La Bohême à petits pas : 16 juillet 2014

Levés vers 5h30 (encore !) après une nuit pas trop mauvaise, bien que « bercée » par le passage du train régional qui, sans doute heureux de passer dès 4h du matin le clame haut et fort à coup de klaxons tonitruants…
Bref… après un petit déjeuner délicieusement copieux grâce encore aux pains de Vladimir, nous partons sans nous presser vers 8h.
Une « énorme  » étape de 10 km s’ouvre devant nous. Ehhh oui cette année on l’a dit et redit : on est en vacances !

Nous trouvons une place au camping de Zdeslav où nous parvenons vers 10h… Nous nous installons à l’orée de la forêt, bien à l’écart des autres campeurs, souvent par trop curieux à notre goût. Après avoir installé notre campement et sacrifié aux mille gestes usuels, planter la tente, ranger le matos, installer le paddock, doucher les ponies, fait la lessive…etc Nous allons barboter dans le petit lac qui jouxte le camping. L’eau est frisquette mais c’est agréable.

Ensuite nous nous mettons dans la tête de réaliser de petites huttes pour les Elfes, comme il est de coutume ici de le faire. En effet vivent dans les forêts Tchèque tout un petit peuple, que les Tchèques chouchoutent en leur fabriquant de petites maisons…

Après ça, nous songeons à nous laver et le camping qui n’a que l’eau potable et pas de sanitaire (ne cherchez pas à comprendre  ) nous envoie nous doucher à la « penzion » un peu plus loin, ce qui nous permet de voir que là ils proposent de remarquables repas !
Ce sera une douche froide pour Toto et moi, qui nous permettra de gagner en compétence : celle de pouvoir laver nos cheveux à l’eau glacée. Eh la classe hein !
Plus tard et propre, nous allons enfin goûter aux spécialités culinaire locale :  Schnitzel et palacinka .

La rando’ c’est vraiment pas facile… !

La Bohême à petits pas : 15 juillet 2014

Nous sommes tirés du duvet à 5h30 par le plus gros et stupide coq que cette planète ait vu, et nous partons à 9h non sans avoir fait une p’tite photo souvenir avec notre super Vladimir. Il nous offre quantité de pains divers et de bretzels délicieux que nous bourrons dans nos sacoches.
Quelle rencontre…
Nous empruntons comme souvent, un tracé vélo qui nous apporte chemins roulants et paysages magnifiques. Il fait relativement chaud, mais nous nous réjouissons : avec un vrai été nous aurions cuit sur ces immenses plateaux.

L’idée c’est de nous rendre à Jesenice afin de prendre un jour de repos sur les bords de son lac. Nous descendons vers la petite ville en empruntant un chemin tout bordé d’impérieux marronniers, qui hélas souffrent des traitements phytosanitaires infligés aux champs alentours. Nous foulons un tapis de feuilles mortes, étrange remake d’un faux automne… Enfin nous voici au lac, qui s’étire, paisible, dans le fond de la vallée.

L’herbe n’est pas terrible, mais nous trouvons finalement le coin idéal, avec ombre et nourriture pour nos dodus. Nous avons aimablement demandé la permission de nous poser là, à quelques mamies venues prendre le soleil. Mais c’est de pure forme, c’est un lac de baignade ouvert à tous… Même à nous !
Une fois installés un gars s’approche et commence à nous seriner qu’il nous faut partir car sa femme ne supporte pas les chevaux car ça pue… !?
Mon sang ne fait qu’un tour et le pauvre type continue à débiter ses stupidités sans se rendre compte qu’il va finir haché menu à coup d’opinel et donné à manger aux poissons chats.
Heureusement Patrice s’avance immédiatement et avec son tact et doigté tout professionnel, il lui démontre par a+b que nous ne bougerons pas et que nos chevaux ne sentent rien !
Je ravale mon envie de meurtre et pars faire une p’tite lessive : rien de mieux pour se calmer !
Le gars repart, dépité, chez sa grosse bobonne, et nous n’entendrons plus parler de lui, bien que hasard sans doute… une patrouille de policiers (4 pas moins !) passe par là jeter un œil. Nous poursuivons nos activités, après tout nous n’avons rien à nous reprocher. Ils repartent comme ils sont venus non sans avoir looooonguement admirer les Gros.

Le cadre est superbe, d’une beauté paisible, apaisante.

Nous ne resterons cependant pas comme prévu, l’herbe n’est pas extra et le lac, s’il est incroyable à voir, est complètement envasé ce qui n’est pas pratique du tout, ni très agréable.
Nous faisons vite un p’tit topo afin de voir où nous pourrions aller, ce qui n’est pas un problème : des chemins il n’y a que ça dans le monde !

Puis après avoir fait honneur aux pains délicieux de Vladimir, nous abreuvons les chevaux et… dodo !

La Bohême à petits pas : 14 juillet 2014

Aujourd’hui c’est fête Nat’ mais cela ne nous touche pas, nous sommes loin. Ailleurs.
Nous partons à 9h sous un temps mitigé dont nous avons l’habitude.
Nous empruntons un tracé pour vélo qui nous fait passer sous la nationale par une passerelle que Pégous juge peu fiable… Il n’a pas tort ! Nous la passerons en main afin de mieux répartir le poids, priant qu’elle tienne sous la masse de Gros Lu’. Elle craque sinistrement sous ses pas mais tient bon. Ouf. Avoir un cheval de 700 kg ce n’est pas toujours sans suées froides ! Nous entrons ainsi dans la petite et sympathique ville de Rakovník.

Nous en profitons afin de passer faire quelques courses dans une potraviny (épicerie) un peu à l’écart, où nous pouvons « garer » nos Gros sans problème et sans trop créer l’événement. Une fois nos emplettes rangées dans les sacoches d’Astor, nous traversons la ville d’un pas nonchalant. Nos patassons adorent marcher en ville, en particulier Gros Lu’ qui est un vrai citadin !

Nous sortons de la ville en suivant toujours paisiblement le tracé vélo, longeant en serrant les fesses une voie ferrée fort heureusement peu fréquentée. Nous croisons un frais potok (ruisseau) où nous pouvons abreuver nos assoiffés.

Les chemins sont bien agréables et à 13h, nous arrivons dans le petit village de Šanov. Nous sommes aussitôt pris en main par un personnage incroyable, l’une de nos deux retentissantes et magnifiques rencontres de cette courte rando’. L’autre surviendra plus tard. Patience vous ne serez pas déçus…
Nous voici donc entraînés chez Vladimir qui outre posséder une boulangerie industrielle, deux chevaux avec qui il fait des spectacles western, vit dans un terrain avec toute une foule d’animaux hétéroclites : poules de toutes races, lapins de tous formats, cochon, colombes, pigeon, furet… etc
Nous sommes émerveillés… Bien évidemment !
Depuis chez Vladimir, la vue sur le village est superbe. Reposante.

Les Gros seront dans un vaste paddock avec foin à volonté, aucun espoir qu’ils maigrissent ceux-là ! Quant à nous, nous dresserons notre tente au milieu des multiples petites maisonnettes des animaux et de celle de Vladimir. Nous passons un moment formidable à regarder des vidéos de Vladimir & ses chevaux, il nous offre une bonne douche bien chaude, et nous remercions notre bonne étoile de nous avoir conduits chez ce personnage étonnant, détonnant et hors norme.
En rando’ tout me plait : marcher et vivre avec mes chevaux, monter le bivouac, dormir sous la tente et toutes ces rencontres qui n’auraient jamais eu lieu sans ça.

La Bohême à petits pas : 13 juillet 2014

La nuit a été excellente bien que frisquette, nous faisant apprécier d’avoir complété notre matériel avec des sacs à viandes en polaire. En début de soir, la veille, une famille est arrivée avec ses enfants et a monté une tente face au lac, afin de passer le week end. Quelques jeunes ont suivi. J’aime cette ambiance et cette idée de liberté où les gens en fin de compte se prennent bien en charge, sans abîmer ni salir comme on serait vite tenter de le penser.
Nous ne nous pressons pas et prenons un petit déjeuné confortable en contemplant le lac, paisible dans le petit matin.
Pourtant à pas 9h, tout est plié, rangé et nous partons sans hâte vers le petit village de Lany afin d’y faire quelques courses : eau, farine, barres de céréales, oignons… etc

Le soleil est bien là à présent, et les chemins agréables bien qu’envahis par des taons mangeurs de ponies. Nous sortons des forêts, au vif soulagement des Gros qui espèrent y laisser les horreurs volantes. Tout un troupeau de vaches brunes de je ne sais quelle marque, nous suit en gambadant comme des folles, ravies et stupéfaites de voir passer sous leurs mufles autre chose que des cyclistes ! Nous marchons aisément et à proximité de la petite ville de Lužná, nous trouvons une place sublime pour notre campement, juste là face au lac.

Il est 14h, le temps est nettement menaçant. Nous nous hâtons mais il commence déjà à pleuvoir. Vite vite les bâches sur le matos, vite vite deux équipes : une qui monte la tente et l’autre le paddock.
Les chevaux sont vite installés, ils vont pouvoir s’initier aux délices des jeunes roseaux qui poussent en abondance ici. Nous nous installons un tarp avec nos ponchos afin d’agrandir notre espace vital.

Il pleut mais bah nous sommes confortablement à l’abri sous notre tarp, dégustant nos pâtes au thon tandis que la pluie ruisselle tout autour. Après une bonne rincée, le soleil revient. L’eau est fraîche mais ne décourage pas quelques papis & mamies de la ville toute proche, de venir faire quelques brasses. Un peu jaloux, j’avoue, nous nous enhardissons à patauger mais ne sommes pas aussi courageux ou endurcis que les Tchèques.

Voilà je vais pouvoir faire la p’tite lessive du jour, puis nous irons cueillir des framboises dont les buissons alentour regorgent.
Tout est simple en fin de compte.

La Bohême à petits pas : 12 juillet 2014

Levés 6h aux meuglements énamourés des vaches devant nos ponies. Le temps semble vouloir virer au beau, ce qui ne serait pas si mal venu.
Les Gros se sont gavés d’herbe grasse et subissent quelques embarras intestinaux qui vont de pair avec ce genre de régime alimentaire. Mais ce n’est pas bien grave, ils évitent même de nous faire la méga honte en lâchant leurs popo digne d’être ceux d’hippopotames en traversant le village, parvenant à se retenir jusque sur les chemins. Braves bêtes !

Les brumes se lèvent peu à peu livrant un espoir de ciel bleu. Les chemins sont agréablement roulants et n’ont pas trop souffert des pluies, ce qui permet aux Gros d’y gambader facilement et avec plaisir. L’objectif du jour est de rejoindre le petit lac de baignade qui nous avait déjà accueillis l’an dernier et dont nous conservons un souvenir magique. Nous avançons bien, tranquillement et efficacement. A tel point qu’à midi passé nous avons parcouru nos 22 km et sommes parvenus au petit lac, encore plus beau que dans notre souvenir.

Cette fois-ci il n’y a que quelques rares baigneurs ce qui nous permet de nous installer dans une place encore plus agréable pour les ponies : de l’ombre et plein d’herbes. Le camp est monté, et la vue est somptueusement sereine. Le soir nous nous préparons des pâtes aux orties & oignons, un vrai délice, puis nous nous faisons une belle flambée tout en regardant paisiblement le soleil glisser sur le lac, en faisant cuir doucement des pains banik fourrés de framboises que nous avons ramassées cet après-midi.

Franchement la rando’ c’est rude… !

La Bohême à petits pas : 11 juillet 2014

près une excellente nuit sur nos VetBed, nous émergeons à 6h, tout frais, prêts à aller arpenter les chemins après néanmoins un café accompagné de muffins maison au chocolat.
Les Gros ont eux aussi passé une bonne nuit et semblent tout contents de ces nouvelles aventures estivales. Enfin pour eux le mot aventure se limite plutôt à découverte culinaire !
Bref, nous sellons sur le chemin envahi de limaces, qu’il est bien difficile de ne pas écrabouiller.

Nous retrouvons les gestes si souvent effectués, que nous n’avions plus faits hélas, depuis l’été dernier, faute d’un garde bestiole fiable à qui confier notre mini zoo. Nous partons par une sympathique petite route, bordée par une rivière et des falaises. Le temps est moyen, bof, version pluie et nous passons finalement sous l’autoroute et la voie de chemin de fer, en mode guérilleros Colombiens tout couverts que nous sommes par nos ponchos.

Nous suivons un tracé pour vélo qui veut nous emmener au travers d’une forêt montagneuse, mais l’accès se fait par un étroit sentier bordé par une balustrade : mon Bibi bâté ne passe pas. Il faudrait débâter et peut être s’engager sur un chemin en piteux état voire impraticable au vu des pluies de ces derniers jours. Nous renonçons donc, ce qui nous oblige à prendre une nationale… Enfin nous quittons la nationale et ces camions (heureusement que nos gros ratapoils sont blindés à tout ce qui roule ou presque) pour une petite route qui part en serpentant. La pluie semble vouloir s’éloigner. Ouf.
Vers midi nous arrivons au village de Chyňava où un obligeant pompier nous indique une belle pâture pour notre bivouac. Les chevaux ont un grand paddock bourré d’herbe à kráva ( vache) et se font de nouvelles copines… Ou pas : Gros Lulu en mordant une trop curieuse !

Le temps n’est pas au mieux mais nous laisse néanmoins un répit afin de déjeuner. Nous mangeons nos sacro saintes pâtes, que Toto Maitre du Feu nous fait cuire avant de nous faire un bon café. Vincent, lui, prépare le bois idéalement adapté : The secret pour un fonctionnement optimal d’un réchaud bois. Pendant que je regarde les Gros se gratter avec application : à chacun ses fonctions !

Finalement un orage tonitruant finit par éclater. Nous nous faisons tout petits au fond de notre tente, repensant en boucle aux conseils prodigués sur PMPV tout en comptant à combien « d’éléphant » est l’orage. Nous n’en menons par large assis à croupetons sur nos tapis…
Enfin la fureur du ciel s’apaise, et ô miracle personne n’a été foudroyé !
Les Gros sont trempés comme des soupes mais en pleine forme. Ouf !

Nous partons donc visiter le village, admirant au passage les sublimes nénuphars de l’étang communal. Le soir nous trouvons une petite hostinec (auberge) conservée dans le plus pur style communiste, où nous nous délectons de merveilleux schnitzel.

La Bohême à petits pas : 10 juillet 2014

Le temps n’est pas terrible, froid, pluie mais nous décidons de partir malgré tout, nous avons déjà différé de 2 jours notre départ, alors pas un de plus !
En effet lundi nous avons eu une livraison de rounds de paille qu’il a fallu bâcher à cause de la pluie, en attendant que le gars avec son tracto’ puisse venir nous les ranger dans les granges. Bref Patrice s’est hâté de faire ça, et merdasse s’est méchamment ouvert l’index gauche avec un cutter.
Petite visite au service des urgences du Motol, 3 points et un doigt tout bandé plus tard nous nous retrouvons un peu dubitatifs : pouvons-nous partir ou pas ?
Mercredi Patrice va effectuer une visite de contrôle chez notre toubib favori, qui s’empresse de nous rassurer : il va nous donner tout ce qui est nécessaire afin de refaire des pansements quotidiens puis pour enlever les points, ce que je ferai sans problème.
Cool.
Nous voici donc, ce jeudi matin maussade et froid, tous prêts néanmoins à arpenter les chemins. Cela fait trop longtemps que nous avons été privés de sorties pour renoncer à présent ! Nous avons trouvé depuis quelques semaines, un formidable garde bestioles, alors profitons de cette opportunité.

Les Gros sont prêts, nous avons dû les préparer en boxe vu le temps si peu de saison, et à 10 heures, nous voici enfin partis. Nous avons revu à la baisse tout le tracé, et nous ne ferons que de tout petits trajets afin de ménager le doigt de Patrice : ce sera donc des vacances que nous espérons tout ce qu’il y a de plus peinard.

1er bivouac après 14 petits km. Les chevaux ont un beau paddock et nous, nous finissons tout juste de planter la tente que la pluie redouble, qu’importe nous voici tous bien installés.

Flânerie en Bohême : 02 août 2013

Nous avons passé une super soirée en compagnie de Susanne et Marie qui nous ont donné des nouvelles fraiches et allègres de toute notre maisonnée. Avec Marie nous nous sommes faites une nouvelle copine, une adoooorable cochonne naine ! Puis elles sont reparties à la maison tandis que nous allions apprécier le gîte du ranch.

Le lendemain allégés de tout notre matos et Bibi totalement « nu », nous partons pour une promenade de 35 km afin de rentrer chez nous. Nous connaissons le parcours par cœur et le retrouvons avec plaisir.
Il fait très chaud mais cavaliers et chevaux sont allants, tout en gaité de ne pas porter de bagages, ce qui nous permettra d’avancer plus que correctement, et à 10 heures du matin nous traversons déjà la Berounka.
Vers 11h nous nous arrêtons pour une courte halte sandwiches/boissons et permettre aux Gros de souffler un brin après leur matinée un peu plus sportive que d’ordinaire.

Nous passons au pied du château de Karlštejn, nous remontons la rue piétonne sur les 100 m fatidiques et comme d’habitude nous nous faisons engueuler par les flics, mais bah tant pis nous tournons à la prochaine alors qu’on ne nous fasse pas suer !
Nous sommes presque forcés de passer par là, sans quoi nous sommes contraint de remonter la nationale ce qui rallonge aussi le tracé. Donc en subissant les remontrances des policiers nous passons devant les boutiques débordantes de souvenirs made in china, et repoussant les masses de touristes ébahis mais ravis, nous parvenons à une petite rue qui nous amène directement dans la forêt : 15 km et nous serons chez nous…

Et voilà vers 14 h nous sommes à la maison et retrouvons avec bonheur tout notre petit monde avec néanmoins un pincement au cœur, notre escapade est finie…

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