Organisation d’une journée

Les questions que l’on nous pose les plus souvent sont : vous n’avez pas trop mal aux fesses (celle-ci étant la numéro Uno !) et comment vous vous organisez ?

Et bien l’une répond à l’autre puisque non nous ne souffrons pas du postérieur puisque nous nous organisons !

Appliquant en cela les conseils d’Emile Brager au pied de la lettre, nous rythmons notre journée ainsi :

– Levé tôt afin de parvenir tôt à l’étape du soir et pouvoir trouver un bivouac gastronomique pour nos Gros.

– Départ aussi rapide que possible (grosso modo 1H30 à 2H pour nous préparer et tout plier)

– Nous marchons 10 minutes, 1/4 d’heure afin de mettre tout en place.

– Nous montons 1 heure puis nous marchons à nouveau 5 ou 10 minutes, rythmant la journée ainsi. : A cheval 1 heure, marche 10 minutes…etc.
Sauf en cas de descente qui sont systématiquement faite à pied afin d’épargner les dos.

– Une pause courte (env 1 heure) à la mi-journée, qui nous permet de reposer les Gros qui sont toujours déchargés mais non dessellés. Ils en profitent pour dormir et nous pour manger un brin.

– Nous repartons suivant le même rythme que le matin, et nous finissons l’étape aux alentours de 16 heures ce qui nous permet d’avoir du temps afin de trouver un endroit idéal pour nos Gros (idéale signifie avec BEAUCOUP d’herbe !)

– Comme nous sommes 4 c’est facile, notre groupe se scinde en 2 équipes : l’une qui monte la clôture électrique afin de faire un vaste paddock pour les poilus, l’autre qui décharge les Gros, leur fait un pansage voir une douche si le temps et l’eau à disposition le permet. Ceux qui ont terminés en premier commencent à monter la tente. Rapide et efficace.

– Les Gros sont lâchés puis tandis qu’ils commencent à brouter et se rouler nous finissons d’installer le bivouac. Ensuite abreuvement des velus et distribution du grain-qui-fait-plaisir (le grain de l’amitié comme dit Emile)

Et voilà !

Nous marchons TOUJOURS au pas qui est l’allure de la rando’ si on souhaite revenir avec des chevaux en bon état. Seul les traversées de routes sont faites au trot , pour le reste on va lentement : « chi va piano, va sano e va lontano  » ( « qui va doucement, va sainement et va loin »)
Nous faisons en général des étapes entre 20 et 30 km, la bonne moyenne étant de 25 km. Jamais plus de 30 afin de ne pas fatiguer les équipiers humains ou équins et toujours garder de l’énergie sous le pied, ce qui permet d’enchainer les journées sans fatiguer. Voir les conseils donnés par Emile P 277 Techniques du voyage à cheval.
Nos chevaux fonctionnent entre 6 et 7 km/heure.

Nos chevaux sont le moins chargés possible (entre 10 et 15 kg bagagerie comprise) appliquant en cela la philosophie des Marcheurs Ultra Legers : moins on porte mieux on se porte !
Ainsi Bibi notre cheval de bât porte au maximum 57/58 kg bât & harnais compris. Cela nous a permis d’effectuer l’été dernier 900 km et revenir sans avoir eu aucun bobo, ni gonfle ni rien d’aucune sorte, nos Gros ont gambadé !

Quelles formations avons-nous?

La randonnée à cheval ce n’est pas flanquer une selle sur le dos d’un bourrin inapte à d’autres disciplines, le tout avec un cavalier qui se borne à s’écrouler dessus comme il le ferait sur un canapé devant sa télévision… Et bien non ce n’est pas ça du tout ! Etonnant n’est-ce pas…
Comme toute discipline sportive, la randonnée et à plus forte raison le voyage à cheval, a ses règles et ses exigences propres.
Mieux vaut donc avoir une formation de base, qui si elle n’est pas vraiment suffisante, est néanmoins un minimum absolu.

Pour ma part j’ai un G7 (dressage, CSO, Complet) + un G7 d’attelage. Ayant la chance infinie d’avoir eu mon premier cheval pour mes 15 ans et de plus hébergé à la maison, j’ai dû rapidement apprendre à m’en occuper entièrement ce qui m’a donné au fil du temps une bonne compétence de « femme de cheval ».

Avec Patrice nous sommes tous les deux titulaires du brevet de secourisme, ce qui nous permet au moins de connaitre les gestes d’urgence et de savoir conserver un certain sang-froid… A défaut d’autre chose !

Afin de nous ouvrir d’autres possibilités de randonnées nous avons voulu apprendre à bâter. Nous avons donc eu la chance énorme de pouvoir faire un stage chez Emile Brager, ce qui nous a permis non pas de maitriser l’art du bâtage mais de commencer à mettre un pas dedans, sans faire trop n’importe quoi, car là non plus rien ne s’improvise.

En sus Patrice a appris petit à petit à parer un pied. Il s’est mis avec de plus en plus de succès à la bourrellerie, car le matériel ça se casse il faut alors savoir le réparer et parfois voir souvent, il est impossible de trouver ce dont on a besoin il faut savoir carrément le fabriquer. Eh oui la randonnée ce n’est pas si simple !

Il est toutefois bon de noter que les Haras Nationaux français organisent des stages de formations notamment sur la maréchalerie et la bourrellerie. Nous n’avons pas eu l’opportunité de participer à l’un d’entre eux, du fait de notre éloignement géographique, et c’est bien dommage.

Debroussaillage

En tant que cavaliers d’extérieur nous sommes toujours ravis d’utiliser de superbes chemins bien entretenus, il nous semble donc important de nous aussi mettre à la main à la pâte et contribuer à l’entretient de ces chemins que nous aimons tant.

Aussi aujourd’hui avec Vincent avons-nous décider d’aller débroussailler un sentier sur notre commune de Trebotov et permettre à d’autres, marcheurs, VTTistes ou randonneurs de le parcourir avec plaisir.

 

Avant

Après