La Bohême à petits pas : 25 juillet 2014

Et voilà il est temps de clore cette virée et rentrer chez nous. Après un copieux petit déjeuner nous laissons là tous nos bagages superflus, nous viendrons les chercher plus tard d’un coup de voiture, et partons sur nos dodus tous joyeux de prendre le chemin du retour. Bibi, tout nu, baguenaude comme un poulain. Nous ferons les 30 km qui nous séparent de chez nous dans la matinée, tant les chevaux sont frais de leur vacances !

Et nous voilà chez nous…
Mickaël notre nouveau garde bestiole s’est admirablement bien occupé du zoo en notre absence… Nous pourrons donc repartir !

La Bohême à petits pas : 24 juillet 2014

Nous dormons tous, les dodus compris, du sommeil du juste jusqu’à 8h ! Quel bonheur cette nuit sans surprise.
Certains prolongent même un peu plus leur nuit ! Nous ne sommes pas pressés et prenons le temps d’un petit déjeuner à 2 cafés, eh oui !
Nous plions le camp et partons sans hâte. Aujourd’hui nous arriverons au Ranč Málkov qui n’est qu’à 16 petits km de là.
Quelques jolis paysages rattraperont le fait que le tracé pédestre s’avère impraticable pour nous à cause d’une passerelle bien trop fragile et étroite pour nos Gros. Nous devons changer nos plans et emprunter une nationale, étroite et très passante. Pénible. Heureusement que les patassons sont indifférents à tout !

Nous pique niquons rapidement dans un square, au milieu d’un village, inquiets par l’avancée de sinistres nuages noirs, annonciateur d’orages.
Puis vers 15h nous arrivons au Ranč, en avance sur nos prévisions horaires et sans avoir essuyé une goutte de pluie. Cool.

Les Gros reconnaissent avec plaisir les lieux, et retrouvent un paddock avec herbe et foin à volonté.
Nous, nous tombons en extase devant des bb tout rose. Soooo cuteeee !

Le soir nous fêterons cette prochaine adoption devant de délicieuses bramboráky.

La Bohême à petits pas : 23 juillet 2014

Nous voici debout comme chaque jour dès 5h, et le soleil se levant sur le lac est un spectacle à lui seul. Les chevaux réclament un petit dej’ qu’avec Vincent nous allons trouver en récoltant des repousses de maïs dans un champ un peu plus loin.
Nous plions et partons dès 6h30, décidément nous nous optimisons contre notre gré ! Pégous que son jour de farniente a admirablement reposé, avance d’un pas gaillard, entraînant tout le groupe. Peut-être a-t-il hâte aussi d’arriver à la prochaine étape afin d’y trouver une vraie et succulente prairie, avec lui ce serait plutôt ça !
Aujourd’hui le tracé est charmant et les paysages somptueux, nous faisant étrangement penser à la Slovénie avec ces montagnes verdoyantes et ses petits villages tout nichés dans les vallons. Nous arrivons à Podluhy où nous nous ravitaillons à la coop’, puis nous allons à la mairie afin de voir s’il est possible d’obtenir un carré d’herbe. C’est chose faite en 5mn. Nous nous retrouvons dans une immense prairie bordée par un vif potok : le rêve de Pégous est exaucé !

Il fait terriblement chaud et il n’y a pas d’arbres, aussi devons-nous monter un tarp afin de nous abriter. Comme quoi des ponchos ça sert à tout !

Un court orage nous interrompt et hormis la venue de deux cavalières qui passent le long de notre clôture, nous snobant dédaigneusement, ce sera les seuls événements du jour. Ouf !
Nous pouvons nous régaler de pains banik tout en barbotant dans le potok aux eaux glacées.

La Bohême à petits pas : 22 juillet 2014

Au matin il s’arrête enfin de pleuvoir, les chevaux sont fatigués de leur nuit sans sommeil et somnolent à tour de rôle.
Nous leur installons un paddock un peu plus loin afin qu’ils puissent grappiller un peu d’herbe, puis la journée devient de plus en plus ensoleillée. Nous pouvons même nous baigner et… Faire une lessive !
In fine tout le monde se repose de toutes ces dernières nuits un peu trop agitées à notre goût.

La Bohême à petits pas : 21 juillet 2014

Hier soir nous nous sommes couchés gaiement, ayant décidé de rester là, à profiter du calme des lieux, lorsque soudain à 22h passé des phares illuminent la tente et nous tirent brutalement de notre sommeil. Une portière claque. Patrice sort hirsute de la tente, et miracle retrouve en 1 seconde tout son aplomb, parvenant même à discuter en Tchèque avec le mystérieux intrus. En réalité notre journée de repos vient de sombrer, car c’est bel et bien un policier qui est là, nous sommant de partir car ce lac est un lac protégé… !? Première nouvelle ! Aucun panneau n’indique quoi que ce soit, et sur notre carte il est noté comme les autres lacs, comme un lieu de baignade… Mais il n’empêche ici c’est «zákazan » (interdit) ! Devant notre bonne fois il nous laisse jusqu’au lendemain 6h pour déguerpir. Cool …
Après une nuit confortable mais stressée par notre visite nocturne, nous sommes debout à 5h, craignant déjà les orages annoncés. Heureusement le ciel reste seulement menaçant et dès 6h15 nous sommes sur la route, assurant notre record de lever de camp !

Nous nous rendons donc au prochain lac, où nous espérons pouvoir nous poser avant la venue des pluies.
En route nous croisons des maisons tout en bois, ravissantes, où même la niche est assortie au reste ! Nous arrivons au lac, passant devant une colonie de vacances avant de trouver un coin sympa où nous établir. Les chevaux ne sont pas trop mal, bien qu’il y ait moins d’herbe qu’à l’autre lac. Au moins ils seront quand même à l’abri en cas d’orage et ils ont néanmoins de quoi grignoter.

Finalement nous décidons de rester là, et tant mieux les orages tant annoncés surviennent, de plus en plus violents, terrifiants. Nous comptons les éléphants qui s’avancent ou s’éloignent en troupeaux, nous sommes épuisés et finissons par nous endormir bercés par les trombes d’eau qui s’abattent sur la tente.

La Bohême à petits pas : 20 juillet 2014

La nuit n’a pas été mauvaise bien qu’elle ne fut pas aussi sereine qu’espérée : en effet vers 1h du matin deux coups de feu tirés à proximité, nous ont brutalement fait jaillir de la tente… Mais que ce passe-t-il ?! Avons-nous marché sans nous en rendre compte jusqu’à Kiev ? Ou bien n’est-ce qu’un Tchèque qui vient d’abattre son voisin…?
Nous l’ignorons et ne tenons peut être pas à savoir, en tout cas nous avons du mal à revenir de cette frayeur et nous rendormir. Les Gros eux n’ont pas bronché.
Finalement levés à 5h et départ vers 7h dans un petit matin déjà chaud, nous empruntons par chance, de longs et paisibles chemins de forêts, agréablement ombragés sous lesquels nous déambulons tranquillement. Les paysages ne sont pas dégueu’ non plus, lorsque nous émergeons parfois des sous-bois. Des champs de blé, tout en bleu et or du fait des bleuets qui les parsèment, nous laissent émerveillés. Nous traversons quelques villages toujours ornés d’églises incroyables, puis nous traversons par une passerelle au-dessus de l’autoroute pour Prague, afin de nous rendre vers d’autres lacs de baignade. Les gardes corps sont étonnements bas : une bonne adresse pour les suicidaires.

Comme il y a 3 lacs sur notre tracé, nous avons plus ou moins l’embarras du choix. Le premier ne convient pas, berges inaccessibles, herbe de piètre qualité… Allons voir plus loin ce que le Destin nous réserve.
Nous trouvons notre bonheur au prochain : coin idéalement ombragé et herbeux pour les dodus face à un lac paisible, dont la surface est à peine troublée par les clapotis d’énormes poissons chats.
A midi le camp est installé et nous pouvons nous régaler de nos pâtes au thon, tandis que les Gros broutent ou sommeillent. La lessive quotidienne sèche, nous allons donc pouvoir passer à des activités plus vacancières : Comme baigner les patassons, et avec cette douce chaleur bien estivale, même Gros Lu’ apprécie la baignade. Puis nous nous lançons dans la construction d’une maison pour lutin mexicain…

Le soir tombe sereinement sur le lac, les poissons, hors normes, font une vraie sarabande tandis que la météo annonce de lourds orages pour le lendemain. Et si nous restions ? Après tout nous sommes bien à l’abri des rigueurs climatiques ici, alors aurons-nous droit finalement à notre journée de repos… Ou pas ?

La Bohême à petits pas : 19 juillet 2014

Nous sommes levés à 5h et partis à 7h, dans la brume du petit matin. Mais pourquoi tant de hâte ?
Il se trouve qu’hier en arrivant à ce camping niché sur les rives de l’un des bras de la Berounka, il était à moitié vide comme tous les campings d’ailleurs ! Puis petit à petit au fur et à mesure que le temps passe il s’est rempli : familles venues passer là un week end idéal, canyonistes s’arrêtant pour une étape, les raisons sont nombreuses et les gens tout aussi nombreux ! Argggg adieu tranquillité, les tentes sont presque au touche touche, les gens effarés comme s’ils n’avaient jamais vu de chevaux nous envahissent et nous n’avons pas assez d’œil pour surveiller qu’ils ne donnent pas n’importe quoi à manger, qu’ils n’entrent pas dans le paddock, qu’ils ne leur prennent pas l’envie de faire faire du « dada » à leurs gamins…
Plus la nuit s’avance plus ils sont avinés, ou plutôt « embiérés » et je crains qu’un maladroit ne s’affale sur notre clôture et nous flanque les Gros dehors… Puis les voilà qui refond Woodstock et transforme les berges paisibles en une méga fête qui se calmera vers 5h.
C’est inédit ce genre d’ambiance, car d’ordinaire les campings nature comme celui-ci sont à demi désertique et carrément pépère voire complètement mort, on pourrait presque apercevoir des tumbleweed rouler… Mais pas aujourd’hui !
Bref, dans le calme revenu les paupières lourdes du manque de sommeil, nous emballons et partons. En route pour de nouvelles aventures, que nous espérons moins bruyantes ! La nature elle, est toute tranquille dans le matin. Les chevaux avancent bien malgré leur nuit agitée (quoique c’est encore eux que tout ça a le moins perturbés)

Et les paysages sont toujours fidèles à eux même: magnifiques. Nous traversons un village tout en travaux divers et variés, et nous en profitons pour faire quelques courses fort bienvenues. Nous avançons encore un peu puis trouvons à poser notre convoi dans les prés communaux d’un petit hameau. Ouf nous allons pouvoir faire la sieste.
Il y a là de l’herbe, de l’eau et une ombre généreuse : que rêver de plus ?

Dans le petit potok (ruisseau) qui coule tout à côté, nous construisons une nouvelle maison pour les lutins/elfes avec un petit ponton, des fois qu’ils veuillent pêcher !

Après avoir englouti une énorme salade de pissenlits agrémentée de thon et d’oignons, nous nous couchons tôt, espérant dormir du sommeil du juste et pouvoir partir de bonne heure, car demain il est prévu des températures bien de saison…

La Bohême à petits pas : 18 juillet 2014

Nous nous levons vers 7h après une nuit épatante sur un sol admirablement confortable et plat.
Nous préparons et partons vers 9h, il fait déjà chaud mais par chance mes octopattes ont décidé d’avancer, comme quoi les jours se suivent mais ne se ressemblent pas.
Aujourd’hui nous ferons pas mal de route mais cela ne sera pas pesant, étonnement !
Nous traversons Kralovice dans la circulation matinale d’une petite ville, avec ses livreurs et ses tracteurs.

Nous laissons la ville derrière nous et gagnons la tranquillité de petites routes. Nous passons le pont sur la Berounka grand trot, puis apercevons au loin le camping où nous jetons notre dévolu. Nous montons le camp avec de l’herbe délicieusement haute et grasse pour les dodus, avant d’aller nous jeter dans la rivière… Puis petite sieste au soleil car la rando’ c’est rude tout d’même…

La Bohême à petits pas : 17 juillet 2014

Nous nous levons vers 7h après une nuit épatante sur un sol admirablement confortable et plat.
Nous préparons et partons vers 9h, il fait déjà chaud mais par chance mes octopattes ont décidé d’avancer, comme quoi les jours se suivent mais ne se ressemblent pas.
Aujourd’hui nous ferons pas mal de route mais cela ne sera pas pesant, étonnement !
Nous traversons Kralovice dans la circulation matinale d’une petite ville, avec ses livreurs et ses tracteurs.

Nous laissons la ville derrière nous et gagnons la tranquillité de petites routes. Nous passons le pont sur la Berounka grand trot, puis apercevons au loin le camping où nous jetons notre dévolu. Nous montons le camp avec de l’herbe délicieusement haute et grasse pour les dodus, avant d’aller nous jeter dans la rivière… Puis petite sieste au soleil car la rando’ c’est rude tout d’même…