Hommage à Tulipan

Fleur de nos cœurs, tu vins te planter aux
tréfonds de nos âmes.

Aujourd’hui, tu pars, tu pars explorer les terres inconnues.

Vas, fleur de nos cœurs, vas sans regret, vas
sans peine, vas dans la sérénité.

Là où tu t’es enraciné, tes pétales sont tombés.

Mais à jamais la place que tu as prise sera
tienne.

Car tu es la fleur de nos cœurs, la fleur des champs, des prés et de la
liberté.

Alors vas, vas avec légèreté, élève-toi
vers cette magnifique pleine lune, qui trône là et qui brille pour toi.

Fleur de nos cœurs, jamais tu ne quitteras nos cœurs.

Car te voilà parti, aujourd’hui je me rends
compte de la place qu’une tulipe peut prendre dans nos cœurs.

Fleur de nos cœurs, tes pétales repousseront dans nos mémoires.

Texte de Thomas BEGUE Novembre 2015

Photos

Jujube

Le cheval Kabarde

Le kabardin ou kabarde est une race originaire du nord des montagnes du Caucase en Russie. Leur origine est le fruit de multiples croisements entre des chevaux mongols, persans, arabes et caucasiens ainsi que de chevaux autochtones des montagnes de Kabardie .

À partir du 16e siècle, ils ont fait l’objet d’une sélection visant à développer chez eux les capacités extraordinaires propres à en faire le parfait cheval de combat en montagne dont avaient besoin les guerriers caucasiens. La sélection naturelle d’une part, et le peuple cavalier qui en a fait son arme de guerre d’autre part, ont forgé la race du kabardin, qui possède une énorme rusticité et de grandes qualités. Le cheval kabardin a notamment permis au peuple Tcherkesse de résister pendant plus d’un siècle au grand Empire russe en semant les chevaux des cosaques dans les pentes et des torrents à priori infranchissables.

On leur reconnaît donc non seulement une endurance exceptionnelle mais aussi une grande frugalité, un naturel calme, un pied sûr et une capacité à endurer sans difficulté des variations brutales de température et de pression atmosphérique.

Durant l’époque soviétique, les chevaux Kabardes avaient deux principaux débouchés : l’armée et le tourisme équestre. Avec la chute de l’URSS, l’armée russe a mis fin à ses commandes et le tourisme a périclité. Faute de moyens et de marchés, les kolkhozes ont été abandonnés et les chevaux Kabardes vendus aux abattoirs.
Les stud books n’ont pas été suivi et faute de contrôle et d’organisation, la race Kabarde aurait disparue si un réseau de passionnés ne s’était pas développé en Europe pour faire connaitre ces chevaux et favoriser la relance de leur élevage.

 

Etalon Kabarde

Le papa de Jujube

On les trouve aujourd’hui dans les montagnes du Nord du Caucase où il est utilisé comme animal de bat et de selle, les juments donnent leur lait et seuls les mâles sont montés. Le kabardin est toujours élevé par le peuple Tcherkesse de manière très naturelle : des troupeaux de juments sont laissés en liberté avec un étalon en montagne, entre 2000 et 4000m d’altitude. Il y a presque toujours une jument grise par troupeau car les princes montaient toujours un cheval blanc. Encore de nos jours, pour pouvoir être reproducteur, un étalon doit avoir prouvé ses aptitudes sur une course en montagne de 500 km en 5 jours. La sélection naturelle (toujours en cours) a forgé des chevaux rustiques, avec la particularité de ne pas fuir aveuglement face à un danger mais de faire face et de réfléchir à la meilleure option (la fuite si le terrain le permet, l’attaque si la fuite est dangereuse).

Premiers jours de Jujube

Chevaux Voyageurs

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