Flânerie en Bohême : 01 août 2013

Après cette presque journée de repos nous nous payons le luxe d’une grasse mat’ jusqu’à 7h, et à présent tous en pleine forme, nous nous préparons sans hâte. Il est 9h lorsque nous quittons ce petit paradis tranquille, afin de suivre une route peu fréquentée qui nous conduira à Hredle, où nous espérons trouver un commerce, afin de refaire le plein en denrées indispensables, du genre… Coca !
A Hredle nous tombons sur une petite Coop où nous pouvons refaire notre ravitaillement d’urgence.

Nous suivons toujours le tracé du cycloroute, et ma fois cela nous amène directement à Zdice qui est un passage obligé puisque nous devons traverser l’autoroute et il n’existe pas 10 endroits pour ce faire.

A Zedice des travaux obligent à une circulation en alternance, et peu importe pour les Gros nous passons sans nous en faire au petit trot, avec les autres véhicules, sous l’œil un brin rond des ouvriers Ukrainiens ! Mes octopattes velus sont extras, légers et attentifs, ils ont encore gagnés en facilité quel plaisir.
Les Gros ont bien aimé cette phase « sportive » et continueraient volontiers, mais mieux vaut reprendre un rythme plus tranquille afin d’achever notre traversée de ville.

Enfin nous passons l’autoroute facilement avec le passage pour piétons protégé, puis le pont sous la voie ferrée, et enfin nous retrouvons la pleine nature et des chemins tranquilles. Ouf.

Enfin tranquilles c’est vite dit, en effet nous avons quitté le cycloroute qui continuait sur l’asphalte, au profit d’un tracé pédestre. Au début tout se déroule à merveille, chemin large et bien balisé, puis tout soudain alors que nous attaquons la pente qui grimpe à l’assaut de la colline, plus de voie… Les marques se perdent dans un bush impénétrable… Bieeen… Nous prenons un chemin forestier, et nous nous enfilons droit dans la montagne. Nous finissons à la boussole dans une pente à 25% que les Gros avalent en mode commandos.
Arrivés au sommet nous nous arrêtons pour une pause bien méritée. Nous sommes tous en nage et exténués tant par l’effort que l’émotion. Allez, assez d’adrénaline pour aujourd’hui, c’est l’heure du pique-nique !

Une fois bien reposés nous voici repartis, là-bas dans la vallée, le Ranč Málkov nous attend.

Les chemins sont à nouveau parfaitement roulants, et c’est une promenade qui nous amène à notre étape. Et puis le Ranch est là. Déjà…

Après une bonne douche les Gros se retrouvent dans une grande prairie, tandis que nous retrouvons les joies étonnantes de la civilisation : une douche chaude !

Et voici la vue depuis notre gîte, puisque ce soir nous nous offrons la vie de château : chambre tout confort et repas à l’auberge

Ah ça, ce sont des vacances tranquillou…

Ce soir-là notre amie Susanne et sa fille Marie viennent nous rejoindre et manger avec nous. C’est un plaisir de les revoir tout heureuses de leur séjour en Cz, de plus elles ramèneront tout notre matos à présent inutile, puisque demain ça y est nous seront rentrés.

Flânerie en Bohême : 31 juillet 2013

Ehhh oui nous ignorons en nous couchant tout moelleusement dans nos duvets que cette nuit-là, nous serions réveillé brusquement par Fils Ainé qui, d’un coup d’un seul se précipite hors de la tente (en nous piétinant tous au passage) afin d’aller rendre tout son pantagruélique repas…

Toto sort aussi pour voir ce qu’il en est et hop lui aussi vomit ! Puis Patrice… Et seule, fidèle au poste, je reste cramponnée à une difficile digestion tout en m’accrochant : digérer ou mourir … !
Le reste de la nuit sera donc ponctuée ainsi, on se rendort et l’un ou l’autre se jette hors de la tente afin de poursuivre la vidange de son estomac… Charmant n’est-il pas ?!
Au matin Patrice et Toto vont plutôt pas trop mal, Vincent lui est HS…
Par déduction nous pensons que les trop bons œufs si gentiment offert ont dû en réalité nous empoisonner… Beurck !

Ce matin-là le temps est couci-couça aussi nous plions le camp aussi vite qu’il est possible. Notez que je suis à peu près la seule vaillante du groupe de bras cassés. Bref Vincent est propulsé sur son Gros Lu’ et nous retournons sur Kuglov où nous avions vu une Coop. Nous y achetons toute leur réserve de coca cola (6 bouteilles on n’ira pas loin !) et filons à petits pas trouver un endroit sympa où poser notre convoie de nauséeux. Vincent vomit allégrement à cheval, mais tient le coup. Bah comme dit Toto depuis le temps qu’on randonne on n’a jamais été malade, et bin ça c’est fait !

Finalement au bout de 10 bornes à peine, nous tombons sur THE coin idyllique. Sans plus hésiter nous installons le bivouac.
Il y a de l’herbe pour les Gros, de l’eau, de l’ombre, tout ce qu’il faut, le confort absolu.

A coups du St Médicament Coca, Vincent se remet.

Tandis que les Gros profitent de leur presque jour de repos pour faire une bonne sieste, j’effectue une p’tite lessive (encore une !) grâce à l’eau « courante ».

Nous bivouaquons face à deux jolis chatas, pour l’heure fermés. Patrice nous refait de l’eau potable, bref tout le monde se rétablit de l’attaque sournoise des œufs Tchèques : l’équipe survivra !

Flânerie en Bohême : 30 juillet 2013

Après une nuit finalement parfaite, nous nous levons tard (7h) et nous nous offrons même le luxe d’un p’tit dej’ à la buvette du camping puis nous décollons sans hâte vers 9h30. Les vacances c’est BIEN !

Grâce à l’orage les températures ont fraichi ce qui est fort agréable. Nous traversons la p’tite ville de Roztoky où nous faisons 3 pauvres courses. Aujourd’hui nous suivons à nouveau un tracé de cyclotourisme qui nous amène à mollement traverser la Berounka. Au niveau du tracé nous avions le choix, soit de partir sur une petite route en suivant le cyclotourisme, soit grimper dans des chemins avec une certitude de fort dénivelé. Ma fois au vu de l’orage nous pouvions être certains que ces chemins seraient dans un état pitoyable ce matin (voire impraticable) et vacances obligent nous ne tenions pas du tout à nous lancer dans un tel tracas. Bin non, ces vacances-ci étant placées sous le mot : cooool . Oui !

Nous avons donc opté pour la petite route soooo charming qui serpentait au fond d’une vallée touffue, où se nichaient maints incroyables chatas. Et puis la route était si tranquille que c’était un plaisir.
Tout au long de cette vallée encaissée nous avons croisé tout un tas de chatas, tous plus fun les uns que les autres : Certains en véritables nid d’aigle pour Robinsons sont impressionnants.
Nous quittons finalement la petite route pour des chemins bien ombragés et pas trop abimés par les trombes d’eau de la veille.
A midi, rapide petite halte sandwichs, durant laquelle nous pouvons admirer un bien étrange petit crapaud qui a élu domicile dans un énorme os !

Nous reprenons notre route, le temps se couvre… Vite vite les bâches & les ponchos ! Ouf voici la pluie et nous sommes tous en mode protection plus.
Et puis heureusement qu’il pleut un peu, sans quoi nous aurions véhiculé nos vêtements de pluie pour RIEN ! Ah non alors !

Dans le p’tit bled de Kublov nous demandons à droite et à gauche s’il y aurait un carré d’herbe où poser notre équipage, mais que nenni : ici y a pas d’herbe (sauf les centaines d’hectares tout autour bien sûr) Nous cherchons lamairie, la trouvons et Patrice armé de son plus beau Tchèque va voir à négocier quelque chose… Ma foi les près communaux bin c’est pas possible non plus puisque c’est une zone protégée ici… …

Bien… On nous envoie donc à la maison Forestière et vue les explications idéalement parfaites nous tournons, virons, nous nous perdons, nous nous agaçons, nous nous fatiguons pour enfin vers 17 h et à bout nous tombions sur la personne sensée nous attendre (nous étions passés 3 fois devant cette maison mais comme elle était fermée…)
La jeune femme, au demeurant adorable, nous installe dans un grand champ en jachère avec plein d’herbe pour les Gros. Avec un vif soulagement nous montons le camp tandis que les velus s’attaquent aux diverses graminées. De notre côté la
jeune fille nous a amené des légumes de son jardin ainsi que des œufs et nous faisons bombance. Même Gros Lu’ veut être de la partie et réclame sa part de pain Banik à laconfiture de myrtille !

C’est ensuite l’heure des menues réparations du soir et bien sûr c’est Patrice qui s’y colle.

Nous nous couchons avec satisfaction, la journée avec tous ces hauts et ces basa été fatigante… Mais nous ignorons qu’elle n’est pas finie… Tatatannnn….

Flânerie en Bohême : 29 juillet 2013

Levés à 6h30 aux sons cristallins de la rivière et à ceux, un peu moins mélodieux des trains qui passent tous les 1/4 d’heure, quoique avec notre sommeil d’ours ils ne nous ont pas gênés le moins du monde.
Nous partons tranquillement vers 9h, sans nous bousculer, en empruntant le cycloroute qui passe sous notre nez et nous promet de nous emmener admirer des paysages charmants.
L’avantage indéniable de ces tracés cyclistes c’est bel et bien le calme et cette promesse de traverser sans heurt des endroits exceptionnels.

Bien évidemment cela reste des tracés pour vélo et nous tombons de loin en loin sur des obstacles, telle cette passerelle. Celle-ci n’a l’air de rien mais elle surplombe la rivière d’une petite dizaine de mètres et se balance au moindre pas.
Devant ma mine dubitative un papi en vélo nous affirme que le pont est « novy » (neuf) je m’y engage alors du bout des pieds, suivie par mon Bibi absolument pas stressé, bien au contraire ! Pour me donner du courage je pense à Emile et à ses passages vertigineux dans les Andes, à Tintin (si si) et le trouillométre proche de zéro (j’ai le vertige, hélas) je termine ma traversée sans plus de difficulté. Le reste de la family suit sans encombre, y compris Gros Lu’, à croire que je suis la seule à ne pas supporter qu’un pont se balance comme un
yoyo sous mes pieds !
Enfin nous reprenons notre route et je croise les doigts afin que les prochaines traversées de la rivière soient moins intenses en émotions… Par chance ce sera le cas ouf !

Nous arpentons sous un soleil torride (encoooore !) des forêts agréablement fraîches, et l’avantage de longer des rivières c’est de pouvoir s’abreuver aisément.
Nous grimpons quelques monts avant de dégringoler vers la vallée de la Berounka.
La vue est superbe et Bibi, toujours curieux de tout, ne se lasse pas de contempler le paysage.

Là tout en bas, nous trouvons quelques campings admirablement situés dans un coude de la rivière. Nous repérons un coin d’herbe et allons demander s’il est possible de nous y installer. L’affaire est réglée en 2 secondes, et bientôt les Gros sont confortablement installés avec herbe à volonté et vue superbe.

Une fois le camp monté nous allons nager dans la Berounka délicieusement tiède. Quel plaisir !
Puis la petite lessive quotidienne effectuée (à noter les épingles àlinge nature faites par Vincent) nous allons
prendre une douche (froide…) car l’eau chaude n’est disponible qu’à certaines heures trèèès précises comme l’explique le panonceau… Bah qu’importe !
Ne perdons pas de vue non plus que si le lieu était « chic » nu ln’accueillerait nos machines à crottins !

Une fois récurés, nous allons manger à une hospoda (auberge) située un peu plus loin. A peine le temps de finir notre dessert que le ciel, juste menaçant quelques minutes auparavant, libère de grosses gouttes de pluie.
Nous nous hâtons de rentrer, Patrice allant directement dans la tente, tandis qu’avec les garçons nous préférons assurer nos précautions en passant par la case des toilettes.
Tout à coup le ciel semble crever et des trombes d’eau et de vent s’abattent sur nous. C’est plus qu’impressionnant…

Nous restons plus d’une heure coincés dans les toilettes avec une fuite qui s’écoule de manière fort peu rassurante par le spot du plafond.

Profitant enfin d’une éclaircie, nous nous précipitons vers notre tente , elle a tenu tête aux éléments sans broncher, ce qui n’a pas été le cas d’une bonne part des autres tentes du camp, qui gisent éventrées ou aplaties un peu partout…
Comme quoi avoir du bon matos ça compte… !
Enfin le ciel s’éclaircit : Après la pluie, le beau temps, n’est-ce pas ?

La vallée reprend alors sa quiétude et nous pouvons nous endormir paisiblement.

Flânerie en Bohême : 28 juillet 2013

Après une nuit extra, nous partons vers 8h30, les Gros sont en pleine forme, bien reposés (ils peuvent) nous faisons un détour par la petite ville d’à côté afin de refaire notre stock de thon en boite et de pâtes, sans parler d’eau puisque la journée sera torride à nouveau.

Aujourd’hui notre tracé sera contrarié à cause de la résidence d’été du Président Tchèque et pas de chance, notre carte ne précise rien là dessus ! Sur des kms nous suivons la haute barrière qui entoure l’immense domaine, ce qui nous laisse le loisir de calculer grosso modo la zone circonscrite : 3500 km2 à vue de nez … Joli jardin non ?

Mais pour nous, en mode vacances peu nous chaut, enfin si on a chaud et même trèèès chaud puisque les températures grimpent, grimpent…Par contre pour ce qui est des chemins où nos pas nous portent, peu importe. Hélas cette résidence ne nous arrange tout de même pas vraiment, bloquant tous les chemins et nous obligeant à la contourner. Heureusement les chemins sont bien ombragés et roulants.

Vers midi 1/2 nous nous arrêtons pour une pause pique-nique plus que méritée. Les Gros peuvent siester à l’ombre de grands pins. Bibi ruisselle, le pauvre chou. Ces températures ne sont pas pour un IC …

Les vallées, étroites, ne proposent pas d’espaces suffisants pour nous établir, aussi malgré la chaleur nous devons avancer cet après-midi-là, sous un soleil brûlant. Par chance en traversant le village de Mestecko des gens sortent de leur piscine, proposent à boire aux
chevaux, tirent alors un tuyau d’arrosage et cela nous permet de doucher les poilus qui ne demandaient pas tant de prévenance.
Leurs voisins nous emmènent alors en dehors du village dans un endroit exceptionnel où une herbe haute et une rivière bien fraîche nous attendent.

Nous montons rapidement notre camp puis hop à l’eau pour une bonne baignade ! Comme le village est loin, Patrice tire l’eau de la rivière et en Mc Gyver patenté, il nous prépare de l’eau potable : un filtre pour les grosses impuretés fait avec notre fleur de douche, puis un comprimé de micropur par gourde et voilà nous ne nous déshydraterons pas aujourd’hui !

Puis tandis que nous savourons nos pâtes au thon, nous regardons le tracé pour le lendemain.
Un bon thé fait avec la menthe trouvée le long du chemin, et au lit.

Flânerie en Bohême : 27 juillet 2013

Hier soir j’ai eu un coup de fil d’Aline qui est actuellement en route vers Prague avec ses juments, elle était à une centaine de kms de Besançon et tout semble aller nickel pour elle.  Quelle bizarrerie lorsqu’on y songe, de pouvoir ainsi se parler chacune assise dans une pâture, se croyant un instant coupée de la vie usuelle et ses commodités modernes, c’est étrange mais quel bonheur de l’entendre et d’avoir d’aussi bonnes news de sa petite et vaillante troupaille.

Bref après une nuit extra malgré les cris et hurlements des deux Kladruber, pour des raisons encore non élucidées, nous nous préparons tranquillement et partons à 9 heures non sans avoir un brin papoté avec notre richissime hôte du jour, qui à son propre étonnement, se laisse toucher par le merveilleux du voyage… Aurions-nous fait un adepte ?

Comme annoncé il fait déjà bien chaud, et la journée promet d’être torride mais bah nous avons de l’eau, les Gros ont fait le plein comme des chameaux, nous devrions survivre !
Nous nous arrêtons à la première Potraviny (épicerie) afin de faire 3 emplettes et un adorable monsieur nous apporte même de l’eau pour nos velus, ce qui est un fait à noter, car d’ordinaire les Tchèques ne sont aucunement prévenants. J’en profite pour mouiller les encolures, et nous repartons à petits pas.

Par chance notre tracé suit le couvert frais et ombragé de belles forêts, Les chemins sont chouettes et ô miracle fort peu envahis par les taons et autres horreurs volantes. Quel plaisir !

En fin de matinée nous tombons sur un bel étang qui semble aussi un lieu de baignade digne de figurer dans le film « Chat noir chat blanc ». In petto nous décidons de nous arrêter et de monter le camp. En effet trouverions-nous un endroit plus idyllique ? Sûrement pas !
Sans nous en faire, en mode Free-style, nous montons notre bivouac sous l’œil tout à fait désintéressé des baigneurs, venus profiter de la fraicheur de l’eau. Les Tchèques ont ça de formidables qu’ils s’occupent essentiellement de leurs affaires et ne se mêlent pas de celles des autres. C’est fort confortable et pratique.

Le programme de l’après-midi sera vite établi : sieste, baignade et… Lessive bien évidemment !

Le soir nous goûtons la recette de pains banik (additionné de framboises délicieuses), et est-ce besoin de préciser que tout va bien …?

Flânerie en Bohême : 26 juillet 2013

La nuit a été chaude mais si bien animée par nos voisins à plume que nous avons merveilleusement dormi, et nous nous réveillons comme des fleurs dès 6h30. C’est l’heure du café accompagné des muffins maison traditionnels.

Puis nous voici « on the road again », vers 8h20 sans nous presser le moins du monde. Bibi a même eu tout son temps afin de contempler un brin abasourdi, les déambulations des dindons dans le parc en face !

Nous suivrons toute la journée, dans un confort absolu, le tracé rouge de cyclotourisme qui nous fera passer par de petits chemins serpentant autour d’un cours d’eau, affluent de la Berounka.
Le tracé est idyllique passant de petits chemins étroits en surplomb de la rivière à de larges passages menant à de nombreux « chatas » ces petites résidences secondaires plus « charming » les unes que les autres.

Le chemin enjambe romantiquement  le cours d’eau par d’étroites passerelles que les Gros franchissent avec flegme et professionnalisme

A midi nous nous arrêtons pour un pique-nique « pieds dans l’eau », ce qui avec la chaleur est plus que bienvenu. Et pour les
garçons l’expression « pieds dans l’eau » se comprend au sens premier !

Tandis que les Gros siestent peinards et que les garçons pataugent, je fais une p’tite lessive (quel excellent prétexte afin de me tremper moi aussi !)

Le tracé de l’après-midi est effectué sous un soleil brûlant et vers 15 h nous trouvons facilement où nous installer dans un élevage très chic de pur-sang. Les Gros bénéficient d’une splendide pâture, et nous pouvons poser notre tente à l’ombre des grands arbres, qui la bordent. Nous pouvons nous laver et nous rafraichir dans le »potok » (ruisseau, petite rivière) qui coule juste là. Que demander de plus ?

Nous mangeons tandis que les Gros discutent avec leur voisin de prairie, un grand et bêta Kladruber noir.
Puis nous allons visiter les lieus, étonnants : ici est réuni tout ce qui se fait de pluspour les chevaux, bien que pas toujours fort adapté aux besoins… ! Les deux Kladruber ont donc tout de « plus » y compris une machine dedistribution de bouffe automatique  !?

Nous allons ensuite dans la partie élevage du domaine afin d’acheter du granulé pour nos ventres à pattes. Nous en profitons pour admirer les habitants du lieu, poulinasses et leurs mères, Et surtout deux adorables cochons que nous aurions bien emmenés  sans compter la vache la plus photogénique du monde (sic Toto !)

Quelle chouette journée de vacances !

Flânerie en Bohême : 25 juillet 2013

Nous voici donc revenus de notre petite virée-vacances autour de chez nous, puisque suite à la défection un peu à la dernière minute de notre garde bestioles, notre projet de 3 semaines dansles monts du Krkonoše était hélas tombé à l’eau. Heureusement notre amie Susanne se proposa de venir au pied levé garder notre zoo, certes elle n’avait que 10 jours à nous offrir mais qu’importe !

Avec enthousiasme nous avons mis les bouchées doubles dans les préparatifs de départ, inventé un nouveau tracé adapté à ce nouveau et court laps de temps : nous irions là pas loin de chez nous à la découverte de la vallée de la Berounka.

Alors vite vite nettoyer le matos, vite faire les ultimes réparations dedernière minute, vite préparer tout ce qu’il faut pour le zoo, vite tout
organiser pour le séjour de nos amies Allemandes… Et enfin charger les Gros et partir.  Voici donc la fine équipe (toujours les mêmes !) en vacances

10 heure du mat’, départ dans le stress (comme toujours) car il y a à chaque fois le petit réglage à effectuer au dernier moment, la petite lanière qui d’un coup ne va plus, le latigo qui a disparu on ne sait où… Enfin tout un chacun est prêt et nous voici enfin partis.

Dans la nuit il a plu des trombes d’eau, le ciel est couvert, incertain, à telpoint que nos Allemandes nous demandent si vraiment nous souhaitons partir maintenant ! Mais bah comme d’ordinaire aussi, ce temps menaçant n’est qu’un test de notre opiniâtreté.
Il ne pleuvra donc pas de toute la journée… Bien sûr !

Le parcours est facile, court (à peine 16 km) comme voulu. En effet cette année à défaut d’un but à atteindre nous optons pour une sortie, vacances tranquilles, car à quoi bon se fatiguer à faire dukilométrage lorsqu’on ne souhaite que flâner dans la campagne ?
Passage sous l’autoroute : A nous l’Aventure vagabonde sans heurt ni pression.

L’heure du pique-nique arrive et un endroit idéalement ombragé nous tend les bras

Vers 16h nous parvenons à notre étape journalière et si nous avons un brin de difficulté  pour trouver un lieu où nous poser (nous rameutons tout un bistro pour ce faire) nous trouvons enfin un verger de pommiers pour nous accueillir. Nos hôtes du soir collectionnent les animaux et nous dormirons face à un immense parc rempli de chèvres naines, bouquetins, daims blanc, cygnes noir, poules naines et autres lamas, autant dire que nous sommes dans notre élément  !

Pour ne rien gâcher la vue est somptueuse, et nous nous endormirons bercés par les « leons » des paons tandis que les Gros font un sort à toutes les pommes du terrain…

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