Avril 2010 week end à Postojna

Avril 2010

Profitant de ce long week-end d’avril, nous avons trouvé un gîte tout sympa qui nous a accepté nous et les velus, car cette fois au vu du temps hum… De saison, et les températures idem, nous ne sommes tous guère partant pour bivouaquer.
Donc nous partons dans l’idée de remettre les velus un peu au boulot après ce long hiver peu sportif, sans que ce soit trop hardos, ni pour eux… Ni pour nous ! Et puis Bibi n’a encore jamais fait de rando, il faut qu’il découvre un peu tout ça notre Irish.
Bref samedi matin nous embarquons tout le matos dans la jeep et tassons les chevaux dans le van (comment rentrer 4 chevaux dans un 3 places… mais étant d’origine Camarguaise j’ai de manière innée le don de compactage des équidés) et nous voici partis pour Postojna, plus précisément dans un petit village tout à côté, Mali Otok, où se trouve le gîte.
C’est en fait une ferme en activité (vaches laitières tellement mignonnes qu’on en aurait bien embarquées une ou deux) tenue par une même famille et plusieurs générations (papi et mamie et les enfants et petits-enfants qui courent partout … Test gratuit de calme pour chevaux)
C’est à environ 80 km de Sticna, une petite heure de route (donc trééés loin à l’échelle Slovène ) Postojna est célèbre pour ses grottes (funny à visiter d’ailleurs )
Dés arrivés nous préparons les velus et nous voici partis pour une journée qui s’annonce plus belle qu’espérée, pour le château de Predjama.
Entre la neige de l’hiver et les pluies de ces derniers jours, nous marchons sur des chemins bien détrempés et tout d’un coup nous tombons sur des marais Vu la tête contrariée des chevaux, les alligators ne doivent pas être loin, hélas Garmin nous disant avec insistance que la route est par là oui oui, il nous faut bien y aller… Nous pataugeons dans des herbasses longues et flottantes seul Bibi aidé par ses raquettes naturelles ne s’enfonce pas et semble tout soudain marcher sur l’eau . Pour un week-end de Pâques pourquoi pas !
Les marais bien évidemment sont alimentés par des gentils ruisseaux qui comme par un malheureux hasard sont les nids des alligators sus cités Prudemment nos vaillantes montures jugent plus subtile de ne pas provoquer ces terribles prédateurs. Excellente réaction, mais c’est sans compter sur Garmin qui continue à hurler (si si un GPS peut hurler) que la route est là droit devant. Alors quand il faut y aller bin… Faut y aller… Prenant les fougueux mais néanmoins prudents velus en main (merci les rênes cordes avec mousquetons qui hop se transforme en longe) nous traversons en essayant autant que faire se peut de ni se faire avaler par les alligators ni se mouiller les pieds voir tout entier ! Une fois convaincus que notre simple charisme naturel a fait fuir les infâmes sacs à main à pattes et à dents, les valeureux velus ne se font pas prier pour sauter, hop hop tous les innombrables ruisseaux que nous croisons. Chacun avec un style bien à lui, mais peu importe, tous sans hésitation sautent et ressautent avec entrain.
Ouf ça c’est fait. On en est quitte pour un peu de boue et une boots immergée pour moi.
En tout cas bien fiers de nos compagnons nous poursuivons notre route.
Nous escaladons quelques montagnes et Bibi comme prévu s’avère formidable, allant et tranquille comme à son habitude .

Et puis au loin, au détour d’une vallée… L’incroyable château de Predjama nous surprend presque du haut de sa falaise.
La fine équipe est ravie. Il est prévu de manger dans la gostilna (auberge) à côté. Nous trouvons une barre d’attache pour installer les velus et tandis que certains vont faire une bonne sieste les autres vont se restaurer miam
Première expérience pour Bibi que cette sieste/attente sous les flashes quasi incessant des touristes fascinés par notre cavalerie (qui le valent bien c’est certain) il calque son attitude sur celle de ses coéquipiers et… Dort ! Braves pépères ces velus-là.
Puis nous voici repartis, tous bien en forme pour un retour plus paisible que le matin, mais toujours avec du dénivelé, sans quoi nous ne serions plus en Slovénie n’est-ce pas ! Etant en pleine région karstique, les chemins ressemblent étonnamment à ceux de ma Provence natale, ou disons que question cailloux ils soutiennent la comparaison.
Mais peu importe, les velus se jouent de tout ça, et continuent à gambader tranquillou.
Et puis l’avantage du dénivelé ce sont les paysages…Nous escaladons quelques montagnes d’un pas bien gaillard. Les paysages comme de bien entendu sont superbes malgré cette fin d’hiver qui n’a pas encore mis de feuilles aux arbres.
Les chevaux sont pleins d’entrain, il ne fait pas froid, tout va bien. Nous traversons une forêt toute couverte d’un tapis de feuilles mortes, dans une ambiance étrangement automnale si ce n’était les primevères qui pointent leurs corolles jaune pâle.
Et nous voici rentrant au gîte après une bonne trentaine de kms, sans avoir eu une goutte de pluie, cette chance !
Les chevaux sont en pleine forme et dormiront tous… Dans le garage du tracteur familial Pour nous après un repas succulent confectionné par la mamie (ahhhh le goulash ) nous nous endormons du sommeil du randonneur satisfait .
Le lendemain nous partons sur une sortie plus courte que la veille, où disons plutôt que nous écourtons dès le départ afin de l’effectuer en une seule étape, car le temps s’annonce menaçant, de la neige est même prévue
Sudistes facilement terrorisés que nous sommes, nous préférons assurer une sortie non humide car il fait nettement plus frais qu’hier. Enfin voilà deux jours formidables, qui nous ont permis de reprendre paisiblement le rythme et de faire découvrir pleins de choses nouvelles et inattendues, non seulement à Bibi pour qui c’était une grande première, mais aussi à nos autres jeunes randonneurs poilus (ah dormir dans un garage baigné par l’odeur des vaches)

Week end du 1er Août 2009

Nous avons décidé de faire une p’tite sortie, juste avec Vincent puisque notre Toto est encore en vacances au Canada avec Pépé et Mémé.
Andhy se porte volontaire afin de remplacer mon Pégous qui s’est légèrement coupé au niveau des glomes. Ce n’est pas grave mais j’hésite à l’emmener faire 50 bornes peuchère… Andhy tout content de cette défection va profiter largement de sa sortie.

Samedi 1ier Août

Levé 5h30 ultimes préparatifs. Le temps est resplendissant. Chouette !
Embarquement des veaux en 5’ top chrono, yesss !
Andhy 21 ans et toutes ses dents s’exaspère déjà et voudrai être arrivé.
Et nous voilà parti. Nous roulons vers Velenje à environ une heure de retour de chez nous. Nous parvenons là-bas aux vers 9h et nous trouvons tout à côté d’un premier lac, un camping ombragé où nous pouvons parquer le van et la voiture.
Nous préparons les chevaux et à 10h enfin nous voici parti. Nous marchons quelques minutes afin que le matos se mette en place, sur un chemin qui suit les bords du lac, parcouru par des joggeurs et des cyclistes de tous âges.
La vue est superbe. Nous ressanglons et hop à cheval. Andhy prend la tête de son pas de marcheur Olympique… Un deux un deux…
Le soleil tape déjà fort mais rien n’entame l’entrain de « mon vieux » !
Nous faisons le tour du lac d’un pas toujours aussi gaillard. Il y a en réalité deux lacs, l’un à droite et l’autre sur notre gauche.
Nous abordons la traversée d’une petite bourgade où nous avisons un petit Mercator (superette) afin de nous ravitailler. Vincent attend à l’ombre avec les velus pendant qu’avec Patrice nous faisons le shopping. C’tte organisation !
Bien sûr Andhy s’impatiente déjà… Et entreprend de se transformer en castor afin de s’occuper en croquant l’arbre auquel il est attaché. Tandis que les deux autres somnolent tranquilles… EUX !
Nous pouvons poursuivre notre route, les sacoches gonflées par notre futur pic nique.
Nous suivons une longue vallée encaissée où glougloute une rivière dans laquelle canards col vert et oies sauvages se livrent aux joies du rafting !
La faim se faisant sentir nous trouvons « une aire de repos » tout près de la rivière avec herbe verte et ombre bienfaisante.
Nous attachons les velus aux arbres, les débarrassons des bagages afin qu’ils soufflent un brin et leur proposons un petit tour à la rivière afin de boire. Bien évidemment Totor notre phoque équin tente de profiter de l’aubaine afin de se payer à lui et à la selle, une baignade gratuite, mais c’est sans compter sur la vigilance de Vincent.
Puis attaché aux arbres ils entament une bonne sieste pendant que les humains attaquent eux leurs sandwiches à belles dents. Parce que la rando’… Finalement ça creuse !
Une p’tite sieste plus tard et nous pouvons repartir. Nous longeons encore un petit moment la rivière qui sillonne cette vallée puis nous obliquons afin de grimper dans la montagne.
Garmin pile au moment décisif perd ses satellites et nous par la même occasion. Suuuper… Heureusement il nous reste la parole et nous demandons notre chemin à un brave papy sorti tout ahuri de sa maison. Il nous remet en quelques mots sur la bonne voie… Que nous n’aurions jamais trouvé sans son aide c’est bien certain.
Ca grimpe de plus en plus dur mais les chevaux passés en « mode 4X4 » ne ralentissent même pas.
Les paysages, montagnes et forêts mêlées entre coupées par des hameaux, sont come toujours somptueux. On en prend pleins les yeux.
Garmin revenu à lui nous indique la route à suivre… Sauf que celle-ci n’existe plus ! Andhy tente bien de forcer le passage mais une clôture en barre l’accès. Nous décidons alors de nous arrêter pour aujourd’hui et demandons un bout de terrain à une fermette toute proche. Les gens adorables, nous offrirons gâteaux café et foin…
Le gars comme on ne peut l’ignorer est un bucheron…
Nous montons le bivouac et nous nous endormons avec la vue sur les velus…

Dimanche 2 Août

Alors qu’il fait encore nuit noir je suis tirée du sommeil par des bruits de… Mastications tout proche… Courageusement je réveille Patrice afin qu’il aille voir… C’est juste Astor qui se prenant pour cheval de jumping s’amuse à sauter la clôture et grignote l’herbe à côté de la tente. Trop bien !
On le remet avec ses potes mais il ressaute aussitôt. Chouette cela nous permet de nous préparer de bonne heure ! Aujourd’hui on attend des températures de plus de 35° cet incident nous permet donc de nous activer de bonne heure.
Ai-je précisé que Filoose était, elle aussi de l’aventure ? Et pour une fois ne s’est pas égarée ! Elle a juste failli dévorer notre ami bucheron !
A 6h les gens nous appel pour boire le café et déguster quelques brioches puis nous achevons de tout boucler, et à 7h nous voilà parti.
Le temps est radieux et déjà chaud mais rien n’entame la bonne humeur des velus ni l’énergie d’Andhy.
Nous traversons des petits villages encore endormis, un vaste plateau couvert de champs de maïs qu’Astor aurait plus que volontiers goûté. Puis nous grimpons à l’assaut d’une montagne, ce qui est le lot habituel ici.
Ça monte, ça monte… Mais qu’est-ce que c’est joli. Nous faisons la descente à pied, les velus l’ont bien mérité…
Il fait de plus en plus chaud aussi nous décidons de faire toute l’étape ce matin.
Finalement nous arrivons en vue du camping où le van et la voiture ont semble-t-il passé une bonne nuit. Il fait plus de 30°.
Et voilà retour à la maison après avoir bouclé sans difficulté notre sortie de plus de 50 km.

Jour 7 Mardi 23 Juin 2009

Ce matin pas de pluie, le temps est couvert et froid (à tel point que nous enfilons tous nos tee shirt et chemises les uns sur les autres) mais pas encore de pluie.
Petit dej’ puis pansage des velus qui sont en pleine forme, habitués au rythme à présent.
Et nous voici parti suivant toujours nos marquage des chemins Européen, pas toujours optimum avouons-le. Aujourd’hui après quelques centaines de mètres dans la forêt, le marquage nous abandonne ainsi que le chemin. Trop bien. En nous fiant à Garmin, nous parvenons à nous sortir de ce mauvais pas en descendant le cours asséché d’une rivière. Heureusement que les chevaux sont un zest attentifs et tranquille…
Mais nous retrouvons finalement le Saint Asphalte et nos chemins en tuf.
Comme le temps n’est pas au mieux, il pleut de temps à autre, nous décidons de terminer l’étape le plus vite possible. Des champs entiers de camomille bordent les chemins, ce serait encore plus joli par… Euh… 25°
Les paysages ont bien changés et sont à présent définitivement des paysages du Sud
Comme on en venait presque à douter un panneau nous rappelle que si si, nous sommes bien au pays des ours et que la prudence est de rigueur
Le tracé Européen est bien gentil, quoiqu’aujourd’hui après l’épisode de perdition en forêt il nous trimballe pendant des plombes sur les routes, mais le moral est toujours au beau fixe, à l’inverse de la météo…
Puis ouf on respire un peu en traversant de jolies pinèdes dont les sous-bois sont couverts de myriades de fleurs jaunes.
En début d’après-midi sous une pluie qui ne cesse de se renforcer nous parvenons au haras de Lipica.
On nous prépare 4 boxes pour que nos chevaux puissent se sécher et nous même allons à l’hôtel 3 étoiles… Une fois n’est pas coutume !
Et Kid qui semble se demander s’il ne préfère pas finalement un paddock dehors sous la pluie !
Quelques lipizzans qui font un peu la tronche sous la pluie
Voilà l’aventure se termine, chevaux et humains sont en pleine forme et… Prêt à repartir !
Le lendemain après une visite vip avec le directeur du Haras, nous embarquons les chevaux dans le van, direction la maison.
Et Filoose me direz-vous… A-t-elle été mangé digérée par un ours ? Surement pas ! Quel ours pourrait venir à bout d’une aussi coriace Roumaine !
Lors de la visite de Lipica, quelqu’un téléphone au Haras afin de signaler que Filoose est retrouvée et nous attend chez eux. Elle s’est fait plus de 50 km en arrière à travers les bois et les montagnes, rebroussant chemin et remontant les divers étapes que nous avons faites. Pour l’heure elle nous attend là nous étions le deuxième jour !
Trop forte cette fifille.

Et voilà tout est bien qui finit bien…

Jour 6 Lundi 22 Juin 2009

Après une nuit confortable mais frisquette, nous commençons comme chaque jour, à remballer notre matériel, non sans avoir pris le temps pour un café chaud et mangé un croissant. Faut ce qu’il faut hein !
Levé 6h, départ 8h30 sans se bousculer. Les chevaux ont refait le plein à la rivière, et c’est certain que les gués ne seront plus un soucis pour ces velus-là !
Patrice a pris le temps de refaire les pieds de nos pieds nus et c’est reparti pour une étape d’une vingtaine de kilomètres. Pendant un long moment nous suivront le fond de vallée où coule la rivière qui hier nous a servi tour à tour d’abreuvoir et d’évier ! Mémère papote au téléphone… Même ici au fin fond de nul part
Les chevaux sont allants, il fait froid et le temps est couvert, menaçant.
Comme marcher sur du quasi plat ce n’est pas franchement normale, nous attaquons une montée… Une belle montée pfuff
Enfin on est en haut, ouf
P’tite halte casse-croute afin de de se remettre… Des fois qu’on ait perdu 1 gramme … Nous décidons donc de faire l’étape d’une traite, tant qu’il ne pleut pas ou très peu. Malgré le temps, les paysages sont toujours somptueux
Nous croisons la route de maintes araignées apposées sur les façades, elles sont censées porter chance.
La pluie arrive…
Nous traversons de nombreux petits villages, tout tirés à quatre épingles où les terrain de pétanque sont une institution : chaque maison a le sien !
Et on marche encore! A se demander pourquoi on a emmené les chevaux
On croise quelques jolies remorques de ruches, typiquement Slovènes
Et la pluie est là !
L’avantage pour Kid avec la cape, c’est qu’il est quasi entièrement protégé !
Nous arrivons ainsi accompagné de quelques gouttes de pluie, vers 14h à Artvize, un tout petit village composé de quelques maisons. A la 1ier nous demandons comme d’habitude s’il est possible d’avoir un petit bout de prés pour nos chevaux et dresser notre tente, et après nous avoir offert jus de fruit et gâteaux, ils nous proposent une immense prairie entièrement clôturé ainsi que leur grenier afin d’y ranger nos selles.
Nous pouvons monter notre tente sur un replat, juste en face de la pâture.
Que souhaiter de plus ?
Les chevaux sont lâchés dans l’herbe haute et de notre côté nous nous préparons enfin à manger. Le temps est gris, il pleuviote, mais peu importe nous sommes confortablement à l’abri dans notre tente.
Les chevaux mangent et se reposent, finalement… Tout est simple en voyage !.

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