De Prague à Strasbourg : Entrée dans le Schwarzwald

De Prague à Strasbourg : Entrée dans le Schwarzwald

Nous voici levés à 6h après une nuit bien reposante et sans orage terrifiant cette fois. Le temps est magnifique et nous plions rapidement le camp, tout excités à l’idée de découvrir enfin, la Forêt Noire. Pour l’instant nous connaissons et apprécions ô combien la Forêt Noire en gâteau, mais qu’en sera-t-il de la région ?! Nous traversons une nationale peu fréquentée ce matin et ça y est nous entrons de pleins sabots dans une immense forêt, qui nous conduit par un chemin rectiligne de plus de 8 kms jusqu’aux premières montagnes. Nous sommes soufflés : mais que c’est beau Mama ! Sans doute les plus beaux paysages que nous ayons contemplés jusqu’à présent. Les montagnes sont couvertes de prairies, de forêts et de chalets, tout ça verdoyant sous un soleil radieux : top. On grimpe jusqu’à plus de 1000m et plus de taons, tout est tout simplement parfait. L’après-midi aura un tracé tout aussi somptueux et fatiguant à cause des dénivelés importants mais nous profiterons de l’ombre des sous-bois : organisation idéale ! Enfin vers 16h nous trouvons à nous héberger dans les pâtures d’un petit centre équestre/auberge/prom’prom’ à dos d’hafli’. Les Gros profiteront d’une prairie encore ô combien roborative avec une vue incroyable tandis que nous autres, pauvres voyageurs, nous serons contraints de nous traîner à l’auberge afin de goûter quelques spécialités locales. Pfufff trop rude la vie de voyageurs…
De Prague à Strasbourg : Et là on est où ? Bin dans le Bade-Wurtemberg pourquoi !

De Prague à Strasbourg : Et là on est où ? Bin dans le Bade-Wurtemberg pourquoi !

Levés à 6h nous décollons à 8 par une belle matinée pas trop chaude, bien qu’hélas des nuées de moucherons nous piquent, nous mordent et nous zonzonnent de partout. Heureusement j’avais prévu les bonnets (tellement esthétique n’est-il pas ?!) pour les chevaux et c’est avec tranquillité malgré les masses bourdonnantes, qu’ils entament leur journée. Ca grimpe tout de suite beaucoup, ce qui nous permet d’avoir une vue somptueuse. Le tracé est très sympatoche, nous faisant emprunter des chemins tout tranquilles qui nous promènent doucement le long, puis nous descendons vers la plaine et la petite ville de Döggingen. A midi, étouffés de chaleur nous trouvons miraculeusement une place pour toute la family, à la terrasse d’une gasthaus (auberge). Les Gros, eux, sommeillent paisiblement à l’ombre tandis qu’on engloutit 1 litre d’apfelschorle chacun ! Nous reprenons la route dans une superbe forêt, étrangement décorée : sur plusieurs kms le chemin est en effet « orné » par de bizarres œuvres « d’art »… Un psychopathe forestier traîne-t-il dans les parages ?! Enfin nous laissons là, ces délires et parvenons au petit village d’Unterbränd situé juste à côté du lac de Kirnbergsee. Il y a là une jolie église…… Et surtout … Un camping ! Aussitôt nous nous y rendons et demandons si… Et bin no soucy Nous voici installés comme des rois, si bien que nous décidons sur le champ de rester là pour un jour de repos. Les chevaux sont logés impec’ dans un très vaste paddock débordant d’herbe, amplement suffisant pour 1 journée et 2 nuits, même pour nos ventres à pattes… Cette nuit-là nous essuierons un orage « fin du monde » avec vent de tempête, pluie torrentielle, tonnerre et foudre à rester pétrifiés dans son duvet. Nous sortons vivants de cette nuit, les chevaux broutent comme si de rien n’était et nous considèrent d’un œil goguenard : té les humains ! Par contre les autres campeurs n’ont pas été aussi chanceux que nous qui n’avons pas un poil de mouillé, si je peux dire : partout les gens sortent duvets, matelas, vêtements et étendent tout ça un peu partout, le camping prenant un vague air de camp de réfugiés. Moralité : avoir du bon matos et bé ça aide dans la vie ! Le soleil est revenu, et le lac est paisible. Ce lac est un lac artificiel, il est néanmoins un lieu de protection des oiseaux et le lac le plus « chaud » d’Allemagne… parait-il ! Et qui dit chaud dit… Baignade ! Yesss nous l’aurons enfin eut notre plouf plouf dans un lac. Bref une journée de repos idéal où nous profitons des installations pratiques du camping pour nous laver/récurer de fond en comble, laver nos vêtements, nettoyer le matos… etc Tandis que les Gros roupillent peu au fait de toute cette humaine agitation. Elle n’est pas belle la vie ?

De Prague à Strasbourg : Le Bade-Wurtemberg encore et toujours !

Après nous être copieusement restaurés dans cette petite auberge installée là, afin de satisfaire l’appétit de tous ces randonneurs, nous repartons mollement, il fait chaud, faut-il dire… Comme il se doit on ne peut pas courir que par des chemins semés de fleurettes, nous longeons pendant quelques minutes une nationale où les chauffeurs routiers nous saluent avec enthousiasme. Et puis cela nous permet de confirmer notre route : c’est bon, Freiburg c’est par là tout droit. Puis nous quittons toute cette agitation pour un peu plus de calme, et dans un début de moutonnement de collines, nous trouverons un coin d’herbe où poser notre caravansérail. Nous nous sommes adressés à une sorte de ranch bizarrement décoré comme un ranch américain, nous ne serons pas surpris de voir qu’on ne pratique là que la monte western ! Le proprio’ (Canadien d’origine allemande ou allemand né au Canada je n’ai pas bien saisi) nous installera dans une prairie bien verdoyante, avant de revenir une fois le paddock monté afin qu’on fasse plus petit, ce que nous refusons avec le sourire en lui expliquant que plus c’est grand moins les chevaux abiment, ce qui est vrai. Il nous fera payer 20€ pour la location dont nous nous acquitterons en souriant toujours, mais avec toutefois un hoquet de surprise : ce sera la 1ière (et la dernière) fois qu’on nous réclamera de l’argent. Ahhh là là ces Canadiens, ils ne perdent pas l’Nord ! Puis notre campement dûment installé nous allons faire trempette dans le Danube
De Prague à Strasbourg : Le Bade-Wurtemberg suite

De Prague à Strasbourg : Le Bade-Wurtemberg suite

Après il faut bien l’avouer une nuit fort peu reposante dans ces lits trop confortables nous avons tous regretté notre tente qui au fil des jours est devenue notre petit « chez nous » et nos simple vet bed sur lesquels nous dormons, de luxueux matelas nous partons tous propres comme des sous neuf, pantalons, tapis de selle, nous sentons la lessive à 10 pas … Quel changement ! Le temps est beau, pas encore étouffant et le tracé est sympatoche entre petits villages, forêts et champs couverts de blé en pleine moisson. Ce soir notre hébergement a été organisé par Matthias, c’est donc tout facilement que nous arrivons comme des fleurs dans une pension pour chevaux. Nous serons tous confortablement logés dans un vaste paddock avec pommiers croulants de fruits dont les Gros vont se régaler. Après une nuit magnifiquement confortable, nous partons pour un joli tracé qui va nous amener vers le Danube qui n’est encore qu’une petite rivière. Nous voici abordant le tracé qui longera fluidement ce bb Danube que nous traverserons plusieurs fois, sur des ponts assez sympatoches, en particulier, comme ce pont couvert qui immédiatement nous emmène dans un rêve d’Ouest américain et pourquoi pas vers cette Route de Madison…
De Prague à Strasbourg : Le Bade-Wurtemberg épisode 2

De Prague à Strasbourg : Le Bade-Wurtemberg épisode 2

Où Blueberry apprend à faire l’idiote

Ce soir-là nous trouvons avec une rapidité déconcertante un superbe hébergement pour nos Gros. En effet nous passons devant une ferme, il n’est même pas 15 heures mais bah, nous avons bien marché, alors pourquoi ne pas tenter de demander ici, après tout ? Ma foi, avec une spontanéité dont semble découler une évidence, l’agricultrice tout en joie par notre équipage, nous montre l’immensité des terres alentour en s’exclamant : – Oh bin si c’est que ça, de l’herbe on a que ça ici ! Mettez-vous où vous voulez ! Voilà pas plus dur que ça ! Les Gros gambaderont dans une prairie de plusieurs hectares avec des voisines vaches toutes curieuses de ces nouveaux venus. L’une plus hardie que les autres ira même jusqu’à sauter la clôture afin d’aller les voir de plus près. Nous serons invités à manger chez la voisine, conduits en ville pour faire 3 courses bref l’aventure survivaliste ça ne sera pas pour cette fois-ci. Le lendemain nous nous levons un peu tôt, vers 5h30, en raison de la chaleur mieux vaut essayer de décoller pas trop tard. Nous en sommes à plier les affaires et faire chauffer le café, lorsque deux voitures d’attelage passent sur la petite route jouxtant la pâture de nos Gros, mettant ces derniers en joie. Ils foncent pour aller voir ces nouveaux copains, terrorisant un brin ceux-ci… Oups… Nous courons rattraper nos affreux, mais là, tout soudain, Blueberry qui a semble-t-il appris à péter une clôture lors de l’épisode de leur fuite en Bavière, se jette comme une tarée sur la clôture ! Par contre la différence c’est que cette clôture-ci n’a rien à voir avec notre p’tit ruban, c’est une solide clôture en robuste fil de fer, copieusement alimentée par l’électricité. La Pétasse à Tâches est brutalement stoppée net, dans son élan vers la bêtise absolue (bien fait) et vexée, part à triple blinde dans la pâture, les 4 autres Gros derrière. Mais bien sûr… Puisqu’ils veulent jouer au plus crétins, pourquoi pas ? Nous les relançons au galop sitôt que le rythme s’essouffle, puis proposons aux hongres de se laisser attraper, ce qu’ils font avec un vif soulagement. Ne reste que l’affreuse qu’on va faire courir encore un peu, toute seule pour la peine et qui en sera vexée comme tout. Bien fait. Finalement avec tout ça nous parvenons à partir vers 8h30, pas si mal compte tenu de l’incident éducatif. En fin de compte il ne fait pas trop chaud, et c’est bien agréable de marcher sans ruisseler sous un soleil écrasant. Les paysages sont joliment vallonnés et l’on peut voir une nette régression des champs de maïs, au profit de houblon et ces longues lianes étonnantes, d’arbres fruitiers croulants de fruits (pommes, poires, prunes) et même de plantations incroyables de… Sapins de Noël ! Lentement mais surement nous nous dirigeons vers les montagnes. Nous longeons le lac de Illmensee, que nous n’apercevrons hélas que de loin : ce n’est pas encore aujourd’hui que nous ferons plouf plouf dans un lac ! Zut ! Ce soir-là nous trouvons avec tout autant de facilité que la veille, un coin où poser notre tente et nos Gros velus. L’endroit est complétement idéal : de l’herbe bien haute et à l’ombre pour les poilus, et une pelouse soigneusement tondue pour nous. Eh, la classe hein ! Au milieu de toute cette douceur, seule Blueberry fait un brin la gueule, elle est « punie » après sa séance « j’suis une folle » du matin. En effet, mémère (c’est moi) ayant un humour tout à fait modéré n’a absolument pas apprécié ses gambadages matinaux… Pour la peine, et par sécurité on lui pose les entraves, ce qu’elle apprécie plus que moyennement. Elle parvient néanmoins à brouter en se déplaçant comme une handicapée ce qui nous fait bien rire. Au petit matin, Crétine à Tâches est toujours vivante (qui l’eut cru) fatiguée par sa nuit et… La leçon a semble-t-il parfaitement portée, elle se conduira à la perfection et sera mignonne comme tout jusqu’à la fin du voyage. Le départ par une aussi belle journée se fait comme un rien, et nous voici sur les routes avec un chouette tracé avec de bien jolis paysages. L’après-midi sera moins agréable que le matin, il fait très chaud, les taons gros comme des bombardiers B-52 nous harcèlent sans arrêt, c’est insupportable et Pégous se fait manger tout cru, peuchère ! Mais parce que le voyage est ainsi, c’est aussi ce soir-là que nous aurons notre plus mémorable soirée. Nous arrivons au flan devant une maison à côté de laquelle se trouve quelques paddock et demandons s’il serait possible, éventuellement d’avoir un coin pour nos velus pour la nuit, et là… Un homme jaillit et nous voici accueillis comme jamais ! Douche pour toute la troupe, lavage de nos affaires tapis de selle compris, les gros se retrouvent dans un paddock avec herbe, foin et grains quant à nous nous serons invités à manger, boire et dormir chez Matthias et sa famille, Matthias qui est maréchal ferrant nous fera passer une soirée incroyable à s’étouffer de rire et de bière
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