Week end à Železná : 17/18 mars 2012

L’hiver semblant vouloir nous lâcher un brin les boots, nous décidons de partir pour une courte sortie sur le week end : nous irons au village de Železná où un gite nous accepte, nous et nos chevaux, ce qui est loin bien loin d’être évident ici !

En effet pour cette première sortie de début de saison nous assurons un confort inusité, pas de bivouac sous la tente, non non, mais le luxe inconsidéré de vrais lits.
Et pour une grande première c’en est une : Bibi est de la partie en cheval de bât.

Afin de ne pas le brusquer et que la sortie soit un plaisir pour lui, nous avons adapté de grandes sacoches trouvées il y a quelque temps déjà, dans un surplus militaire, ce qui permet d’avoir un peu de volume, peu de poids et qu’on reste dans l’éducatif rigolo. Les sacoches sont simplement remplies avec nos 4 duvets d’hiver, la clôture électrique et la trousse de toilette, soit exactement 6kg5 par sacoche. Ca va, il ne va pas s’écrouler sous le poids de sa charge, le poilu !

Immense chance, le temps est juste inouïe, les températures tournant autour de 25° et sera ainsi TOUT le week end … On a même réussi à bronzer !
Pour ses 17 ans, un peu en avance, Vincent a eu un caméscope qu’il va étrenner, filmant à tout va, aidé par le pas bien linéaire et pas trop vif de Gros Lulu… !

Après le passage du petit pont en bois de Trebotov, nous abordons le test du Bibi-à-sacoche sur route, puis dans une vertigineuse descente après Roblin, le test à pied du Bibi-à-sacoche en descente, sans parler du test de la maniabilité et passage étroit et de la marche en main le long d’un ravin d’un côté et d’un fossé de l’autre. Tout se déroule on ne peut rêver mieux : Bibi et Pégous s’organisant à merveille, l’un derrière l’autre sans se gêner. Ces chevaux sont juste pâââârfait.

Après toutes ces « émotions » nous retrouvons la « civilisation » et traversons le village de Mořina, puis nous avançons tranquillement vers Velká Amerika (la grande Amérique ) où il est prévu de pique-niquer. C’est en fait un étonnant affaissement de terrain, plutôt impressionnant… Tout au fond là-bas en bas, se trouve un lac, pour l’heure encore complétement gelé.

Après un pique-nique plus que copieux et roboratif, car mémère a fait Bocuse tout le vendredi (faut arrêter de regarder top chef franchement !) qu’on se soit fait prendre en photo sous toutes les coutures par tous les Tchèques sortis se promener (nous ferons la une de « Fesse De Bouc de Cz » ce soir ! ) un petit café rapidement concocté sur notre fire profi, bien évidemment de l’aventure lui aussi, nous voici enfin repartis.

Les chevaux sont tout gaillards et seront juste parfait pour sortir de Velká Amerika par un sentier pédestre très étroit, parcouru par des familles entières de Tchèques venues à la campagne respirer « le bon air ». L’ennui avec les Tchèques, que ce soit en voiture, en vélo ou à pied, leur seul mode opératoire c’est à la dégonfle Sur un sentier où ne passe de front qu’une seule personne ils s’en fichent, ils foncent ! Tant pis si en face se trouvent 5 chevaux. Heureusement nous avons l’habitude de nous adapter aux coutumes locales… n’est-ce pas ! Et puis fonctionner à la dégonfle ça ne me dérange pas plus que ça !

Bref…

Passé notre Grande Amérique local, les chemins sont à nouveaux tranquilles et très agréables, le ciel d’un bleu qui pourrait faire concurrence à la Provence, mais si !
Au creux d’une jolie vallée nous traversons une zone de ruisselets-marécages dans lequel Pégous voit ses tongs se faire aspirer, heureusement qu’elles sont rouges, en fait… On les retrouve parfaitement dans la bouillasse !
Emportée par l’habitude je passe la difficulté montée avec le gros poilu en longe derrière. Pégous se fiche de ce genre de choses, Bibi pareil, les voilà donc qui sautent allégrement sauf que… Les sacoches sautent elles aussi. Euuuuh ce n’était pas prévu ça ! Enfin rien de grave, l’une des sacoches tombe comme un rat mort entre les pieds du Hobbit, qui se fige aussitôt. Braaave bête, c’est bien de compenser la bêtise de sa mémère.

On remet le tout et nous repartons sans plus de soucis, mais au prochain ruisseau tout bête, on passera en main… Ca vaudra mieux !
Bref le métier rentre et pour Bibi … Et pour mémère…

Nous traversons les gros bleds que sont Loděnice et Chrustenice avant d’aborder pour les derniers kilomètres, un looong plateau comme il y en a beaucoup en Bohême centrale. C’est lassant, surtout que circuler sur route en Cz ce n’est jamais bien agréable (rapport, entre autres, à leur conception dite de la dégonfle…) Ce jour-là d’ailleurs, alors que nous n’avions qu’à faire quelques centaines de mètres sur une petite route avant de retrouver des sentiers, nous avons failli nous faire aplatir par un bus, tous autant qu’on est.

Nous étions à pied afin de soulager les chevaux, et la route était sinueuse. Nous sommes passés à côté d’une zone de travaux, avec pelleteuse et tout le bataclan, lorsqu’au moment exact où le conducteur de la pelle verse son chargement de gravillons, un bus, genre énorme pullman pour touristes, se met en tête de nous doubler, le tout sans visibilité aucune. Quelle superbe idée n’est-ce pas… Il déboite juste derrière le cul de Blueberry la terrorisant du même coup, et semant la panique dans la queue de notre convoi équin. Finalement le bus n’a eu que le temps de piler avant de faire la une des journaux : un bus Tchèque ratatine tout une famille française !

Bref en voici un de chauffeur qui ne doublera plus de sitôt des chevaux, ça c’est fait.
Enfin une p’tite frayeur mais rien de plus.

Et puis ouf ça y est, nous parvenons au gite.
Alors pour une fois que nous allons en gîte, nous imaginions monts et merveilles, toutefois c’était sans compter sur le sens du mot « gîte » pour les Tchèques…

Nous avons grelotté toute la nuit dans une infâme chambrette, sans matelas pour ma part, directos sur le sommier (bah, dormir sur trop mou c’est mauvais pour le dos !) et heureusement que je n’avais écouté que mon instinct et emporté nos gros duvets d’hiver, malgré les affirmations du gars comme quoi les lits seraient faits… mais oui bien sûr !

Les chevaux seront stockés dans un bout de quoi … ? Parking terre battue ?… d’une centaine de mètres carrés, avec ô joie du foin jaunasse (payé 8€) comme repas. Gros Lu’ ne pouvant penser que c’est son dîner, croit que ce sont les toilettes et s’en sert de pissotière… Mouahahahhh

Le tout étant situé à côté de la route plutôt passante par laquelle nous sommes arrivés, j’ai plus que moyennement confiance, surtout que le gars à la nuit tombante s’organise un immense feu de joie juste en contre bas, et ma fois j’sais pas bien ce qu’il brûle mais ça pète bien, dans d’énormes gerbes d’escarbilles, ce qui maintient assez joyeusement le troupeau d’équidés.

Bref afin de sécuriser tout ce petit monde, je pose les entraves à Astor (le plus créatif de la bande des gais lurons) et tant pis il les gardera toute la nuit… Ce n’est certes pas le plus confortable pour lui (encore que il sait parfaitement se déplacer avec, voire même galoper ) mais au moins je suis certaine de retrouver toute la troupe au matin !

Enfin après une nuit où nous avons regretté notre tente, mais compensé par un p’tit dej’ digne de Lucullus (muffins chocolat-noisette, barres de céréales maison) nous préparons les Gros qui ont finalement passé une pas trop mauvaise nuit, et quittons les lieux sans regret.

Le temps est toujours juste magnifique et les chemins s’annoncent extras.

Après un bref intermède comment dire … Hum d’engueulade made in mémère à un Patrice, qui n’a pas équilibré les sacoches de bât comme il faut, malgré des consignes explicitées et articulées. On le voit sur les photos, ça tangue c’tte affaire… Nous remettons tout en bon ordre et repartons d’un meilleur pas. Booon Patrice ne fait pas non plus QUE des c****, il a entièrement refait l’hackamor d’Astor. Le vieux était merdique, il n’a donc gardé que les parties métalliques, et voilà avec quelques centimètres de cuir et de moumoutte , un hack’ tout neuf. Chouette d’être un peu adroit de ses mains.

Nous parcourons de looongs chemins bien rectilignes sur lesquels mémère et son convoi d’octopattes s’endort. Mais qui étrangement, stimulent le Gros Lu’ qui se retrouve en tête à trainer la petite troupe. C’est d’ailleurs sur ce chemin sans fin que nous croisons un collègue de Patrice, venu faire son footing ! le monde est petit.

Nous traversons Loděnice déjà parcouru la veille, bien que cette fois nous passons l’autoroute par un petit tunnel, ce qui est sans histoire pour les Gros qui ont vuet revu des hightway en Slovénie.

Enfin c’est la pause de midi, les Gros font une sieste bien méritée tandis que leurs humains se goinfrent. Qu’il fait bon de pique-niquer au soleil.
Après une bonne heure de pause et un bon café, nous voici repartis à nouveau en pleine forme, tant les uns que les autres.

Les chemins sont toujours et superbes et efficacement signalés, c’est que du bonheur.

Un nouveau ruisseau nous tend un piège, mais cette fois mémère assure et les Gros passeront tout sagement en main. Nous en profitons pour boire un coup, car purée, comme il fait chaud !

Et voilà encore quelques pas, quelques bois et champs à traverser, et nous serons à la maison…

Quel week end !

Virée au Ranč Málkov : 14/15 avril 2012

Après Aline en Octobre, voici Fanny son alter égo (n’oublions pas qu’elles ont toutes les deux fait un voyage Clermont Ferrant/Slovénie en compagnie de leurs 3 chevaux , voir leur blog :  http://lachevaucheevenitienne.skyrock.com/1.html ) qui débarque en Česká republika pour quelques jours de vacances entre deux partiels (elle est en médecine) alors bien évidemment que faire hormis l’emmener au travers des Terres de Bohême Centrale ?

Malgré une météo pessimiste, nous voici donc partis samedi matin, sans peur et tout joyeux, trépidant à l’idée de cette nouvelle petite aventure. Les chevaux sont eux aussi tout crétins, disons qu’encore plus que d’habitude, ce qui n’est pas peu dire ! Astor folâtre comme un poulain : la rando’ il adoooore, yesss !

Nous voici donc partis, Solopisky est derrière nous, la découverte de paysages inconnus devant… Au vu du temps, hum d’un Avril-ne-te-découvre-pas-d’un-fil, j’ai dégotté une suuuublime veste imperméable qui va à ravir à Miss Fanny, veste provenant d’un surplus militaire et de la poste anglaise… Why not ! Enfin au moins il est certain que nous ne perdrons pas notre Auvergnate, aucune chance !

Et donc lorsqu’on dit que Mister Astor folâtre c’est qu’en fait… Il fait le débile n’est-ce pas ! Mais Fanny demeure de marbre et les kilomètres s’enchainent rapidement.

 

Nous passons au pied du château de Karlštejn, notre bijou d’architecture gothique, dixit les guides, et pensons tranquillement enchainer par un tracé balisé qui devrait nous emmener hors de la « civilisation », cependant comme il faut un zeste de piment à l’idée de mettre un pied hors de chez soi, il n’en est rien… Le balisage vert après quelques centaines de mètres, disparait corps et bien et nous dépose dans une impasse puisqu’en lieu et place de notre bucolique petit sentier un golf est apparu Certes il existait déjà sur notre carte obsolète (mais la seule qu’on puisse trouver) toutefois il cohabitait avec le balisage. A présent plus de chemin mais un green… Glups…

Que faire ? Continuer en faisant un détour terrible par une route nationale déprimante… Ou bien passer au travers du golf par les jolies routes parfaitement aménagées… Comme vous l’imaginez sans peine, nous avons unanimement opté pour l’option n°2 Au loin, là-bas, on aperçoit encore le château…

Bien évidemment après quelques centaines de mètres, nous nous faisons intercepter par le responsable tout affolé qui nous course poursuite avec sa mini voiture. Après explications et blabla et comme de toute façon nous voici bien trop engagés dans la traversée, nous finissons sagement notre visite VIP, sans même déranger un tournois (chuuuut !) ni même déposer un popo, la graaande classe !

Les golfeurs sont juste sidérés et restent leur club à la main, hébétés mais… Ravis Bah ce n’est pas tous les jours qu’ils voient 5 chevaux traverser nonchalamment leur étendue d’herbasse chimique !
Bref l’option s’est donc avérée excellente, et nous pouvons continuer notre route en cherchant une aire de pique-nique, car il commence à faire faim !
Comme vous le voyez vaguement sur les photos, le golf s’est étendu sur toute la colline, bloquant tout passage…

Enfin nous faisons une salutaire halte pique-nique dans une prairie verdoyante où sandwiches, œufs durs, muffins chocolat-noisette et café sont plus que bienvenus.
Ca y est sandwiches, café et muffins sont engloutis et nous reprenons notre route heureusement restaurés et reposés, quoique un brin somnolant… Serait-ce l’heure de la sieste ?

Tant pis pas de sieste mais un départ ramolli pour toute la petite troupe. Avec Fanny nous marchons en discutant mollement, Astor et Pégous nous suivant en dodelinant de la tête… Et là, soudain (nous voici abordant la séquence « Choc » puisqu’il en faut une !) déboulant d’on ne sait où, 3 kg de canidé hurlant, jaillit derrière les jarrets de nos deux endormis, les tirant brutalement de leur somnolence. Astor bien justement surnommé le Tracteur des Alpes, sursaute en pirouette et me fauche comme une brindille ! Booon les mamies ne rebondissant plus comme dans leurs vertes années, mémère s’écrase comme une bouse, damned, et en sera quitte pour une épaule « attendrie » et un mollet qui s’ornera peu à peu d’une magnifique carte de l’ex URSS. Au fil du temps on verra clairement le lac Baikal ressortir dans un superbe jaune, tandis que les monts de l’Altai se découpent dans un violet soutenu : quel magnifique hématome que voilà lo !

Mais bon une dose d’arnica dans les bajoues, mémère propulsée sur son Pégous et l’Aventure continue.

Le temps malgré toutes les prédictions, s’avère extra avec un soleil qui nous fait sortir les Ray Ban. Nous traversons de jolies forêts où les feuillages promettent le printemps, et chacun se détend. Fanny sur son Blond des Alpes peut même oublier ses cours de parasitologie. Mémère, une papatte en moins reste néanmoins toute contente, à croire que l’arnica aurait des vertus euphorisantes ! Vincent poursuit sa carrière de cameraman, au milieu de paysages doucement vallonnés.

Les chemins sont agréablement roulants, tout cela n’est que du bonheur. Derrière la colline, là-bas, devrait se trouver notre gite… Et… En effet… Vers 17h45 voici que surgit notre but de sortie et hébergement : le Ranč Málkov (prononcer « ranch » )
C’est une heureuse surprise Les chevaux sont lâchés dans une immense prairie idéalement clôturée, ils auront foin à volonté (« juste » 3 rounds à leur disposition) eau et copains à terroriser de l’autre côté de la clôture électrique.

Nos selles et autres matos sont bouclés à clef dans une belle sellerie et nous, nous renonçons tout subitement à une nuit prévue sous tipi… Au vu du froid et de la pluie qui se préparent nous préférons un vrai appartement tout confort. Bah on est chochotte et on l’assume.

Ce soir-là une soirée country est prévue et nous voici bientôt attablés devant un pantagruélique repas (galettes de pommes de terre ou bramboràky, steak cuit au feu de bois, palačinky en dessert) sirotant une bière au son de la musique country dans une ambiance étrangement « fin fond du Montana »  Trop trop chouette !

Mais bon ne rêvons pas la rando’ ce n’est pas à la portée de tout l’monde… il faut un entrainement stomacal et une capacité à engloutir pintes de bière et crêpes au chocolat-crème fraiche qui ne s’obtient qu’après un looong entrainement Ehhh oui la rando’ ce n’est pas facile !

Enfin nous nous traînons jusque dans nos lits pour une nuit bien douillette…

Après une nuit confortablement reposante et un p’tit dej’ reconstituant, à la hauteur du dîner de la veille certes la bière en moins… Nous pansons activement nos fougueux destriers… Hum disons nos Gros qui ont bien profité de leur nuit, sellons et nous voici partis sous une petite pluie froide qui bah ne nous gâchera même pas le plaisir de cette sortie.

Et voilà le Ranč Málkov est derrière nous, mais qui sait peut-être au vu de l’accueil, y retournerons-nous ?

Nos jeunes se sont échangés leurs montures et Fanny doté du cheval-aide-cameraman a logiquement, aussi hérité du caméscope. Stimulé par le « fresh air » notre Tracteur Alpin est tout joyeux et là-bas mémère se traine sur son Pégous transformé en brancardier.
Nous avons 35 kms à faire par des chemins sympatoches, même sous la pluie.

Et puis il est déjà l’heure du pique-nique (cake salé, terrine de thon, muffins et barres de céréales maison… la vie est diablement rude en rando’ )
L’estomac confortablement lesté, nous repartons allégrement, mémère toujours clopinante, Pégous faisant office de déambulateur. Nous contournons le château de Karlštejn dont on aperçoit la plus haute tour, tout au loin dans la brume. Vincent filme encore et toujours, nous promettant une vidéo haute en couleur.

Nous passons au pied du château, traversant le village aux multiples échoppes débordantes de souvenirs made in China, et créant l’évènement parmi les touristes. Cependant, une fois n’est pas coutume nous ne nous faisons pas insulter par les boutiquiers et pouvons sortir du village aussi agréablement que nous y sommes entrés. Ouf ! Nous retrouvons chemins et forêts qui nous ramèneront à la maison.

Voilà déjà Solopisky, sous la pluie qui tombe drue. Nous sommes trempés mais qu’importe !
Pour les ultimes mètres, Fanny se laisse même tenter par le test d’un Bibi Poilu, ce qui sera son baptême sur Irish Cob.

Et ça y est… L’aventure est déjà finie, chevaux et cavaliers sont revenus plus heureux et plus en forme qu’au départ en n’ayant qu’une hâte, repartir bien évidemment.

Lien vers le site du Ranč Málkov :

http://www.rancmalkov.cz/

Week end avec Aline : 29/30 décembre 2012

Samedi 29 Décembre 2012

Nous voici donc partis, par une belle matinée frisquette de cette fin d’année (à présent que le Fin du Môôônde est écartée !) pour une mini rando’ vers le Ranč Málkov où nous nous étions déjà rendus avec Fanny. Aujourd’hui c’est Aline qui nous accompagne cela va l’aérer avant ses partiels !
Le temps est frais, autour de zéro mais le ciel est dégagé, les Gros sont heureux de partir sur les chemins et nous… tout autant alors gooooo
Aline monte Astor, et les voici tout aussi délurés l’un que l’autre, à gambader par les chemins étincelants de givre
Pégous, fier et ardent tel une rude monture cosaque (du moins c’est ce qu’il croit) ouvre la marche de notre petit groupe, tandis que Vincent film encore et toujours tous les exploits plus ou moins glorieux de notre fine équipe…
Les Gros avancent d’un pas allègre, leurs ombres s’étirant sous le pâle soleil de décembre, et que, qui l’eut cru, nous nous risquons à n’échanger Aline et moi, que quelques « rares » paroles… Mouaie ?!
Traversant des petits villages aux maisons frileusement blotties autour de leurs cheminées fumantes, nous avançons gaillardement, les chevaux très peu chargés (pique-nique du midi, et une culotte de rechange chacun, ça suffit largement) batifolent et nous leur offrons de jolis trotting et quelques petits galops qui les épatent : comment semblent-ils penser, ces fous de z’humains nous font galoper en rando’, mais où va le monde on se demande tssss !
Aline & Astor font une paire extra, cependant en essayant Bibi le lendemain, son coup de cœur ira à notre Hobbit pie ! Mais aujourd’hui, le Hobbit est monté par son Toto et ils s’éclatent ces deux-là, profitant à fond de cette sortie plus « sportive » que d’ordinaire.
Le jour décline, et nous approchons finalement de notre but, ce qui est rassurant somme toute !
Il est 16 heures passées, le soleil va bientôt se coucher, en effet nous sommes à l’Est ici, ne l’oublions pas ! Mais pas d’inquiétude le Ranch est là, tout proche… Plus qu’à remonter cette petite route bordée de cerisiers, pour l’heure tout transis, et nous serons arrivés.

Dimanche 30 Décembre 2012

Après une soirée mémorable à l’auberge du gite qui ressemble à un saloon du fin fond des Rocheuses avec ses tables en bois patiné, ses bancs recouverts de peaux de moutons, ses tonneaux en guise de tabourets faisant face au bar, son immense cheminée réconfortante et son personnel ressemblant étrangement aux membres du groupe ZZ Top Ambiance et exotisme garantis !
Aline a ainsi pu goûter aux délicieuses bramboràky qui accompagnées d’une pivo sont quand même le must après une journée à cheval dans des chemins glacés !
La nuit a été tout aussi revigorante, et après un petit déjeuner tout aussi roboratif que le dîner (mais on n’en attend pas moins en Tchéquie) nous n’avons plus qu’à panser les Gros qui ont été tout autant chouchoutés que nous : nuit en box 3 étoiles, montagne de foin et de granulés (j’ai même dû insister afin qu’ils en donnent moins, ce qui a semblé désoler les palef’ « ZZ Top»)
Et nous voici partis tout sereinement et bien reposés, dans la brume fraiche du matin.
Aucun bruit ne vient troubler la quiétude du jour, hormis quelques blabla du côté blondes de l’équipe…
Les paysages sont figés dans l’air froid, c’est beau l’hiver… Finalement..
Parfois il nous semble traverser les steppes de pays bien plus lointains, avec ces herbes pétrifiées par le gel.
Et comme la veille nous nous laissons aller à quelques trottings et galops bien sympas, que les Gros semblent apprécier tout autant que nous.
Dans l’après-midi le soleil pointe quelques timides rayons qui ne sont pas de trop pour nous réchauffer
Toto et Aline ont échangé leurs montures, Aline n’ayant jamais eu l’honneur et l’avantage de faire de l’IC ! C’est à présent chose faite, et c’est un vrai coup de foudre qu’elle a eu pour notre poilu des pieds : L’Irish Cob « c’est cro génial » !
Encore quelques kilomètres et nous voici rentrés, déjà… Gros Lulu ayant bien reconnu le chemin : là-bas derrière les collines se trouve la maison.
Et voilà notre week end/vacances est fini mais aucun souci à se faire : on y retournera.

Samedi 30 Juillet 2011

Ultime et dernier jour de rando’, ce soir nous serons chez nous. Ça fait bizarre…
Mais bon pour l’heure nous n’avons pas le loisir de nous poser 1000 questions métaphysiques, la pluie tombe sans discontinuer (la tente est encore à nouveau prise d’assaut par des limaces hydrophobes) nous plions tout hop hop avec efficacité et rapidité et tout emberlificoté dans nos « sublimes » tenue de pluie, nous partons vaille que vaille. Pour faire court on donne dans le style Hobbit en partance pour le Mordor … D’un commun accord, nous décidons de faire l’étape d’une seule traite, parce qu’il pleut VRAIMENT A ce rythme on va finir soluble…
Entamant une véritable retraite de Russie, nous avançons à marche forcée.
Dernier pont à franchir et dernière montagne à passer, là-bas derrière c’est chez nous…
Les chemins sont transformés en bourbiers, les arbres sont tombés en travers, c’est un peu l’horreur mais le regard fixé sur notre chez nous (j’imagine déjà mon canapé !) nous avançons gadouillant et glissant tout à la fois.
Et voilà en face c’est Solopisky, le hameau tout à côté de notre maison.
Nous sommes de retour ! Youpi !

Vendredi 29 Juillet 2011

La nuit a été tranquos, nulle Arachné ne s’est aventurée dans la tente, le matin par contre est mouvementé, nous sautons tous hors de nos duvets car Blueberry, la jument de Patrice a couché la clôture en se roulant, c’tte tarte
Brève poursuite des mustangs assoiffés de liberté : 10 mètres jusqu’aux champs de luzerne à côté
Bon bin comme ça on est levé, ça c’est fait
P’tit déj’, empaquetage du matos et nous voilà sur les routes. Le temps est un peu couvert mais il ne pleut pas, que demander de plus hein ?
La journée sera bien agréable avec des chemins comme on les aime et très peu de route. Chouette.
A midi nous trouvons une hospoda qui ne demande qu’à nous servir un repas pantagruélique… Comment refuser ?
Les Gros siesteront sous protection divine en attendant.
Comme en Roumanie ou en Slovénie nous croisons ces remorques-ruchers posées au milieu des champs et des bois. La route l’après-midi est aussi sympa que celle du matin, bien roulante. Nous trouvons à poser nos pénates ambulantes dans les arrières cours d’un hôtel.
Il y a de l’herbe, de l’eau et ô luxe inouïe… des wc ! Comme chaque soir Bily participe activement à l’installation du campement… En s’écroulant endormi sur les tapis des chevaux ! Finalement la pluie ne commencera à tomber que lorsque tout sera parfaitement installé et en ordre. C’est ça l’organisation !

Jeudi 28 Juillet 2011

C’est une brume compacte qui nous accueille au réveil, qui, on l’espère est annonciatrice de beau temps. Les chevaux qui abusent un peu des pissenlits ont une légère « cagougniasse » d’un élégant vert fluo. Toutefois cela n’affectant l’entrain et le moral de personne, nous voici partis.
Nous partons par quelques jolis chemins qui vont bientôt se transformer en beaucoup d’asphalte,
et oui hélas…
Nous allons à Orlik… Là où Pégous va se rendre coupable d’un crime des plus vils, il va popoter devant la poste Une bonne grosse merdouille d’un vert mais d’un vert !…
En fait ça ne fait pas rire, on s’est fait pourrir par la populace ! Que dis-je quasi lyncher avec goudron et plumes ! Enfin en louvoyant entre les orages (humains et climatiques) nous parvenons à Jelence où nous bivouaquerons.
Un monsieur nous proposera un terrain à la sortie du village ainsi que… De nous doucher chez lui !!! Ils nous proposeront même une collation digne d’une collation Roumaine, un truc de dingue avec thé, gâteaux au pavot, tartines d’omelette, vin croate, fromage de béééé (c’est tout ce que j’ai compris désolé !) jambon…etc.
Nous qui venions juste d’essuyer un refus des maisons voisines pour un peu d’eau potable (remplir deux gourdes), purée que ça fait du bien. Ce bivouac n’est pas le meilleur qu’on ait eu, mais bien le plus chaleureux.
La tente est hâtivement montée sur un vague chemin, loin des hautes herbes couvertes d’araignées épeire affreusement grosses, terrifiantes et tout ça
Les Gros eux s’en balancent de ces détails et doivent d’ailleurs en avoir boulotté quelques une en se bourrant d’herbe !

Mercredi 27 Juillet 2011

Levés comme tous les matins aux alentours de 6h, nous entamons notre routine matinale, abreuver les Gros, démonter la tente, le paddock et tout ranger au petit poil près. Nous voici parti pour une nouvelle journée qui s’annonce belle et chaude.
Aujourd’hui nous suivrons le tracé vert.
Après quelques centaines de mètres le chemin attaque direct par un escalier grossièrement taillé, suivi par un raidillon en forme de mur. Et bé dès le matin pouarf ça réveille. Ouf nous voici en haut Les Gros eux, n’ont eu aucun souci seuls les humains ont patiné et craché leurs poumons !
Enfin on retrouve des chemins en accord avec des gens nourris aux palacinka. Hormis quelques passages de ruisseaux -fossés, la journée sera tranquillou.
Les kilomètres s’enchainent paisiblement même pas troublés par le passage d’un énième pont. Celui-ci étant doté d’un large et confortable trottoir. Nous retrouvons des forêts sympatoches, quoique toujours peuplées par des créatures volantes perpétuellement affamées… Brrr
Mais malgré tout il fait toujours BEAU !
Le bivouac se fera au milieu des bois et des chatas. Trop bien !
Pour cette rando’ nous testons un réchaud à bois (Fire Profi 128) et franchement c’est bluffant Nous voici conquis, je pense que nous n’utiliserons plus que ça à l’avenir. Bye bye gaz et recharges lourdes et volumineuses. Les Gros ont une fois encore, un grand paddock bourré d’herbe haute et grasse (pour faire bonne mesure !) et nous allons tous pouvoir nous reposer sereinement…

Mardi 26 Juillet 2011

Après avoir royalement dormi… Enfin on dort comme des souches toutes les nuits et c’est l’inverse qui serait à noter, on prend luxe extrême, le temps de boire un p’tit café accompagné de biscuits, on ramasse toutes nos affaires sous l’œil rond et fasciné d’une « baba » (mamie !) et de ses chiens aussi rondelets et hors d’âge qu’elle !
Et nous voici en route.
Bientôt nous pénétrons au cœur d’une immense forêt genre parc national, superbe bien que les loooongs chemins rectilignes et souvent… bitumés soient lassants De surcroit des hordes de taons sanguinaires se jettent sur nous, piquant indistinctement chevaux et humains. Au bout d’un moment ça devient agaçant, voire pénible. Si si je vous assure !
Toutefois le temps est au beau, frais juste idéal pour marcher. On croise quelques randonneurs à vélo, leurs montures toutes chargées de divers paquetages, la route en vélo doit être sympa je l’admets.
Nous sommes comme pas mal de fois tout au long de notre périple, sur le E 10 l’un des Sentiers Européens de grande randonnée, celui-ci commençant en Finlande. A midi petite halte au cœur de la forêt, pour un pique-nique vite expédié : prenant la relève des taons ce sont les guêpes qui viennent s’amuser avec nous. L’après-midi, ouf le tracé sera moins lassant, on finit par sortir de la forêt. Ça fait du bien de revoir des champs et des maisons !
On trouve à installer notre bivouac juste après un camping public, tout à côté d’une rivière… Et d’une auberge. Il fait si beau que les garçons… Se baignent !
Après une p’tite virée à l’auberge nous pouvons nous coucher. Le chien lui, a bien fait de venir… Il sert admirablement bien de coussin !

Lundi 25 Juillet 2011

Nous voici repartis avec un temps maussadement froid, mais pas de pluie. C’est déjà ça. Ouf. Aujourd’hui nous ferons pas mal de route afin de contourner cette centrale nucléaire. Pas l’choix. Heureusement les bas-côtés sont larges, et les tchèques peuvent bien nous dépasser à fond on s’en fiche et toc.
Ensuite de quoi nous irons nous remettre en mangeant dans une hospoda (auberge)… la vie est terrrrible en rando’ et les souffrances multiples, chacun peut un juger n’est-ce pas ! Tandis que les Gros siestent à l’ombre et que pour eux aussi les épreuves sont incommensurables.
Le soir nous trouverons un bivouac impec’ chez un jeune genre mecano/bucheron. De l’eau, de l’herbe et une jolie vue… Avec une auberge pleine de palacinka juste de l’autre côté de la rue
Après avoir pris au moins 3 kilos dans la journée, nous pouvons nous coucher…

sed massa elementum efficitur. at eget in luctus diam Aenean Praesent