vacances entre deux partiels (elle est en médecine) alors bien évidemment que faire hormis l’emmener au travers des Terres de Bohême Centrale ?

Malgré une météo pessimiste, nous voici donc partis samedi matin, sans peur et tout joyeux, trépidant à l’idée de cette nouvelle petite aventure. Les chevaux sont eux aussi tout crétins, disons qu’encore plus que d’habitude, ce qui n’est pas peu dire ! Astor folâtre comme un poulain : la rando’ il adoooore, yesss !

Nous voici donc partis, Solopisky est derrière nous, la découverte de paysages inconnus devant... Au vu du temps, hum d'un Avril-ne-te-découvre-pas-d'un-fil, j'ai dégotté une suuuublime veste imperméable qui va à ravir à Miss Fanny, veste provenant d'un surplus militaire et de la poste anglaise... Why not ! Enfin au moins il est certain que nous ne perdrons pas notre Auvergnate, aucune chance !

Et donc lorsqu’on dit que Mister Astor folâtre c’est qu’en fait… Il fait le débile n’est-ce pas ! Mais Fanny demeure de marbre et les kilomètres s'enchainent rapidement. Nous passons au pied du château de Karlštejn, notre bijou d'architecture gothique, dixit les guides, et pensons tranquillement enchainer par un tracé balisé qui devrait nous emmener hors de la "civilisation", cependant comme il faut un zeste de piment à l'idée de mettre un pied hors de chez soi, il n'en est rien... Le balisage vert après quelques centaines de mètres, disparait corps et bien et nous dépose dans une impasse puisqu'en lieu et place de notre bucolique petit sentier un golf est apparu Certes il existait déjà sur notre carte obsolète (mais la seule qu'on puisse trouver) toutefois il cohabitait avec le balisage. A présent plus de chemin mais un green… Glups…

Que faire ? Continuer en faisant un détour terrible par une route nationale déprimante... Ou bien passer au travers du golf par les jolies routes parfaitement aménagées... Comme vous l’imaginez sans peine, nous avons unanimement opté pour l'option n°2 Au loin, là-bas, on aperçoit encore le château...

Bien évidemment après quelques centaines de mètres, nous nous faisons intercepter par le responsable tout affolé qui nous course poursuite avec sa mini voiture. Après explications et blabla et comme de toute façon nous voici bien trop engagés dans la traversée, nous finissons sagement notre visite VIP, sans même déranger un tournois (chuuuut !) ni même déposer un popo, la graaande classe !

Les golfeurs sont juste sidérés et restent leur club à la main, hébétés mais... Ravis Bah ce n'est pas tous les jours qu'ils voient 5 chevaux traverser nonchalamment leur étendue d'herbasse chimique !
Bref l'option s'est donc avérée excellente, et nous pouvons continuer notre route en cherchant une aire de pique-nique, car il commence à faire faim !
Comme vous le voyez vaguement sur les photos, le golf s'est étendu sur toute la colline, bloquant tout passage...

Enfin nous faisons une salutaire halte pique-nique dans une prairie verdoyante où sandwiches, œufs durs, muffins chocolat-noisette et café sont plus que bienvenus.
Ca y est sandwiches, café et muffins sont engloutis et nous reprenons notre route heureusement restaurés et reposés, quoique un brin somnolant... Serait-ce l'heure de la sieste ?

Tant pis pas de sieste mais un départ ramolli pour toute la petite troupe. Avec Fanny nous marchons en discutant mollement, Astor et Pégous nous suivant en dodelinant de la tête... Et là, soudain (nous voici abordant la séquence "Choc" puisqu'il en faut une !) déboulant d'on ne sait où, 3 kg de canidé hurlant, jaillit derrière les jarrets de nos deux endormis, les tirant brutalement de leur somnolence. Astor bien justement surnommé le Tracteur des Alpes, sursaute en pirouette et me fauche comme une brindille ! Booon les mamies ne rebondissant plus comme dans leurs vertes années, mémère s'écrase comme une bouse, damned, et en sera quitte pour une épaule "attendrie" et un mollet qui s'ornera peu à peu d'une magnifique carte de l'ex URSS. Au fil du temps on verra clairement le lac Baikal ressortir dans un superbe jaune, tandis que les monts de l'Altai se découpent dans un violet soutenu : quel magnifique hématome que voilà lo !

Mais bon une dose d'arnica dans les bajoues, mémère propulsée sur son Pégous et l'Aventure continue.

Le temps malgré toutes les prédictions, s'avère extra avec un soleil qui nous fait sortir les Ray Ban. Nous traversons de jolies forêts où les feuillages promettent le printemps, et chacun se détend. Fanny sur son Blond des Alpes peut même oublier ses cours de parasitologie. Mémère, une papatte en moins reste néanmoins toute contente, à croire que l'arnica aurait des vertus euphorisantes ! Vincent poursuit sa carrière de cameraman, au milieu de paysages doucement vallonnés.

Les chemins sont agréablement roulants, tout cela n’est que du bonheur. Derrière la colline, là-bas, devrait se trouver notre gite... Et... En effet... Vers 17h45 voici que surgit notre but de sortie et hébergement : le Ranč Málkov (prononcer "ranch" )
C'est une heureuse surprise Les chevaux sont lâchés dans une immense prairie idéalement clôturée, ils auront foin à volonté ("juste" 3 rounds à leur disposition) eau et copains à terroriser de l'autre côté de la clôture électrique.

Nos selles et autres matos sont bouclés à clef dans une belle sellerie et nous, nous renonçons tout subitement à une nuit prévue sous tipi... Au vu du froid et de la pluie qui se préparent nous préférons un vrai appartement tout confort. Bah on est chochotte et on l'assume.

Ce soir-là une soirée country est prévue et nous voici bientôt attablés devant un pantagruélique repas (galettes de pommes de terre ou bramboràky, steak cuit au feu de bois, palačinky en dessert) sirotant une bière au son de la musique country dans une ambiance étrangement "fin fond du Montana"  Trop trop chouette !

Mais bon ne rêvons pas la rando' ce n'est pas à la portée de tout l'monde... il faut un entrainement stomacal et une capacité à engloutir pintes de bière et crêpes au chocolat-crème fraiche qui ne s'obtient qu'après un looong entrainement Ehhh oui la rando' ce n'est pas facile !

Enfin nous nous traînons jusque dans nos lits pour une nuit bien douillette...

Après une nuit confortablement reposante et un p'tit dej' reconstituant, à la hauteur du dîner de la veille certes la bière en moins... Nous pansons activement nos fougueux destriers... Hum disons nos Gros qui ont bien profité de leur nuit, sellons et nous voici partis sous une petite pluie froide qui bah ne nous gâchera même pas le plaisir de cette sortie.

Et voilà le Ranč Málkov est derrière nous, mais qui sait peut-être au vu de l'accueil, y retournerons-nous ?

Nos jeunes se sont échangés leurs montures et Fanny doté du cheval-aide-cameraman a logiquement, aussi hérité du caméscope. Stimulé par le "fresh air" notre Tracteur Alpin est tout joyeux et là-bas mémère se traine sur son Pégous transformé en brancardier.
Nous avons 35 kms à faire par des chemins sympatoches, même sous la pluie.

Et puis il est déjà l'heure du pique-nique (cake salé, terrine de thon, muffins et barres de céréales maison... la vie est diablement rude en rando' )
L’estomac confortablement lesté, nous repartons allégrement, mémère toujours clopinante, Pégous faisant office de déambulateur. Nous contournons le château de Karlštejn dont on aperçoit la plus haute tour, tout au loin dans la brume. Vincent filme encore et toujours, nous promettant une vidéo haute en couleur.

Nous passons au pied du château, traversant le village aux multiples échoppes débordantes de souvenirs made in China, et créant l'évènement parmi les touristes. Cependant, une fois n'est pas coutume nous ne nous faisons pas insulter par les boutiquiers et pouvons sortir du village aussi agréablement que nous y sommes entrés. Ouf ! Nous retrouvons chemins et forêts qui nous ramèneront à la maison.

Voilà déjà Solopisky, sous la pluie qui tombe drue. Nous sommes trempés mais qu’importe !
Pour les ultimes mètres, Fanny se laisse même tenter par le test d'un Bibi Poilu, ce qui sera son baptême sur Irish Cob.

Et ça y est... L'aventure est déjà finie, chevaux et cavaliers sont revenus plus heureux et plus en forme qu'au départ en n'ayant qu'une hâte, repartir bien évidemment.

Lien vers le site du Ranč Málkov :

 http://www.rancmalkov.cz/





Halte aux paparazzis !
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Château de Karlštejn
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Week end avec Aline
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Samedi 29 Décembre 2012

Nous voici donc partis, par une belle matinée frisquette de cette fin d’année (à présent que le Fin du Môôônde est écartée !) pour une mini rando’ vers le Ranč Málkov où nous nous étions déjà rendus avec Fanny. Aujourd’hui c’est Aline qui nous accompagne cela va l'aérer avant ses partiels !
Le temps est frais, autour de zéro mais le ciel est dégagé, les Gros sont heureux de partir sur les chemins et nous... tout autant alors gooooo
Aline monte Astor, et les voici tout aussi délurés l'un que l'autre, à gambader par les chemins étincelants de givre
Pégous, fier et ardent tel une rude monture cosaque (du moins c'est ce qu'il croit) ouvre la marche de notre petit groupe, tandis que Vincent film encore et toujours tous les exploits plus ou moins glorieux de notre fine équipe…
Les Gros avancent d'un pas allègre, leurs ombres s'étirant sous le pâle soleil de décembre, et que, qui l'eut cru, nous nous risquons à n’échanger Aline et moi, que quelques "rares" paroles… Mouaie ?!
Traversant des petits villages aux maisons frileusement blotties autour de leurs cheminées fumantes, nous avançons gaillardement, les chevaux très peu chargés (pique-nique du midi, et une culotte de rechange chacun, ça suffit largement) batifolent et nous leur offrons de jolis trotting et quelques petits galops qui les épatent : comment semblent-ils penser, ces fous de z'humains nous font galoper en rando', mais où va le monde on se demande tssss !
Aline & Astor font une paire extra, cependant en essayant Bibi le lendemain, son coup de cœur ira à notre Hobbit pie ! Mais aujourd'hui, le Hobbit est monté par son Toto et ils s'éclatent ces deux-là, profitant à fond de cette sortie plus "sportive" que d'ordinaire.
Le jour décline, et nous approchons finalement de notre but, ce qui est rassurant somme toute !
Il est 16 heures passées, le soleil va bientôt se coucher, en effet nous sommes à l'Est ici, ne l'oublions pas ! Mais pas d'inquiétude le Ranch est là, tout proche… Plus qu'à remonter cette petite route bordée de cerisiers, pour l'heure tout transis, et nous serons arrivés.

Dimanche 30 Décembre 2012 

Après une soirée mémorable à l'auberge du gite qui ressemble à un saloon du fin fond des Rocheuses avec ses tables en bois patiné, ses bancs recouverts de peaux de moutons, ses tonneaux en guise de tabourets faisant face au bar, son immense cheminée réconfortante et son personnel ressemblant étrangement aux membres du groupe ZZ Top Ambiance et exotisme garantis !
Aline a ainsi pu goûter aux délicieuses bramboràky qui accompagnées d'une pivo sont quand même le must après une journée à cheval dans des chemins glacés !
La nuit a été tout aussi revigorante, et après un petit déjeuner tout aussi roboratif que le dîner (mais on n'en attend pas moins en Tchéquie) nous n'avons plus qu'à panser les Gros qui ont été tout autant chouchoutés que nous : nuit en box 3 étoiles, montagne de foin et de granulés (j'ai même dû insister afin qu'ils en donnent moins, ce qui a semblé désoler les palef' "ZZ Top»)
Et nous voici partis tout sereinement et bien reposés, dans la brume fraiche du matin.
Aucun bruit ne vient troubler la quiétude du jour, hormis quelques blabla du côté blondes de l'équipe…
Les paysages sont figés dans l'air froid, c'est beau l'hiver... Finalement..
Parfois il nous semble traverser les steppes de pays bien plus lointains, avec ces herbes pétrifiées par le gel.
Et comme la veille nous nous laissons aller à quelques trottings et galops bien sympas, que les Gros semblent apprécier tout autant que nous.
Dans l'après-midi le soleil pointe quelques timides rayons qui ne sont pas de trop pour nous réchauffer
Toto et Aline ont échangé leurs montures, Aline n'ayant jamais eu l'honneur et l'avantage de faire de l'IC ! C'est à présent chose faite, et c'est un vrai coup de foudre qu'elle a eu pour notre poilu des pieds : L'Irish Cob "c'est cro génial" !
Encore quelques kilomètres et nous voici rentrés, déjà... Gros Lulu ayant bien reconnu le chemin : là-bas derrière les collines se trouve la maison.
Et voilà notre week end/vacances est fini mais aucun souci à se faire : on y retournera.

 
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2011

Randonnée en Bohême du Sud
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Juillet 2011 La Bohême 

lorsqu'on ne parle ni d'un opéra ni d'une chanson, on parle de la région située en République Tchèque, bien entendu !
Nous voici revenus d'une petite virée en remontant la Vltava, la plus grande rivière Tchèque, depuis Prague jusqu'aux faubourgs de České Budějovice, aller et retour soit grosso modo 360 km.

Samedi 16 Juillet 2011

Nous voici partis !
Déjà l'ambiance se met en place, et les premiers passages un peu hard sont là. Nous qui pensions à une rando'-promenade nous aurons une rando'-aventure et puis voilà ! Mais il fait beau et les chevaux avalent les difficultés comme si de rien n'était.
Le tracé annoncé pour vtt s'avère, hum plus pour mules qu'autre chose, mais la vue est phénoménale. Notre 1ier bivouac sera à Trebenice, les chevaux ne se plaindront pas du gîte : ils ont de l'herbe jusqu'au ventre.
Et nous nous endormons confortablement avec la vue sur les Gros en train de mastiquer... 

Dimanche 17


Il fait beau, et il faudra en profiter ! On passe notre 1ier pont mais pas notre dernier…
Tout roule, bien que les chemins continuent à tester nos capacités motrices... Mais Gros Lu' étant croisé chèvre Alpine et dahu, passe partout, imperturbable.
Il fait chaud (je me répète je sais, mais comme ce ne fut pas fréquent ça fait du bien de le dire) heureusement il y a partout des ruisseaux pour s'abreuver et patauger
Les chemins restent et agréables et praticables, enfin on fait une halte pique-nique fort bienvenue, dans une forêt surplombant la rivière.
On repart tout ragaillardis et notez qu'il fait encore et toujours beau. On fait les touristes, on admire les paysages… Paysages qui dans leurs diversités ne sont jamais lassants.
Ce soir-là notre bivouac se fera dans un camping en bord de la Vltava. Les chevaux auront un grand paddock bien herbeux et nous tout confort, avec douches !
Vu le temps on aurait bien aimé faire faire trempette aux chevaux dans la rivière, hélas le seul accès "plage" était squatté par tout une armée de mères et de bambins, j'étais prête à y aller quand même, mais parait que ça s'fait pas de piétiner la progéniture d'autrui …
On s'est consolé en se faisant une plâtrée de pâtes au thon.

Lundi 18 Juillet

Après une nuit de tempête, pluie et vent en veux-tu en voilà (mais notre tente "pacher" a tenu yesss ) nous voici partis pour une journée à taux émotionnel fort.
On attaque ainsi direct par de petites sentes pour yack tibétains, surplombant la Vltava dans des vues grandioses et des à pics à la même mesure. Mieux vaut donc avoir et le pied sûr et ne pas trop être sujet au vertige...
Des arbres, abattus par les pluies de ces dernières semaines, encombrent le sentier. On parvient à en passer plusieurs, jusqu'au moment, où il est impossible et d'avancer et... De reculer ! A coups de machette nous nous frayons un chemin dans le bush, heureusement à cet endroit la pente est moins à pic, les chevaux passent tranquillement comme si c'était normal ! Ces animaux-là doivent fumer des herbes bizarres en cachette, ce n’est pas possible autrement !
Nous en serons quittes pour une bête sacoche éventrée comme un crapaud, que Patrice alias Mc Gyver, recoudra le soir même avec un latigo.
On pique ensuite direct à travers la montagne et retrouvons avec soulagement des chemins plus carrossables ! Nous redescendons vers la Vltava où les Gros boivent un coup bien mérité.
Les Gros sont en pleine forme, il fait frisquet mais il ne pleut pas, bref tout roule. Les paysages malgré le temps "peut mieux faire", sont superbes.
A Kamik nous rencontrons un monsieur qui nous propose de pouvoir bivouaquer dans ses 60 hectares de montagne !
Finalement après cette journée plutôt intense, nous aurons un bivouac magnifique, le plus beau et le plus paisible de toute notre rando'.
Nous revoyons attentivement le tracé du lendemain afin de ne pas retomber dans les sentes pour sherpa !
Et nous pouvons nous endormir tranquilles...

Mardi 19 Juillet

Après une bonne nuit réparatrice et un p'tit déj' bien agréable au bon air des montagnes, nous voici repartis pour une nouvelle journée.
Tandis qu'avec Patrice nous allons faire un petit shopping "en ville", les garçons et les poilus nous attendent en broutant le long de la Vltava. Après avoir refait le plein de pâtes et de boites de thon, nous voici partis !
Nous suivons bien évidemment un tracé balisé, et là hop nous tombons sur une barrière cadenassée Toutefois c'est sans compter avec Patrice-Mc Gyver qui armé de son multi tool va ouvrir ça vite fait bien fait.
Comme les journées se suivent et ne se ressemblent pas, aujourd'hui il fait très beau et les chemins sont faciles. Nous n'échapperons cependant pas à une longue descente sur route, qui nous amènera jusqu'à la rivière. Halte casse-croûte à Solenice, à l'ombre au bord de la Vltava et ô chance en dégustant de délicieux hamburgers achetés à un resto tout à côté. Chevaux et humains se reposent, c'est la pause idéale !
Une petite heure plus tard (jamais de sieste pour nous entre midi et deux !) nous voici repartis au top form. Nous traversons la rivière, une fois de plus, cette fois-ci sur une passerelle piétonnière. Trop fastoche !
De l'autre côté grosse et longue montée qui s'avère... pavée Oui, bon pourquoi pas, enfin ça ne dure pas et nous retrouvons de vrais chemins. Nous suivons le balisage bleu : notre destination : Radava
Et voilà nous trouvons une place extra dans un petit camping.

Mercredi 20 Juillet

Après avoir plu une bonne partie de la nuit, le ciel est chargé, mais pas de pluie. C'est déjà ça !
On plie tout rapidement des fois que les menaces se précisent...
Comme vous le voyez, les jours se suivent et patati patata Aujourd'hui il fait moche ET froid, voilà c'est dit ! Heureusement les chemins sont roulants, on avance bien.
Les rivières sont devenues les meilleurs amis des Gros dans lesquels ils boivent et pataugent à loisir.
Juste après cette rivière une grosse pente, quasi un mur, rendue glissante par les pluies ... Mais les poilus enclenchent les 4 chenilles motrices et grimpent sans même patiner ! En haut ce sont des blocs et des plaques de granites longeant un à pic vertigineux qui vont me faire blêmir... Moi mais pas les Gros qui crapahutent là-dedans comme des biques.
Enfin assez d'émotions et nous retrouvons un sentier tout pâââârfait. Ouf !
Les paysages ne sont jamais lassants, forêts, montagnes, plaines.... A Oslov nous serons accueillis chez un monsieur adorable, et logerons dans un terrain tellement couvert d'herbe que quasi on y perdait Bibi.

Jeudi 21 Juillet

Il a plu toute la nuit, et pas qu'une petite ondée comme ça, non des trombes d'eau. Les champs sont inondés on dirait des rizières.
Après avoir débarrassé la tente couverte d'une trentaine de limaces qui ont dû juger qu'il y avait trop d'eau dehors, et trouvé refuge chez nous ; nous plions rapidos, effrayés par le ciel lourd de nuages.
Alors que nous partons sans prendre le temps de déjeuner, notre hôte du jour survient avec un gros pot rempli d'un thé au miel brûlant, le meilleur que je n’aie jamais bu ! Ah là comme ça nous a fait du bien !
Et puis tout remis d'aplomb grâce à sa gentillesse, nous voici partis pour une nouvelle journée. Il fait.... Comment dire... Nous sommes à "4 couches" et les Nordistes et Belge sauront de quoi j'cause pour les autres servez-vous de votre imagination.
Nous affrontons la traversée "du pont de la mort qui tue», un pont trèèèès long (750 m) très passant (une nationale) doté d'un trottoir minuscule. Malgré le temps, la vue est superbe bien que j'en profite peu, hélas, car je dois tirer Bily (le chien) terrorisé par les camions qui nous frôlent... Heureusement les Gros eux, se contre fiche de la circulation et peuvent admirer la vue.
Après le pont nous continuons quelques centaines de mètres le long de la nationale avant de bifurquer vers des lieux plus reposants.
Enfin une petite halte pique-nique.... Hum en fait nous ne grignotons que quelques barres de céréales n'ayant pas trouvé à nous ravitailler en route. Tant pis nous avons tous des réserves de grassouillage idéalement prévu pour de telles occasions.
Tous parfaitement reposés, nous repartons d'un bon pas. Je ne sais pas à quoi était ces barres de céréales mais semble-t-il y avait pas que des fruits là-dedans... vu l'état d'euphorie des humanoïdes !
Le temps reste ce qu'il est, MAIS il ne pleut pas et c'est déjà parfait comme ça.
Arrivés à Vranov nous trouvons à bivouaquer... Au centre même du village ! Toto s'occupe du réchaud à bois pour faire cuire les pâtes, on a comme qui dirait un peu faim et tout va pour le mieux, puisque humains et chevaux mangent…

Vendredi 22 Juillet

Il a plu une bonne partie de la nuit, mais ce matin miracle, pas de limaces escaladeuses ! On se dépêche de tout plier et hop on part. Déjà il commence à pleuvoir.... C'était à prévoir.
Nous déplions les capes et tout va bien. A Dovbravka nous tombons sur une petite supérette où nous nous ravitaillons, biscuits et même bonbons remontent moral. Et puis il ne pleut plus, tout va donc au mieux.
Après Luznice nous nous arrêterons pour une pause assez méritée. On se payera même le luxe de se faire un café ! C'est trop d'confort tout ça. Au moment où nous repartons une voiture de policiers survient, nous demande nos papiers du genre qu'on se sent un brin dans la peau de Roms…
Boooon une deuxième voiture survient... Et une troisième (si si) car au village où nous avons dormi hier, soit Vranov, un vol a eu lieu et j'ai comme qui dirait l'impression qu'on croit que c'est nous qui avons fait le coup ! C'est un peu énorme.
Enfin en quelques secondes tout rentre dans l'ordre, le temps que j'exhibe nos passeports français et Patrice sa carte de directeur de la Komercni Banka ... Finalement on repart tout potes avec les flics.
Nous approchons de Tyn, la grande agglomération du secteur. C'est parfait nous pourrons y faire des courses, et chez un veto' acheter des croquettes pour le canidé ainsi que du maïs cassé pour Gros Lulu (le seul de la bande à être complémenté)
Traversée de la Vltava sur un pont gentiment piétonnier, à la vive stupéfaction de la population ! Puis nous terminons le passage de la ville par des quartiers tranquilles.
Enfin nous retrouvons nos sentiers balisés qui nous font longer la rivière. C'est très beau mais il ne faut pas glisser. Nous quittons Tyn, et trouverons à bivouaquer dans une ferme à Hnevkovice. Le menu du soir des Gros : pissenlits à volonté !
Ouf on peut tous s'endormir !

Samedi 23 Juillet

Un phénomène rare s'abat brutalement sur nous : il fait BEAU !!!!
Nous n'en profitons pas à sa juste mesure car Toto est totalement out, peuchère.
Il vomit et il est tout ramollassou... Ce n'est pas grave, c'est "normal" chez le Toto. Il est tellement actif qu'au bout d'un moment il ne manifeste sa fatigue que lorsqu'il est au bout du bout du rouleau.
Donc on le hisse sur son Bibi et roule ma poule. Il a eu le choix entre rester agoniser dans le fossé ou venir... Il a préféré venir… Finalement… !
On va longer la rivière un long moment, et c'est fort agréable. Puis nous quittons les bords bucoliques de la Vltava pour la forêt.
Toto est toujours vivant... tout va bien ! Nous traversons quelques paisibles villages.
Une dernière forêt à traverser avant l'étape, forêt toute parsemée d'étangs débordants de canards et bourrés de lignes droites endormantes. Après avoir traversé un ruisseau dissimulant hypocritement toute une bande argileuse dans laquelle mon pauvre Pégous perd ses tongs (que j'irai rechercher à tâtons dans la gadoue bénissant leur couleur rouge), dans laquelle tout le monde s'enfonce jusqu'aux genoux, pourtant à peine sortis de la boue nous subissons une attaque en règle de guêpes kamikazes, enfin nous parvenons au camping de Hluboka. Il était temps !
Les chevaux auront une vaste superficie d'herbe haute, et nous, deux chatas. Toto va immédiatement faire une sieste dont il se relèvera frais et gaillard.
Finalement tout s'organise nickel, demain c'est journée repos, déjà prévue à l'avance.

Dimanche 24 Juillet

Au programme : trainasser comme des touristes, se requinquer à coups de palacinka (crêpes) des fois qu'un vacillement fugitif nous tombe dessus, et s'occuper de la lessive ! Pouarf quelle journée éreintante !

Lundi 25 Juillet

Nous voici repartis avec un temps maussadement froid, mais pas de pluie. C'est déjà ça. Ouf. Aujourd'hui nous ferons pas mal de route afin de contourner cette centrale nucléaire. Pas l'choix. Heureusement les bas-côtés sont larges, et les tchèques peuvent bien nous dépasser à fond on s'en fiche et toc.
Ensuite de quoi nous irons nous remettre en mangeant dans une hospoda (auberge)... la vie est terrrrible en rando' et les souffrances multiples, chacun peut un juger n’est-ce pas ! Tandis que les Gros siestent à l'ombre et que pour eux aussi les épreuves sont incommensurables.
Le soir nous trouverons un bivouac impec' chez un jeune genre mecano/bucheron. De l'eau, de l'herbe et une jolie vue... Avec une auberge pleine de palacinka juste de l'autre côté de la rue
Après avoir pris au moins 3 kilos dans la journée, nous pouvons nous coucher...

Mardi 26 Juillet

Après avoir royalement dormi... Enfin on dort comme des souches toutes les nuits et c'est l'inverse qui serait à noter, on prend luxe extrême, le temps de boire un p'tit café accompagné de biscuits, on ramasse toutes nos affaires sous l'œil rond et fasciné d'une "baba" (mamie !) et de ses chiens aussi rondelets et hors d’âge qu'elle !
Et nous voici en route.
Bientôt nous pénétrons au cœur d'une immense forêt genre parc national, superbe bien que les loooongs chemins rectilignes et souvent... bitumés soient lassants De surcroit des hordes de taons sanguinaires se jettent sur nous, piquant indistinctement chevaux et humains. Au bout d'un moment ça devient agaçant, voire pénible. Si si je vous assure !
Toutefois le temps est au beau, frais juste idéal pour marcher. On croise quelques randonneurs à vélo, leurs montures toutes chargées de divers paquetages, la route en vélo doit être sympa je l’admets.
Nous sommes comme pas mal de fois tout au long de notre périple, sur le E 10 l'un des Sentiers Européens de grande randonnée, celui-ci commençant en Finlande. A midi petite halte au cœur de la forêt, pour un pique-nique vite expédié : prenant la relève des taons ce sont les guêpes qui viennent s'amuser avec nous. L'après-midi, ouf le tracé sera moins lassant, on finit par sortir de la forêt. Ça fait du bien de revoir des champs et des maisons !
On trouve à installer notre bivouac juste après un camping public, tout à côté d'une rivière... Et d'une auberge. Il fait si beau que les garçons... Se baignent !
Après une p'tite virée à l'auberge nous pouvons nous coucher. Le chien lui, a bien fait de venir... Il sert admirablement bien de coussin !


Mercredi 27 Juillet

Levés comme tous les matins aux alentours de 6h, nous entamons notre routine matinale, abreuver les Gros, démonter la tente, le paddock et tout ranger au petit poil près. Nous voici parti pour une nouvelle journée qui s'annonce belle et chaude.
Aujourd'hui nous suivrons le tracé vert.
Après quelques centaines de mètres le chemin attaque direct par un escalier grossièrement taillé, suivi par un raidillon en forme de mur. Et bé dès le matin pouarf ça réveille. Ouf nous voici en haut Les Gros eux, n'ont eu aucun souci seuls les humains ont patiné et craché leurs poumons !
Enfin on retrouve des chemins en accord avec des gens nourris aux palacinka. Hormis quelques passages de ruisseaux -fossés, la journée sera tranquillou.
Les kilomètres s'enchainent paisiblement même pas troublés par le passage d'un énième pont. Celui-ci étant doté d'un large et confortable trottoir. Nous retrouvons des forêts sympatoches, quoique toujours peuplées par des créatures volantes perpétuellement affamées… Brrr
Mais malgré tout il fait toujours BEAU !
Le bivouac se fera au milieu des bois et des chatas. Trop bien !
Pour cette rando' nous testons un réchaud à bois (Fire Profi 128) et franchement c'est bluffant Nous voici conquis, je pense que nous n'utiliserons plus que ça à l'avenir. Bye bye gaz et recharges lourdes et volumineuses. Les Gros ont une fois encore, un grand paddock bourré d'herbe haute et grasse (pour faire bonne mesure !) et nous allons tous pouvoir nous reposer sereinement...

Jeudi 28 Juillet

C'est une brume compacte qui nous accueille au réveil, qui, on l'espère est annonciatrice de beau temps. Les chevaux qui abusent un peu des pissenlits ont une légère "cagougniasse" d'un élégant vert fluo. Toutefois cela n'affectant l'entrain et le moral de personne, nous voici partis.
Nous partons par quelques jolis chemins qui vont bientôt se transformer en beaucoup d'asphalte,
et oui hélas…
Nous allons à Orlik... Là où Pégous va se rendre coupable d'un crime des plus vils, il va popoter devant la poste Une bonne grosse merdouille d'un vert mais d'un vert !...
En fait ça ne fait pas rire, on s'est fait pourrir par la populace ! Que dis-je quasi lyncher avec goudron et plumes ! Enfin en louvoyant entre les orages (humains et climatiques) nous parvenons à Jelence où nous bivouaquerons.
Un monsieur nous proposera un terrain à la sortie du village ainsi que... De nous doucher chez lui !!! Ils nous proposeront même une collation digne d'une collation Roumaine, un truc de dingue avec thé, gâteaux au pavot, tartines d'omelette, vin croate, fromage de béééé (c'est tout ce que j'ai compris désolé !) jambon...etc.
Nous qui venions juste d'essuyer un refus des maisons voisines pour un peu d'eau potable (remplir deux gourdes), purée que ça fait du bien. Ce bivouac n'est pas le meilleur qu'on ait eu, mais bien le plus chaleureux.
La tente est hâtivement montée sur un vague chemin, loin des hautes herbes couvertes d'araignées épeire affreusement grosses, terrifiantes et tout ça
Les Gros eux s'en balancent de ces détails et doivent d'ailleurs en avoir boulotté quelques une en se bourrant d'herbe !

Vendredi 29 Juillet

La nuit a été tranquos, nulle Arachné ne s'est aventurée dans la tente, le matin par contre est mouvementé, nous sautons tous hors de nos duvets car Blueberry, la jument de Patrice a couché la clôture en se roulant, c'tte tarte
Brève poursuite des mustangs assoiffés de liberté : 10 mètres jusqu'aux champs de luzerne à côté
Bon bin comme ça on est levé, ça c'est fait
P'tit déj', empaquetage du matos et nous voilà sur les routes. Le temps est un peu couvert mais il ne pleut pas, que demander de plus hein ?
La journée sera bien agréable avec des chemins comme on les aime et très peu de route. Chouette.
A midi nous trouvons une hospoda qui ne demande qu'à nous servir un repas pantagruélique... Comment refuser ?
Les Gros siesteront sous protection divine en attendant.
Comme en Roumanie ou en Slovénie nous croisons ces remorques-ruchers posées au milieu des champs et des bois. La route l'après-midi est aussi sympa que celle du matin, bien roulante. Nous trouvons à poser nos pénates ambulantes dans les arrières cours d'un hôtel.
Il y a de l'herbe, de l'eau et ô luxe inouïe... des wc ! Comme chaque soir Bily participe activement à l'installation du campement… En s’écroulant endormi sur les tapis des chevaux ! Finalement la pluie ne commencera à tomber que lorsque tout sera parfaitement installé et en ordre. C'est ça l'organisation !

Samedi 30 Juillet

Ultime et dernier jour de rando', ce soir nous serons chez nous. Ça fait bizarre...
Mais bon pour l'heure nous n'avons pas le loisir de nous poser 1000 questions métaphysiques, la pluie tombe sans discontinuer (la tente est encore à nouveau prise d'assaut par des limaces hydrophobes) nous plions tout hop hop avec efficacité et rapidité et tout emberlificoté dans nos "sublimes" tenue de pluie, nous partons vaille que vaille. Pour faire court on donne dans le style Hobbit en partance pour le Mordor … D'un commun accord, nous décidons de faire l'étape d'une seule traite, parce qu'il pleut VRAIMENT A ce rythme on va finir soluble...
Entamant une véritable retraite de Russie, nous avançons à marche forcée.
Dernier pont à franchir et dernière montagne à passer, là-bas derrière c'est chez nous…
Les chemins sont transformés en bourbiers, les arbres sont tombés en travers, c'est un peu l'horreur mais le regard fixé sur notre chez nous (j'imagine déjà mon canapé !) nous avançons gadouillant et glissant tout à la fois.
Et voilà en face c'est Solopisky, le hameau tout à côté de notre maison.
Nous sommes de retour ! Youpi !

Photos en Bohême
Week end à Beroun
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 Octobre 2011

Profitant de la venue d'Aline et son copain à la maison, nous organisons une p'tite virée sur le week end afin de leur faire visiter la campagne Tchèque, et quoi de mieux que de le faire à cheval n'est-ce pas ? 
Bien évidemment "l'été" se termine brutalement pile samedi, et nous passons de 25° à 10° avec pluie... Mais rien ne nous rebute et hop toute la p'tite troupe est à cheval et nous voici partis pour 25 kms à travers la Bohême Centrale. Romain, le copain d'Aline monte pour la 3ième fois et ma fois se débrouille comme un chef dans le maniement du Gros Lu’.
Les chemins sont sympas... Même sous la pluie ! Et déjà c'est la halte casse-croûte.
Le temps que tout l'monde soit à cheval et tout le toutim fixé organisé, nous sommes partis tard, et la faim se fait sentir. Après quelques nourritures reconstituantes, avalées sur le pouce cause de glaglature avancée nous repartons allègrement.
Nous passons au pied du château de Karlštejn, l’un des lieux les plus touristiques de la République Tchèque. Le château, bâti sur une éminence, est en effet très impressionnant. En nous frayant un passage dans la nuée de touristes nous parvenons tout en haut, et après un petit passage périlleux de quelques marches d’escaliers rendues glissantes à cause de la pluie, suivi par un sentier très étroit et encombré lui aussi de touristes, nous parvenons à retrouver la quiétude des petites sentes qui hument, hum la pluie à défaut de la noisette, mais qui sont bien tranquilles.
L'après-midi est tout d'même moins pire et plus meilleur (mais oui !) que le matin, et de temps à autre un pâle rayon voudrait s'insinuer au travers du feuillage. Et... Enfin... après quelques atermoiements nous parvenons en vue de Beroun. Nous trouvons un hébergement "de luxe" dans un petit camping, avec vaste paddock bien herbeux pour le troupeau, et petits chalets pour les humains. Le rêve.
Après quelques pizzas mangées en grelotant, puisque les chalets ne sont pas chauffés, chacun gagne ses pénates pour une bonne nuit réparatrice bien que toutefois glaciale. Heureusement entre les duvets et les couvertures du gîte, nous parvenons à ne pas finir gelés comme « des crottes » comme le disent de manière si distinguée nos amis Québécois.
La nuit a été en fin de compte bien reconstituante tant pour les humains que les poilus qui ont pu se reposer (et surtout se goinfrer !) dans un vaste paddock, Patrice ayant prévu bien graaand afin d'y caser les 6 velus à l'aise.
Après un petit dej' qui fait plutôt du bien par ce petit matin bien frisquet, nous préparons hâtivement et activement les Gros, et nous voici partis, en commençant par la traversée touristique de Beroun, le centre-ville historique, la grande place, nous visitons tout !
Enfin nous laissons bitume et boutiques pour retrouver un peu de nature, et... Il ne pleut TOUJOURS pas ! Nous marchons dans de petites sentes bien agréables, qui serpentent dans des bois tout auréolés du flamboiement de l’automne.
Les paysages sont chouettes, surtout depuis que nous nous sommes accoutumés à « l'hiver ». Et puis il est midi et là-bas n'est-ce pas une hospoda (auberge) qui se profile ?
On attache les "fauves", on les décharge et nous partons gaillardement reprendre des forces... Des fois qu'on en ait perdues… !
Après un repas bien roboratif, nous pouvons reprendre la route. Romain toujours tranquille tandis qu'Aline tente encore et toujours de dompter son dragon !
Nous retrouvons les sentiers vraiment sympatoches, rehaussés par les couleurs automnales.
Les paysages ici changent vite, nous n'avons jamais le temps de nous lasser, passant de collines boisées à de vastes prairie, avant de regagner des endroits et des chemins connus. Nous sommes bel et bien sur le chemin du retour.
Le temps restant partagé entre pluie et pas si moche, cette indécision nous convient bien ! Nous voici presque arrivés à la maison et les filles papotent encore et toujours, d’ailleurs elles n’auront fait que ça durant le week end… !
Et voilà Solopisky est là, juste devant nous, nous sommes rentrés chez nous.
Une très chouette sortie, malgré le temps.

Château de Karlštejn
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Week end du 8 et 9 Octobre 2011
Vallée de la Berounka
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Les Gros très en forme
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