The French Family
Le départ !
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Jour 2
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Isabelle et son Pégous
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Vincent et Astor
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Patrice et sa chérie...
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Toto et son mini Troll
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Jour 3
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Enfin sous la tente !
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Eh oui ça grimpe
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Il faut savoir marcher
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Recherche de l'iti'...
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Il fait trés trés beau
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Filoose
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Paysage Slovène
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Toto toujours content
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Jour 5
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En pays Karstique
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Ne pas oublier les ours !
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Arrivée à Lipica
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Week end 1ier Août
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Filoose trotte
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Vincent et Astor
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Patrice et Blueberry
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Blablabla...
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Paysage Slovène
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Avril 2010
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Région de Postojna
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La-bas...
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le château de Predjama
Bibi
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En Carniole
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Les gars !
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Staf' & Tsuica
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Octobre 2008 dans les prairies à Sticna
Traversée de la Slovénie
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Juin 2009 Traversée de la Slovénie de Sticna à Lipica

Nous cogitions depuis quelque temps un drôle de projet : rallier Lipica (prononcer Lipizza car c'est là le berceau des... Lipizzans) depuis chez nous c'est à dire Sticna à 30 km de Ljubljana.
Voyage grosso modo de 150 km que nous diviserons en 7 étapes comptant entre 20 et 25 km.
Nous partons avec Vincent 14 ans accompagné de son rutilant Tracteur des Alpes, ainsi que Toto 11 ans avec son Troll Nain, Mister Kid lui-même.
Patrice aura sa Pétasse à Taches comme monture et moi-même mon Pégous d'Amùùùr of course sans oublier Filoose notre fidéle bodyguard, notre chienne venue tout droit des rues de Bucarest !

Voici une carte afin de vous illustrer plus mieux bien comme il faut notre parcours car un je ne sais quoi me dis que certain doivent flotter au niveau de la géographie Slovène
Voyage qui se fera en autonomie, nous emportons tente et autre matos de camping, plus clôture électrique pour les chevaux afin d'être paré à tout... Ou presque

Jour 1
Mercredi 17 Juin


Dans la nuit un gros orage, nous donne tout à coup quelques appréhensions légitimes pour la journée à venir. Appréhension tout à fait futile car bien au contraire un temps idyllique va nous accompagner tout au long de cette première journée, ni trop chaud ni trop froid : l’idéale afin de débuter en douceur cette Aventure.
Départ à 11h passé, beaucoup de temps de perdu afin de mettre en place les ultimes réglages et que tout le monde soit fin prêt. La petite lanière d’un charvin par-là l’autre sangle ici et ces latigos ailleurs.
Blueberry s’est cognée le haut du crâne on ne sait où et se trimballe avec une grosse bosse, c’tte crétine. Elle semble cependant bien aller, alors ointe d’une bonne épaisseur de vaseline (suivant la recette secrète de notre gitane du Gard…) elle est fin prête au départ.
Tout le monde est en pleine forme hormis la Miss à Taches, fort agacée par sa bagagerie qui n’est pas assortie pile poil à sa selle, brrr quelle faute de goût ! Cela la fera fouailler de contrariété pendant toute la journée. Ah ces filles franchement !
Les autres dés les premiers centimètres optent pour un comportement de cheval de rando ‘, comme s’ils avaient fait ça toute leurs vie. Trop facile ces animaux-là.
Avec Toto nous testons des rênes en drisse marine acheté dans une sellerie etho', les miennes sont d'un rouge bien... Rouge et me seront un vrai plus tout au long de cette aventure
Mon Crapaud quant à lui, transbahute sacoches, charvin et la tente 4 places, tel un sherpa avec un flegme et une énergie joyeuse et inébranlable.
Aujourd’hui pour le premier jour nous avons prévu une petite étape de mise en jambes de 15 km. C’est peut mais suffisant pour tous nous mettre dans le rythme.
Nous allons donc jusqu’à Krka. Nous passons devant la source et les grottes (les chevaux grimpent les escaliers en pierres taillées sans même y laisser un pied, trop fort !) et continuons après le village où nous commençons à chercher un p’tit coin où passer la nuit.
Après Krka une ferme semble nous appeler. Nous laissant guider par notre feeling, nous toquons à la porte et commençons à palabrer avec une sympathique jeune fille… Qui nous conduira à nous installer pour la nuit dans un vrai palace : immense pâture pour les chevaux, boxe neuf pour nous !
De la rando’ 3 étoiles en sommes !
Pour une première journée personne n’est fatiguée, Filoose notre vaillante chienne Roumaine a bien suivi en reniflant chaque poubelle sur le trajet, et dort à présent roulé en boule. C’est que c’est fatiguant de faire la route et le contrôle des ordures en sus, pour un petit chien comme ça !
Les chevaux broutent et nous buvons un thé. Ça pourrait aller plus mal…

Jour 2
Jeudi 18 Juin


Après une nuit à grelotter dans notre palace et nos duvets pour conditions non extrêmes, nous sommes debout dès 6h. P’tit dej’ composé d’un café bien chaud et d’une barre de céréale et nous commençons à emballer nos affaires sous les yeux ébahis des gens venus nous voir faire. Mieux que Bartabas ou Lorenzo !
Les chevaux ayant passé leur nuit à gambader comme des tarés et se goinfrer d’herbe grasse (qu’ils élimineront en gros popos vert tout au long de la journée, beurk) vont on ne peut mieux.
Ce matin, expérience oblige, on réussit à mieux arrimer notre matos, et question nœud de pendu je deviens carrément imbattable !
Départ pour le E7, puisque le projet est de rallier Lipica en suivant les sentiers Européens de randonnée. A 8h35 exactement nous voici en route
Nous marchons sur une petite route avant de tomber sur le chemin Européen. Nous le suivrons toute la matinée sur de longs chemins blancs, en tuf plutôt meurtrier pour nos deux pieds nus. Mais nos deux courageux compagnons assurent et avancent sans rechigner. On monte, on descend fort heureusement les sous-bois sont frais et nous protègent pas mal du soleil, car aujourd’hui la chaleur est au rendez vous
Il fait chaud et les French touristes sont de sortie !
Arrivée à Videm à 12h30, où nous trouvons un pub faisant face à un mini market où nous pouvons acheter quelques provisions. Nous mangeons au pub des sandwiches arrosé de coca tandis que les chevaux se reposent au frais sous un châtaigné, attachés à une barre d’attache installé tout exprès. Ils se remettent tranquillement en se tapant une bonne sieste, alors que Filoose ne dort que d’un œil en gardant les bagages. Gard au mollet de qui s’approche !
Les chevaux s’abreuvent copieuse d’une eau tiré d’un puits par un papi qui donnera même à boire à Filoose dans une petite gamelle. Ah ces slovènes !
Enfin nous repartons.
Il fait très chaud. J’ai mis ses baskets rouges à Pégous, qui avance d’un pas gaillard, les doigts de pieds en éventail dans tant de confort.
Par on ne sait quel miracle nous ne nous perdons pas (merci Garmin) et à 17h45 nous parvenons exactement là où il était prévu qu’on arrive. Trop d’la balle !
Le tout après une interminable montée de plus de 3 bornes sur macadam, que Pégous fera quasiment tout en tête, la fleur au fusil.
Arrivée tout là-haut, il y a 3 maisons de regroupées. On tente notre blabla habituel et nous atterrissons dans une petite maison et les chevaux dans une immense prairie. Le gars leur distribue même de l’aliment, une sorte de granulés trempé façon porridge.
Bref ce soir c’est à nouveau le grand luxe ! Toto se demande un peu quant enfin on testera notre tente, et Pégous s'il ne trimballe pas justement cette tente pour rien !
Les chevaux malgré la chaleur et le dénivelé, n’ont nullement souffert de leur journée, ils sont ronds et aucune blessure ne vient nous gâcher notre bonne humeur. Le bobo de la Pétasse à Taches aidé par notre vaseline miraculeuse, s’est déjà résorbé de moitié. Que demander de plus ?
Un bon repas de pain + pâté et… Apfel Strudel fait par la mamie qui nous héberge, le tout arrosé de lait tiède et délicieux et nous pouvons nous endormir confortablement. Demain une autre journée nous attend…

Jour 3
Vendredi 19 Juin

Levé 6h comme ça semble devenir une habitude, après une excellente nuit. Nous nous préparons tranquillement, café tartines de nutella, ce confort frise l’indécence.
Les chevaux ont passé une toute aussi bonne nuit que nous et sont prêt à repartir.
Petit parage pour nos pieds nus afin de refaire le roll mis à rude épreuve hier. Un coup de râpe que zhom manie à présent avec une dextérité admirable et tout va on ne peut mieux. Pégous rechausse ses baskets, il se sent tellement bien avec que ce serait bête de l’en priver. Nous parvenons à encore un peu plus optimiser notre paquetage et à 9h nous voici parti. Aujourd’hui étape facile de 21km ; où nous quitterons le E7 afin de poursuivre notre voyage sur le E6 qui nous mènera quasiment jusqu’à Lipica. Today est le jour de la chemise propre : quelle chance !

Les chevaux sont allant sur une route qui sillonne les crêtes, nous offrant une vue époustouflante ainsi qu’un vent léger et rafraichissant des plus appréciable. Il fait chaud et nous abreuvons les chevaux sitôt que nous en avons la possibilité
Des lipizzans ahuris, nous regardent passer sans trop en croire leurs yeux ! Nous avalons une grosse partie de l’étape et parvenons jusqu’à un gros village où une « Gostilna » (auberge) semble nous tendre les bras. Nous nous arrêtons pour y manger un repas délicieux et roboratif, tandis que les chevaux se reposent attaché à la traditionnelle barre d’attache et que Filoose surveille d’un œil acéré tout le matériel.
Un petit tour au mini market d’à côté s’impose et nous remettons les bagages en place avant de repartir tous bien reposé.
L’après-midi sera très chaud, mais heureusement un vent léger nous accompagne encore. Pégous et ses baskets neuves « qui court vite » caracole en tête, même lorsque nous abordons une longue et périlleuse grimpette tout en dalles et éboulis. Merci les Renegades !
A 17h nous voici parvenu à notre étape du jour.
Ce soir néanmoins, pas de paddock grandiose pour les chevaux ni de maison pour nous. Une très gentille dame nous prête cependant un vaste coin d’herbe où nous installons un paddock pour les velus. Finalement la clôture électrique n’a pas fait le voyage pour rien, de même pour la tente que zhom et Toto installent face à une vue à couper le souffle, tandis que Fils Ainé secoue son charvin envahie de fourmis !
Et voilà ce soir nous goutons au sel de la « vraie » rando’. Nous mangeons avec appétit du pain accompagné de diverses pâtes dont les Slovènes sont friands (même au goût pizza !) et en dessert des enfants nous apportent de grandes branches de cerisiers couvertes de cerises juteuses, un délice !
Filoose est cuite après sa longue journée Ce soir le temps semble vouloir se couvrir et des nuages lourds de menaces s’amoncellent… Que sera la journée de demain ?

Jour 4
Samedi 20 Juin


Après une nuit des plus agréable sous notre tente, bien qu’interrompue par quelques averses de pluie du plus pessimiste oracle, je me réveille à 5h. Il ne pleut pas. Le ciel est lourd de menaces mais pour l’instant pas de pluie. Avec Patrice nous décidons de nous secouer et de tout plier avant de se prendre une rincée.
En pas deux heures tout est emballé et rangé, et à 7h nous sommes à cheval. On commence à devenir plutôt efficace !
Et là il commence à tomber quelques gouttes…Nous avons bien fait de nous booster un peu.
La pluie ne nous quittera pas de toute la matinée, la seule différence se fera dans l’intensité ! Nous décidons alors au vu du temps et des orages, d’avancer le plus vite possible et nous voici taïaut dans les forêts sous un véritable déluge.
Nous mettons les chevaux dans un petit trot confortable qu’ils soutiendront sans faiblir sur des kilomètres, malgré les coups de tonnerre, la foudre qui zèbre le ciel et les trombes d’eaux qui nous inondent. Kid irréductiblement volontaire suivra sans moufter.
C’est donc sur ce chemin là, dans cette ambiance de fin du monde qu’on perdra notre chien… Voyant une biche à l’orée du bois et sans plus pouvoir résister elle lui part après, nous l’appelons mais le fracas de l’orage couvre nos voix et nous ne pouvons l’attendre. Nous espérons qu’elle va nous retrouver mais sans grand espoir…
Finalement avant midi nous aurons avalé les 27 km de cette étape, et arrivons trempé et grelottant à Masun. Il semblait que nous resterions à jamais sous cette pluie battante, mais non, tout a une fin et nous voici devant la porte d’un hotel-Gostilna. Gros soulagement.
Avec difficulté à cause de nos doigts gourds, nous parvenons à desseller nos chevaux qui attachées devant l’auberge, ne bougent plus ni pied ni patte les pauvres. On vérifie les dos, les passages de sangles, rien, aucune blessures malgré le rythme de la matinée. Ouf.
Les pieds de Pégous grâce à ses baskets vont très bien, bref tout est en ordre.
Nous prenons deux chambres et dispatchons tout le matos afin de le faire sécher. On est trempé, pour ma part jusqu’à la culotte, car j’ai testé pour vous… Une toile huilée c’est beau mais ne demandons pas plus d’efficacité qu’elle ne peut offrir. Les autres avec les capes de pluie s’en tirent un peu mieux… Un peu !
En fait la vraie différence se voit sur les charvins qui ont été protégé par les capes, contrairement au mien qui est trempés et mes affaires aussi bien entendu.
Mais nous sommes au sec, et nous mettons tout à sécher. Bientôt des chambres montent un doux fumé d’ours mort depuis 8 jours !
Les selles et les tapis sont mis à sécher dans la chaufferie de l’hôtel, quant aux chevaux Patrice leur monte un paddock en lisière de forêt où ils ont de l’herbe jusqu’aux genoux, et peuvent se remettre de leurs émotions.
Et puis la pluie s’arrête et les chevaux peuvent eux aussi se sécher. Nous allons manger, car le départ sans petit dej’ a été un peu rude. On meurt de faim ! Nous avons survécut aujourd'hui à la fureur des éléments... Que nous réserve demain ?

Jour 5
Dimanche 21 Juin


Après une nuit des plus reposantes et une douche d’un confort oubliée, nous rangeons nos affaires qui sont toutes parvenues à sécher dans la nuit.
Les chevaux sont en aussi bonne forme que nous, bien reposé et prêt à repartir. Le temps n’est pas à la pluie mais à un vent très violent qui secoue arbres, bâches et… Bande rouge et blanche de délimitation et qui jalonne à présent la rue, car ce matin aura lieu une course cycliste !
L'auberge possède une impressionnante collection de tronçonneuses !
Les chevaux auront donc droit à une rapide et efficace désensibilisation aux bandes « Ferrari » qui font un bruit effrayant dans les bourrasques. Ça c’est fait. Après un vigoureux pansage et avoir rangé la clôture électrique, nous avons droit à un énorme petit déjeuné « type Roumain », avec jambon, pâté, fromage… Ce matin on pourra tenir sur la route sans mourir de faim !
On selle, on charge les bagages et c’est reparti.
On n’a pas fait 500m que nous sommes arrêtés par des gars tout énervés et qui supervisent la course cycliste, et qui refusent de nous laisser passer !
On négocie et ils condescendent à nous laisser le passage. Bon certes le chemin où ils nous flanquent n’est pas le bon … On redescend un peu afin d’espérer trouver celui qui nous faut, mais la course a commencé et nous préférons nous garer dans un petit coin, le temps que les cyclistes passent.
Nous en profitant pour les encourager tandis que les chevaux, imperturbable se font un p’tit extra d’herbe tendre.
On repart finalement et après quelques tâtonnements on parvient à trouver le chemin qu’il nous faut.
Il fait beau, les paysages sur ces montagnes sont grandioses, mais que notre Filoose nous manque. Où est-elle à présent ? Nous comptons un peu sans le dire, sur son intelligence et son sens aigue de la survie afin de parvenir à se tirer de ce mauvais pas… Mais si elle s’était perdue pour de bon au fond de ces bois obscurs ?
Les paysages changent, nous entrons vraiment dans le Karst.
Après avoir surfé à quelques mille mètre d’altitude, nous commençons à redescendre par une route en lacets qui conduit jusqu’à Illirska Bistrica. Dimanche oblige tout les commerce sont fermés, mais nous trouvons néanmoins de quoi nous ravitailler dans une station-service Pétrole.
Ils font là de délicieux hamburger que nous dévorons sur le parking tandis que les chevaux font une petite sieste.
Puis nous attaquons la traversé de la petite ville par la zone indus’, c’est d’un beau glups !
Enfin quelques kilomètres après nous trouvons une belle pâture qui appartient à une auberge, mais qu’ils nous proposent sans problème.
Nous y montons paddock pour les chevaux et tente pour nous. Le pied.
Pour l’eau une petite rivière coule au bout de la prairie et les chevaux pourront s’y désaltérer. Pégous s’éclate même à ne boire que dans les petites cascades !
Voilà les chevaux vont se gaver de trèfles et d’herbe, ce n’est pas encore aujourd’hui qu’ils vont maigrir

Jour 6
Lundi 22 Juin

Après une nuit confortable mais frisquette, nous commençons comme chaque jour, à remballer notre matériel, non sans avoir pris le temps pour un café chaud et mangé un croissant. Faut ce qu’il faut hein !
Levé 6h, départ 8h30 sans se bousculer. Les chevaux ont refait le plein à la rivière, et c’est certain que les gués ne seront plus un soucis pour ces velus-là !
Patrice a pris le temps de refaire les pieds de nos pieds nus et c’est reparti pour une étape d’une vingtaine de kilomètres. Pendant un long moment nous suivront le fond de vallée où coule la rivière qui hier nous a servi tour à tour d'abreuvoir et d'évier ! Mémère papote au téléphone... Même ici au fin fond de nul part
Les chevaux sont allants, il fait froid et le temps est couvert, menaçant.
Comme marcher sur du quasi plat ce n'est pas franchement normale, nous attaquons une montée... Une belle montée pfuff
Enfin on est en haut, ouf
P'tite halte casse-croute afin de de se remettre... Des fois qu'on ait perdu 1 gramme ... Nous décidons donc de faire l’étape d’une traite, tant qu’il ne pleut pas ou très peu. Malgré le temps, les paysages sont toujours somptueux
Nous croisons la route de maintes araignées apposées sur les façades, elles sont censées porter chance.
La pluie arrive...
Nous traversons de nombreux petits villages, tout tirés à quatre épingles où les terrain de pétanque sont une institution : chaque maison a le sien !
Et on marche encore! A se demander pourquoi on a emmené les chevaux
On croise quelques jolies remorques de ruches, typiquement Slovènes
Et la pluie est là !
L'avantage pour Kid avec la cape, c'est qu'il est quasi entièrement protégé !
Nous arrivons ainsi accompagné de quelques gouttes de pluie, vers 14h à Artvize, un tout petit village composé de quelques maisons. A la 1ier nous demandons comme d’habitude s’il est possible d’avoir un petit bout de prés pour nos chevaux et dresser notre tente, et après nous avoir offert jus de fruit et gâteaux, ils nous proposent une immense prairie entièrement clôturé ainsi que leur grenier afin d’y ranger nos selles.
Nous pouvons monter notre tente sur un replat, juste en face de la pâture.
Que souhaiter de plus ?
Les chevaux sont lâchés dans l’herbe haute et de notre côté nous nous préparons enfin à manger. Le temps est gris, il pleuviote, mais peu importe nous sommes confortablement à l’abri dans notre tente.
Les chevaux mangent et se reposent, finalement… Tout est simple en voyage !.

Jour 7
Mardi 23 Juin

Ce matin pas de pluie, le temps est couvert et froid (à tel point que nous enfilons tous nos tee shirt et chemises les uns sur les autres) mais pas encore de pluie.
Petit dej’ puis pansage des velus qui sont en pleine forme, habitués au rythme à présent.
Et nous voici parti suivant toujours nos marquage des chemins Européen, pas toujours optimum avouons-le. Aujourd’hui après quelques centaines de mètres dans la forêt, le marquage nous abandonne ainsi que le chemin. Trop bien. En nous fiant à Garmin, nous parvenons à nous sortir de ce mauvais pas en descendant le cours asséché d’une rivière. Heureusement que les chevaux sont un zest attentifs et tranquille…
Mais nous retrouvons finalement le Saint Asphalte et nos chemins en tuf.
Comme le temps n’est pas au mieux, il pleut de temps à autre, nous décidons de terminer l’étape le plus vite possible. Des champs entiers de camomille bordent les chemins, ce serait encore plus joli par... Euh... 25°
Les paysages ont bien changés et sont à présent définitivement des paysages du Sud
Comme on en venait presque à douter un panneau nous rappelle que si si, nous sommes bien au pays des ours et que la prudence est de rigueur
Le tracé Européen est bien gentil, quoiqu’aujourd’hui après l'épisode de perdition en forêt il nous trimballe pendant des plombes sur les routes, mais le moral est toujours au beau fixe, à l'inverse de la météo…
Puis ouf on respire un peu en traversant de jolies pinèdes dont les sous-bois sont couverts de myriades de fleurs jaunes.
En début d’après-midi sous une pluie qui ne cesse de se renforcer nous parvenons au haras de Lipica.
On nous prépare 4 boxes pour que nos chevaux puissent se sécher et nous même allons à l’hôtel 3 étoiles… Une fois n’est pas coutume !
Et Kid qui semble se demander s'il ne préfère pas finalement un paddock dehors sous la pluie !
Quelques lipizzans qui font un peu la tronche sous la pluie
Voilà l’aventure se termine, chevaux et humains sont en pleine forme et… Prêt à repartir !
Le lendemain après une visite vip avec le directeur du Haras, nous embarquons les chevaux dans le van, direction la maison.
Et Filoose me direz-vous… A-t-elle été mangé digérée par un ours ? Surement pas ! Quel ours pourrait venir à bout d’une aussi coriace Roumaine !
Lors de la visite de Lipica, quelqu’un téléphone au Haras afin de signaler que Filoose est retrouvée et nous attend chez eux. Elle s’est fait plus de 50 km en arrière à travers les bois et les montagnes, rebroussant chemin et remontant les divers étapes que nous avons faites. Pour l’heure elle nous attend là nous étions le deuxième jour !
Trop forte cette fifille.

Et voilà tout est bien qui finit bien...

Photos rando' Sticna-Lipica
Week end du 1ier Août 2009
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Nous avons décidé de faire une p’tite sortie, juste avec Vincent puisque notre Toto est encore en vacances au Canada avec Pépé et Mémé.
Andhy se porte volontaire afin de remplacer mon Pégous qui s’est légèrement coupé au niveau des glomes. Ce n’est pas grave mais j’hésite à l’emmener faire 50 bornes peuchère… Andhy tout content de cette défection va profiter largement de sa sortie.

Samedi 1ier Août

Levé 5h30 ultimes préparatifs. Le temps est resplendissant. Chouette !
Embarquement des veaux en 5’ top chrono, yesss !
Andhy 21 ans et toutes ses dents s'exaspère déjà et voudrai être arrivé.
Et nous voilà parti. Nous roulons vers Velenje à environ une heure de retour de chez nous. Nous parvenons là-bas aux vers 9h et nous trouvons tout à côté d’un premier lac, un camping ombragé où nous pouvons parquer le van et la voiture.
Nous préparons les chevaux et à 10h enfin nous voici parti. Nous marchons quelques minutes afin que le matos se mette en place, sur un chemin qui suit les bords du lac, parcouru par des joggeurs et des cyclistes de tous âges.
La vue est superbe. Nous ressanglons et hop à cheval. Andhy prend la tête de son pas de marcheur Olympique… Un deux un deux…
Le soleil tape déjà fort mais rien n’entame l’entrain de « mon vieux » !
Nous faisons le tour du lac d’un pas toujours aussi gaillard. Il y a en réalité deux lacs, l'un à droite et l'autre sur notre gauche.
Nous abordons la traversée d’une petite bourgade où nous avisons un petit Mercator (superette) afin de nous ravitailler. Vincent attend à l’ombre avec les velus pendant qu’avec Patrice nous faisons le shopping. C’tte organisation !
Bien sûr Andhy s'impatiente déjà... Et entreprend de se transformer en castor afin de s'occuper en croquant l’arbre auquel il est attaché. Tandis que les deux autres somnolent tranquilles... EUX !
Nous pouvons poursuivre notre route, les sacoches gonflées par notre futur pic nique.
Nous suivons une longue vallée encaissée où glougloute une rivière dans laquelle canards col vert et oies sauvages se livrent aux joies du rafting !
La faim se faisant sentir nous trouvons « une aire de repos » tout près de la rivière avec herbe verte et ombre bienfaisante.
Nous attachons les velus aux arbres, les débarrassons des bagages afin qu’ils soufflent un brin et leur proposons un petit tour à la rivière afin de boire. Bien évidemment Totor notre phoque équin tente de profiter de l’aubaine afin de se payer à lui et à la selle, une baignade gratuite, mais c’est sans compter sur la vigilance de Vincent.
Puis attaché aux arbres ils entament une bonne sieste pendant que les humains attaquent eux leurs sandwiches à belles dents. Parce que la rando’… Finalement ça creuse !
Une p’tite sieste plus tard et nous pouvons repartir. Nous longeons encore un petit moment la rivière qui sillonne cette vallée puis nous obliquons afin de grimper dans la montagne.
Garmin pile au moment décisif perd ses satellites et nous par la même occasion. Suuuper… Heureusement il nous reste la parole et nous demandons notre chemin à un brave papy sorti tout ahuri de sa maison. Il nous remet en quelques mots sur la bonne voie… Que nous n’aurions jamais trouvé sans son aide c’est bien certain.
Ca grimpe de plus en plus dur mais les chevaux passés en « mode 4X4 » ne ralentissent même pas.
Les paysages, montagnes et forêts mêlées entre coupées par des hameaux, sont come toujours somptueux. On en prend pleins les yeux.
Garmin revenu à lui nous indique la route à suivre… Sauf que celle-ci n’existe plus ! Andhy tente bien de forcer le passage mais une clôture en barre l’accès. Nous décidons alors de nous arrêter pour aujourd’hui et demandons un bout de terrain à une fermette toute proche. Les gens adorables, nous offrirons gâteaux café et foin…
Le gars comme on ne peut l'ignorer est un bucheron...
Nous montons le bivouac et nous nous endormons avec la vue sur les velus...

Dimanche 2 Août

Alors qu’il fait encore nuit noir je suis tirée du sommeil par des bruits de… Mastications tout proche… Courageusement je réveille Patrice afin qu’il aille voir… C’est juste Astor qui se prenant pour cheval de jumping s’amuse à sauter la clôture et grignote l’herbe à côté de la tente. Trop bien !
On le remet avec ses potes mais il ressaute aussitôt. Chouette cela nous permet de nous préparer de bonne heure ! Aujourd’hui on attend des températures de plus de 35° cet incident nous permet donc de nous activer de bonne heure.
Ai-je précisé que Filoose était, elle aussi de l'aventure ? Et pour une fois ne s'est pas égarée ! Elle a juste failli dévorer notre ami bucheron !
A 6h les gens nous appel pour boire le café et déguster quelques brioches puis nous achevons de tout boucler, et à 7h nous voilà parti.
Le temps est radieux et déjà chaud mais rien n’entame la bonne humeur des velus ni l’énergie d’Andhy.
Nous traversons des petits villages encore endormis, un vaste plateau couvert de champs de maïs qu’Astor aurait plus que volontiers goûté. Puis nous grimpons à l’assaut d’une montagne, ce qui est le lot habituel ici.
Ça monte, ça monte… Mais qu’est-ce que c’est joli. Nous faisons la descente à pied, les velus l’ont bien mérité…
Il fait de plus en plus chaud aussi nous décidons de faire toute l’étape ce matin.
Finalement nous arrivons en vue du camping où le van et la voiture ont semble-t-il passé une bonne nuit. Il fait plus de 30°.
Et voilà retour à la maison après avoir bouclé sans difficulté notre sortie de plus de 50 km.

Photos week end du 1ier Août
Avril 2010 week end à Postojna
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Avril 2010

Profitant de ce long week-end d’avril, nous avons trouvé un gîte tout sympa qui nous a accepté nous et les velus, car cette fois au vu du temps hum... De saison, et les températures idem, nous ne sommes tous guère partant pour bivouaquer.
Donc nous partons dans l'idée de remettre les velus un peu au boulot après ce long hiver peu sportif, sans que ce soit trop hardos, ni pour eux... Ni pour nous ! Et puis Bibi n'a encore jamais fait de rando, il faut qu'il découvre un peu tout ça notre Irish.
Bref samedi matin nous embarquons tout le matos dans la jeep et tassons les chevaux dans le van (comment rentrer 4 chevaux dans un 3 places… mais étant d'origine Camarguaise j'ai de manière innée le don de compactage des équidés) et nous voici partis pour Postojna, plus précisément dans un petit village tout à côté, Mali Otok, où se trouve le gîte.
C'est en fait une ferme en activité (vaches laitières tellement mignonnes qu'on en aurait bien embarquées une ou deux) tenue par une même famille et plusieurs générations (papi et mamie et les enfants et petits-enfants qui courent partout ... Test gratuit de calme pour chevaux)
C'est à environ 80 km de Sticna, une petite heure de route (donc trééés loin à l'échelle Slovène ) Postojna est célèbre pour ses grottes (funny à visiter d'ailleurs )
Dés arrivés nous préparons les velus et nous voici partis pour une journée qui s'annonce plus belle qu'espérée, pour le château de Predjama.
Entre la neige de l'hiver et les pluies de ces derniers jours, nous marchons sur des chemins bien détrempés et tout d'un coup nous tombons sur des marais Vu la tête contrariée des chevaux, les alligators ne doivent pas être loin, hélas Garmin nous disant avec insistance que la route est par là oui oui, il nous faut bien y aller... Nous pataugeons dans des herbasses longues et flottantes seul Bibi aidé par ses raquettes naturelles ne s'enfonce pas et semble tout soudain marcher sur l'eau . Pour un week-end de Pâques pourquoi pas !
Les marais bien évidemment sont alimentés par des gentils ruisseaux qui comme par un malheureux hasard sont les nids des alligators sus cités Prudemment nos vaillantes montures jugent plus subtile de ne pas provoquer ces terribles prédateurs. Excellente réaction, mais c'est sans compter sur Garmin qui continue à hurler (si si un GPS peut hurler) que la route est là droit devant. Alors quand il faut y aller bin... Faut y aller... Prenant les fougueux mais néanmoins prudents velus en main (merci les rênes cordes avec mousquetons qui hop se transforme en longe) nous traversons en essayant autant que faire se peut de ni se faire avaler par les alligators ni se mouiller les pieds voir tout entier ! Une fois convaincus que notre simple charisme naturel a fait fuir les infâmes sacs à main à pattes et à dents, les valeureux velus ne se font pas prier pour sauter, hop hop tous les innombrables ruisseaux que nous croisons. Chacun avec un style bien à lui, mais peu importe, tous sans hésitation sautent et ressautent avec entrain.
Ouf ça c'est fait. On en est quitte pour un peu de boue et une boots immergée pour moi.
En tout cas bien fiers de nos compagnons nous poursuivons notre route.
Nous escaladons quelques montagnes et Bibi comme prévu s'avère formidable, allant et tranquille comme à son habitude .
Et puis au loin, au détour d'une vallée... L'incroyable château de Predjama nous surprend presque du haut de sa falaise.
La fine équipe est ravie. Il est prévu de manger dans la gostilna (auberge) à côté. Nous trouvons une barre d'attache pour installer les velus et tandis que certains vont faire une bonne sieste les autres vont se restaurer miam
Première expérience pour Bibi que cette sieste/attente sous les flashes quasi incessant des touristes fascinés par notre cavalerie (qui le valent bien c'est certain) il calque son attitude sur celle de ses coéquipiers et... Dort ! Braves pépères ces velus-là.
Puis nous voici repartis, tous bien en forme pour un retour plus paisible que le matin, mais toujours avec du dénivelé, sans quoi nous ne serions plus en Slovénie n’est-ce pas ! Etant en pleine région karstique, les chemins ressemblent étonnamment à ceux de ma Provence natale, ou disons que question cailloux ils soutiennent la comparaison.
Mais peu importe, les velus se jouent de tout ça, et continuent à gambader tranquillou.
Et puis l'avantage du dénivelé ce sont les paysages...Nous escaladons quelques montagnes d'un pas bien gaillard. Les paysages comme de bien entendu sont superbes malgré cette fin d'hiver qui n'a pas encore mis de feuilles aux arbres.
Les chevaux sont pleins d'entrain, il ne fait pas froid, tout va bien. Nous traversons une forêt toute couverte d'un tapis de feuilles mortes, dans une ambiance étrangement automnale si ce n'était les primevères qui pointent leurs corolles jaune pâle.
Et nous voici rentrant au gîte après une bonne trentaine de kms, sans avoir eu une goutte de pluie, cette chance !
Les chevaux sont en pleine forme et dormiront tous... Dans le garage du tracteur familial Pour nous après un repas succulent confectionné par la mamie (ahhhh le goulash ) nous nous endormons du sommeil du randonneur satisfait .
Le lendemain nous partons sur une sortie plus courte que la veille, où disons plutôt que nous écourtons dès le départ afin de l'effectuer en une seule étape, car le temps s'annonce menaçant, de la neige est même prévue
Sudistes facilement terrorisés que nous sommes, nous préférons assurer une sortie non humide car il fait nettement plus frais qu'hier. Enfin voilà deux jours formidables, qui nous ont permis de reprendre paisiblement le rythme et de faire découvrir pleins de choses nouvelles et inattendues, non seulement à Bibi pour qui c'était une grande première, mais aussi à nos autres jeunes randonneurs poilus (ah dormir dans un garage baigné par l'odeur des vaches)


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