Après une nuit des plus reposantes et une douche d’un confort oubliée, nous rangeons nos affaires qui sont toutes parvenues à sécher dans la nuit.
Les chevaux sont en aussi bonne forme que nous, bien reposé et prêt à repartir. Le temps n’est pas à la pluie mais à un vent très violent qui secoue arbres, bâches et… Bande rouge et blanche de délimitation et qui jalonne à présent la rue, car ce matin aura lieu une course cycliste !
L’auberge possède une impressionnante collection de tronçonneuses !
Les chevaux auront donc droit à une rapide et efficace désensibilisation aux bandes « Ferrari » qui font un bruit effrayant dans les bourrasques. Ça c’est fait. Après un vigoureux pansage et avoir rangé la clôture électrique, nous avons droit à un énorme petit déjeuné « type Roumain », avec jambon, pâté, fromage… Ce matin on pourra tenir sur la route sans mourir de faim !
On selle, on charge les bagages et c’est reparti.
On n’a pas fait 500m que nous sommes arrêtés par des gars tout énervés et qui supervisent la course cycliste, et qui refusent de nous laisser passer !
On négocie et ils condescendent à nous laisser le passage. Bon certes le chemin où ils nous flanquent n’est pas le bon … On redescend un peu afin d’espérer trouver celui qui nous faut, mais la course a commencé et nous préférons nous garer dans un petit coin, le temps que les cyclistes passent.
Nous en profitant pour les encourager tandis que les chevaux, imperturbable se font un p’tit extra d’herbe tendre.
On repart finalement et après quelques tâtonnements on parvient à trouver le chemin qu’il nous faut.
Il fait beau, les paysages sur ces montagnes sont grandioses, mais que notre Filoose nous manque. Où est-elle à présent ? Nous comptons un peu sans le dire, sur son intelligence et son sens aigue de la survie afin de parvenir à se tirer de ce mauvais pas… Mais si elle s’était perdue pour de bon au fond de ces bois obscurs ?
Les paysages changent, nous entrons vraiment dans le Karst.
Après avoir surfé à quelques mille mètre d’altitude, nous commençons à redescendre par une route en lacets qui conduit jusqu’à Illirska Bistrica. Dimanche oblige tout les commerce sont fermés, mais nous trouvons néanmoins de quoi nous ravitailler dans une station-service Pétrole.
Ils font là de délicieux hamburger que nous dévorons sur le parking tandis que les chevaux font une petite sieste.
Puis nous attaquons la traversé de la petite ville par la zone indus’, c’est d’un beau glups !
Enfin quelques kilomètres après nous trouvons une belle pâture qui appartient à une auberge, mais qu’ils nous proposent sans problème.
Nous y montons paddock pour les chevaux et tente pour nous. Le pied.
Pour l’eau une petite rivière coule au bout de la prairie et les chevaux pourront s’y désaltérer. Pégous s’éclate même à ne boire que dans les petites cascades !
Voilà les chevaux vont se gaver de trèfles et d’herbe, ce n’est pas encore aujourd’hui qu’ils vont maigrir

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